Thierry Poyet (auteur)

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Thierry Poyet
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Thierry Poyet
Naissance (53 ans)
à Saint-Etienne (France)
Activité principale
Ecrivain
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman, essai

Œuvres principales

Thierry Poyet, né à Saint-Étienne le , est un écrivain et un universitaire français.

Formation[modifier | modifier le code]

Issu d’un milieu modeste, Thierry Poyet grandit à Saint-Étienne où il effectue toutes ses études jusqu’à l’obtention de son doctorat à l’Université Jean-Monnet. Devenu agrégé de Lettres modernes, il entame sa carrière professionnelle dans l’enseignement secondaire avant d’occuper un poste de Maître de conférences à l’Université Clermont-Auvergne. Passionné par la recherche en littérature, il a soutenu une habilitation à diriger des recherches en 2014.

Recherches en littérature[modifier | modifier le code]

Spécialiste de la littérature française du XIXe siècle, notamment du réalisme, flaubertien averti, il consacre ses travaux récents aux auteurs mineurs de la seconde moitié du siècle et à une approche sociologique de la littérature, à travers les questions de sociabilité et de posture d’écrivains. Dans cette perspective, La gens Flaubert (2017) est repéré comme un « très copieux ouvrage, original et novateur[1] » et pour Patrice Vibert « « 25 ans après l’ouvrage de Pierre Bourdieu (Les Règles de l’art), celui de Thierry Poyet s’impose comme son complément indispensable[2]. »

Il a publié plus de soixante articles et une vingtaine d’ouvrages universitaires, dirigé plusieurs volumes collectifs et réédité notamment des romans de Maxime Du Camp et Ernest Feydeau. Il a participé à de très nombreux colloques en France et à l’étranger, et a publié une biographie de Flaubert saluée par la presse[3].

Soucieux de faire partager le savoir, il a multiplié les conférences littéraires « grand public », par exemple à l’Institut du Temps libre de Clermont-Ferrand, participé à des émissions radiophoniques avec Raphaël Enthoven et publié différentes chroniques dans Le Salon littéraire, magazine en ligne consacré aux livres et dirigé par Joseph Vebret.

Production romanesque[modifier | modifier le code]

En lien avec ses recherches universitaires, Thierry Poyet a publié dès 1998 des fictions biographiques dans lesquelles il tâchait de rendre vie à son romancier fétiche, Flaubert. Ainsi fit-il paraître en quelques années Mon amie George Sand, Flaubert-Hugo une amitié littéraire et Flaubert, une jeunesse d’ours.

Mais l’envie de passer à l’écriture fictionnelle le poursuit depuis la fin de l’adolescence. Et, malgré de nombreux manuscrits restés au fond de ses tiroirs, il franchit donc le pas à la rentrée littéraire 2019 en publiant chez Ramsay son premier roman : La petite Stéphanoise.

La presse en parle : c’est « un premier roman remarqué […] un roman familial et un beau portrait féminin, porté par le sceau de la résilience[4] » pour La Tribune-Le Progrès[5], « une peinture sociale » ancrée dans l’histoire contemporaine et « une belle entrée en librairie[6] » pour La Montagne[7]. Dans L’Essor, Jacques Plaine apprécie un roman qui raconte « la vie, la vraie, [celle qui] n’est pas un roman pour midinettes[8] ». De leur côté, les blogs littéraires saluent « un roman intimiste et magnifique » (Valmyvoyoulit), un de ces textes qui « parviennent encore à vous surprendre par un style, par des personnages, par un cadre et par des petits détails qui apportent ce petit truc en plus qui fait du bien et qui vous immerge » (LeslecturesdePampoune). Le webzine « Le petit Furania » parle quant à lui d’« une belle surprise littéraire ».

La petite Stéphanoise obtient le « Coup de cœur » du Prix Fauriel. Le roman a été présenté dans différents salons du Livre (« 25ème heure du livre » au Mans, Fête du Livre de Saint-Étienne, Salon du livre Royat-Chamalières, etc) et plusieurs émissions radiophoniques[9], avec Jean-Claude Duverger, Gérard Georges…

En 2021, toujours chez Ramsay, Thierry Poyet publie son deuxième roman : Ce que Camus ne m’a pas appris. La quatrième de couverture annonce « un roman social, dans l’air du temps, où les personnages à la Houellebecq évoluent en quête d’un sens à leur existence. Entre sentiment de l’absurde et espoir d’un bonheur enfin accessible, Anne-Laure et Chambertin sont les étrangers du nouveau siècle. » Pour le quotidien Le Progrès, Dominique Berthéas évoque "un livre qu'on lâche difficilement, qui capte l'air du temps" Loire. Saint-Étienne: un second roman pour Thierry Poyet, sur .... De son côté, Criminocorpus juge le roman "une réussite" Chronique de Christian Dorsan - Ce que Camus ne m'a pas .... Différents blogs littéraires le chroniquent à leur tour, dont L'Ephémélire qui estime : "les romans de Thierry Poyet sont saisissants de vérité et affutent notre regard sur la société qui nous entoure. On en ressort plus prompts à réfléchir." https://lephemelire.fr/2021/04/10/ce-que-camus-ne-m'a-pas-appris-thierry-poyet/. Dernièrement, le quotidien africain Les Dépêches de Brazzaville en suggère la lecture. https://www.adiac-congo.com/content/interview-thierry-poyet-jespere-aider-mes-lecteurs-se-sentir-plus-forts-quand-ils-reposent.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • La petite Stéphanoise, Paris, Ramsay, 2019.
  • Ce que Camus ne m’a pas appris, Ramsay, 2021.
  • Il faut tuer Wolfgang Müller, Ramsay, 2022 (à paraître).

Essais[modifier | modifier le code]

  • L’Héritage Flaubert-Maupassant, Paris, Kimé, 2000, 279 p.
  • Le Nihilisme de Flaubert, Paris, Kimé, 2001, 304 p.
  • Les Châtiments de Victor Hugo, Saint-Pierre du Mont, Eurédit, 2001, 136 p.
  • Situations autobiographiques : Rousseau, Flaubert, Sartre, Angot, Saint-Pierre du Mont, Eurédit, 2004, 213 p.
  • Madame Bovary, le roman des lettres, Paris, L’Harmattan, 2007, 291 p.
  • Flaubert ou une conscience en formation : éthique et esthétique de la correspondance, Paris, L’Harmattan, 2008, 388 p.
  • Pour une esthétique de Flaubert d’après sa correspondance (1ère éd. : 2000), Paris, Eurédit, 2009 (nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée), 279 p.
  • Maupassant, une littérature de la provocation, Paris, Kimé, 2011, 191 p.
  • Bouvard et Pécuchet, le savoir et la sagesse, Paris, Kimé, 2012, 208 p.
  • Maxime Du Camp, l’autre romancier, Paris, Kimé, 2013, 322 p.
  • Pourquoi L’Éducation sentimentale de Flaubert ?, Paris, Kimé, 2017, 231 p.
  • La Gens Flaubert, Paris, coll. « Bibliothèque des lettres modernes - Critique », Lettres Modernes Minard, 2017, 618 p.
  • Hugo et la peine de mort, coll. « La Question », Genève, Éditions de l’Hèbe, 2019.
  • Flaubert, Paris, Ellipses, 2020, 463 p.
  • Flaubert ou l’œuvre muse (avec Franck Colotte), Paris, Kimé, 2021.

Direction d’ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Flaubert et les artistes de son temps, Éléments pour une conversation entre écrivains, peintres et musiciens, Paris, Eurédit, 2010, 292 p.
  • Lectures de la correspondance Flaubert-Sand, Des vérités de raison et de sentiments, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, collection Écritures de l’intime : correspondances, mémoires, autobiographies, 2013, 308 p.
  • (avec Josiane Guitard-Morel) Tableaux d’école, actes du colloque « Images et représentations de l’école dans la littérature des XVIIIe et XIXe siècles », Paris, Éditions Orizons, 2018, 325 p.
  • Maxime Du Camp polygraphe, coll. « Minores 19/20 », Paris, Minard, 2019.
  • Louise Colet ou l’éclectisme littéraire, coll. « Minores 19/20 », Paris, Minard, 2020.
  • Vivre et travailler au même endroit. Personnages, écrivains et peintres confinés, Clermont-Ferrand, PUBP, 2022 (à paraître).

Ouvrages pédagogiques et de vulgarisation[modifier | modifier le code]

  • Mon amie George Sand, un portrait selon Gustave Flaubert (récit apocryphe), La Nouvelle République, Tours, 1998, 78 p.
  • Comprendre le pouvoir des mots, la littérature face au second Empire, Éditions Scéren-CRDP, Grenoble, 2002, 192 p.
  • Enseigner Flaubert au lycée, Éditions Scéren-CRDP, collection 36, Grenoble, 2002, 159 p.
  • Maupassant, le métier d’écrivain, Éditions Scéren-CRDP, collection 36, Grenoble, 2005, 155 p.
  • Flaubert Hugo, une amitié littéraire (récit apocryphe), Paris, L’Harmattan, 2008, 130 p.
  • Du romancier aux personnages, Éléments didactiques pour l’étude de quelques personnages littéraires, L’Harmattan, Paris, 2009, 248 p.
  • Flaubert, une jeunesse d’ours (récit biographique), Paris, L’Harmattan, 2011, 203 p.
  • Émile Zola, Portraits de femmes. Neuf nouvelles naturalistes, Coll. Classiques et Patrimoine, Paris, Magnard, 2014, 128 p.
  • Victor Hugo, Pauca meae Livre IV des Contemplations, Coll. Classiques et Patrimoine, Paris, Magnard, 2015, 93 p.
  • Les 100 plus grandes œuvres de la littérature française, Paris, Ellipses, 2019.

Rééditions[modifier | modifier le code]

  • Maxime Du Camp, Les Forces perdues, Paris, Eurédit, 2010.
  • Ernest Feydeau, Daniel, Paris, Kimé, 2017.
  • Maxime Du Camp, Théophile Gautier, suivi de Théophile Gautier, souvenirs intimes par Ernest Feydeau, Lyon, Palimpseste, 2020.
  • Henry Céard, Une belle journée, Folio Classique, 2022.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Brix, Revue d’Histoire Littéraire de la France, 2019, n°1.
  2. Patrice Vibert. p. 343-344. https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.16393.
  3. Elle « permet d’entrer agréablement dans l’intimité du paradoxal écrivain, de vivre, comme en coulisses, la genèse et la réception de ses œuvres ». Le Figaro, Hors-Série, Flaubert, la fureur d’écrire, janvier 2021, p. 108.
  4. Pour Le Progrès.fr, dans l’édition du dimanche 6 octobre 2019, Fabien Genest considère encore un roman qui « rend hommage à la classe ouvrière. https://www.leprogres.fr/loire-42/2019/10/06/livres-notre-selection
  5. Dans l’édition du 29 décembre 2019, Fabien Genest présente « La Petite Stéphanoise, une femme française » et répondant à une interview, Thierry Poyet déclare : « Mon roman n’est aps si éloigné des préoccupations d’aujourd’hui. »
  6. La Montagne, lundi 30 septembre 2019, p. 16 : « Livre : Une Petite Stéphanoise sous la plume de Thierry Poyet »
  7. Dans l’édition du 20 septembre 2019 de La Montagne, Jean-Marc Laurent avait déjà évoqué un roman qui cultive « les « valeurs stéphanoises » de courage, fierté, solidarité et résistance » (page 42).
  8. L’Essor, édition du vendredi 10 janvier 2020, n°3816
  9. Par exemple : https://rcf.fr/actualite/fete-du-livre-2019-thierry-poyet-la-petite-stephanoise-editions-ramsay ; mais aussi les émissions « A plus d’un titre », « Perles de culture » ou « Les Bouquineurs » sur RCF, France Bleu, etc.

Liens externes[modifier | modifier le code]