Ernest Feydeau

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Ernest Feydeau
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Ernest Feydeau par Chaplin.

Naissance
Décès (à 52 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
archéologue
écrivain
courtier en bourse
directeur de journaux
Portrait de Madame Feydeau par Charles Émile Auguste Durand.

Ernest Feydeau (- ), ou Ernest-Aimé Feydeau était un archéologue, un écrivain, un courtier en bourse et un directeur de journaux français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ernest Feydeau est le fils de Thome Feydeau, ancien officier des armées napoléoniennes, qui eut également un autre fils : Alfred-Louis Feydeau (1823–1891).

Marié en premières noces à Agnès-Octavie Blanqui, fille d'Auguste Blanqui, en 1847 (décédée le 18 octobre 1859), puis en secondes noces, le 30 janvier 1861, à une juive polonaise considérée comme une femme galante selon la « bonne société », Léocadie Bogaslawa Zelewska (fille de Boguslaw Zelewski et de Louise Rytterband), nièce du vicomte de Calonne chez qui le futur couple s'est rencontré. De ce mariage, naissent deux enfants : Georges (1862–1921) et Valentine, née en novembre 1866, comme l'indique la correspondance de Flaubert avec Ernest Feydeau.

Outre ses recherches archéologiques, Ernest Feydeau est passé à la postérité grâce à son roman Fanny publié en 1858 : roman sur l’adultère et la jalousie qui eut un succès de scandale et fut reconnu comme un triomphe du style réaliste annonciateur du naturalisme.

Il écrivit aussi Mémoires d'un coulissier, ouvrage de souvenirs paru en 1873, dont s'est inspiré Émile Zola pour L'Argent[1] et qui fut pour lui une importante source d'informations sur la Bourse.

Il comptait parmi ses amis Gustave Flaubert et Théophile Gautier, et aussi les frères Goncourt qui le citent à plusieurs reprises, et le visitent alors qu'il est paralysé à la suite d'une attaque. Il est le père de Diane-Valentine (future amie de Colette), de Georges Feydeau, le dramaturge, et l'arrière-grand-père d’Alain Feydeau.

Toutefois, le Paris de la médisance[2] dit qu'il n'aurait le titre de père qu'en mari complaisant. Il aurait laissé sa très belle femme Léocadie Bogaslawa Zelewska fréquenter le duc de Morny. Cependant, une autre paternité est attribuée à Charles Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) d'après les aveux qu'aurait faits Georges Feydeau en 1919 selon une histoire que sa mère lui aurait révélé.

Ernest meurt désargenté le d'une rupture d'anévrisme, il est inhumé au cimetière de Montmartre. Sa veuve convole en secondes noces avec Henry Fouquier. La rue Feydeau n'est pas liée à sa famille.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens, Paris, Gide Libraire-éditeur, 1856-1858, [1re édition] - planches exécutées par Alfred Feydeau et Nicolas-Auguste Leisnier.
  • Fanny, Paris, Amyot, 1858
  • Les quatre saisons, Paris, Didier et compagnie, 1858
  • Alger, Paris, Michel Lévy Frères, 1862
  • Monsieur de Saint-Bertrand, Paris, Michel Lévy Frères, Paris, 1863
  • Le Secret du bonheur, Paris, Michel Lévy Frères, 1864.Lire en ligne sur Gallica ;T1:[2] ;T2:[3]
  • La Comtesse de Chalis, Paris, Michel Lévy Frères, 1868
  • Théophile Gautier. Souvenirs intimes, Paris, E. Plon et Cie, 1874
  • Souna. Mœurs arabes, Paris, Calmann Lévy, 1876
  • Mémoires d'une demoiselle de bonne famille, Bruxelles, Société des bibliophiles, chez Henry Kistemaeckers, 1877

Éditions récentes[modifier | modifier le code]

  • Théophile Gautier, souvenirs intimes, Ides et Calendes, 2000.
  • Fanny, éd. Éléonore Roy Reverzy, Honoré Champion, 2001.
  • Alger, Bouchène, 2003.
  • Souvenirs d'une cocodette, écrits par elle-même, éd. Jérôme Solal, Mille et une nuits, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rothschild : histoire d'un capitalisme familial, par Jean Bouvier, page 152 [1]
  2. Agnès de Noblet, Un univers d'artistes : autour de Théophile et de Judith Gautier, L'Harmattan, , 548 p. (lire en ligne), p. 130

Liens externes[modifier | modifier le code]