Tavera

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Tavera
Tavera
Vue partielle du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Intercommunalité Communauté de communes Celavu-Prunelli
Maire
Mandat
François Chiarasini
2020-2026
Code postal 20163
Code commune 2A324
Démographie
Population
municipale
401 hab. (2018 en augmentation de 3,89 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 04′ 09″ nord, 9° 00′ 58″ est
Altitude de 550 à 720 m
Min. 412 m
Max. 2 020 m
Superficie 32,43 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Ajaccio
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Gravona-Prunelli
Localisation
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Tavera est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Celavo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tavera est un village corse situé à 40 km d'Ajaccio. Sa superficie est de 33,42 km2. Bien que des plaines fertiles et agricoles se trouvent au bord du fleuve A Gravona qui traverse le territoire communal, le relief y est essentiellement montagneux. La végétation y est dense (pins maritimes et pins laricci, hêtres, chênes verts, châtaigniers et espèces communes du maquis). L’eau y est abondante, le ruisseau de Fiumiceddu traverse le village. On y compte de très nombreuses sources. Le village est composé de sept hameaux: A Parte, Casaracca, U Poghju, U Corsu, Casavecchja, I Strambiddacci, U Vittriccionu. A noter trois autres hameaux, aujourd’hui ruinés.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tavera est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

D’après la tradition, le village devrait son nom à une famille noble espagnole fuyant l’inquisition au début du XVIe siècle. Bien que "Tavera" soit effectivement un patronyme qui se trouve en Espagne, il est très peu probable que cela soit exact. En effet, le nom de lieu "Tavera" existait bien avant l’arrivée de cette famille, on le retrouve dans des archives (notamment les collectes d’impôts), bien plus anciennes que cette époque... De plus, la chapelle San Polu, à proximité immédiate du village date du XIe siècle. Cela prouve l’occupation ancienne du lieu. L’église actuelle, Santa Maria, date de la fin du XVIe siècle, elle fut fortement remaniée dans les années 1850 pour prendre sa forme actuelle, le clocher lui, date de 1882.

Petite anecdote, Napoléon Bonaparte, alors capitaine d'artillerie, s'opposa à Pascal Paoli, qui voulait rattacher la Corse à l'Angleterre. Dénoncé et poursuivi, Bonaparte quitta précipitamment Corte pour Ajaccio, et trouva refuge à Tavera chez des parents de sa mère Laetizia Ramolino, les familles Mancini et Carlotti [6],[7].

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, Mezzavia, plaine agricole fertile, appartenait à la commune de Tavera et comprenait deux hameaux et une chapelle. Cette enclave fut ensuite rattachée à la commune d’Ajaccio. L'essor du village fut vraiment réel vers 1880, avec une des premières maisons communales comprenant une école, édifiées en Corse. Et se développa avec l'arrivée du chemin de fer (gare de Tavera).

Économie[modifier | modifier le code]

On trouve aujourd’hui à Tavera deux commerces: un café restaurant ainsi qu’une alimentation générale. Ils sont situés au centre du village, dans le hameau "U Corsu". Une quinzaine d’agriculteurs, exercent leurs activités sur la commune et proposent leurs produits en vente directe (fromages, viande, charcuterie traditionnelle, miel, farine de châtaigne, maraîchage).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2018, la commune comptait 401 habitants[Note 3], en augmentation de 3,89 % par rapport à 2013 (Corse-du-Sud : +5,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
655605699742750768718817817
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
610755804838824801714723709
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
707692653689624553480496288
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
278267250249336371376385401
2018 - - - - - - - -
401--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La statue-menhir de Tavera, découverte en 1961 par Pierre Lamotte, conservateur des Archives de la Corse[12]. Elle fut découverte à près de 400 m d’altitude, sur les pentes du massif qui domine la vallée de la Gravona. Aujourd’hui redressée, elle se trouve à quelques mètres du lieu de sa découverte, en contrebas du site médiéval I Casteddi[13]. La statue est accessible en 20 minutes à pied, à partir de la RN 193[14].

L’église Santa Maria Assunta, qui date, dans sa partie primitive de la fin du XVIe siècle.

Le monument aux Morts, situé au centre du village dans le hameau U Corsu. Il fut érigé dans les années 1920.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin », sur insee.fr (consulté le 9 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  6. « La vie de Napoléon en Corse » - Éditions Rombaldi
  7. « Un beau village Corse : Tavera » - Angèle Finelli
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Grosjean Roger. La statue-menhir de Tavera (Corse). In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1963, tome 60, N. 7-8. Travaux en retard. p. 418-423.
  13. http://www.prehistoire-corse.org/sites/56-tav.html
  14. « Office de Tourisme de la Haute Vallée de la Gravona - Découvrir le patrimoine de la vallée de la Haute-Gravona et de ses villages », sur gravona-tourisme.com (consulté le 14 avril 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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