Tétraquark

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En physique des particules, un tétraquark est un méson exotique (en) hypothétique composé de quatre quarks. En principe, cette particule serait permise par la chromodynamique quantique.

En 2010, deux physiciens du Deutsches Elektronen-Synchrotron et un physicien de l'université Quaid-i-Azam (en) ont réanalysé des résultats d'expériences antécédentes et ont annoncé, en lien avec le ϒ(5S) meson, qu'une résonance tétraquark existe[1],[2].

Candidats[modifier | modifier le code]

En 2003, la résonance X(3872), découverte lors de l'expérience de Belle, est devenue l'un des premiers candidats tétraquark[3],[4]. Le « X » indique que le nom de la particule est temporaire et que certaines de ses propriétés doivent encore être testées. Le chiffre suivant indique la masse de la particule (en MeV/c2).

En 2007, l'expérience Belle annonce l'observation de Z(4430), un candidat tétraquark qui aurait la composition ccdu. En 2014, LHCb a confirmé l'observation de cette configuration avec une précision dépassant 13,9 σ[5],[6].

La résonance Y(4660) (en), également observée par Belle en 2007, pourrait également être un tétraquark[7].

En 2009, le Fermilab a annoncé la découverte de Y(4140) (en), un autre candidat tétraquark[8].

En juin 2013, deux équipes indépendantes ont rapporté l'observation de Zc(3900) (en)[9],[10].

En juillet 2016, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire a confirmé les premiers succès d'une expérience préparant les accélérateurs du futur ainsi que la découverte de hadrons exotiques appartenant néanmoins au modèle standard : des tétraquarks.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tetraquark » (voir la liste des auteurs).

  1. « Evidence grows for tetraquarks », physicsworld.com
  2. (en) A. Ali, C. Hambrock et M. J. Aslam et Hambrock, « Tetraquark Interpretation of the BELLE Data on the Anomalous Υ(1S)π+π- and Υ(2S)π+π- Production near the Υ(5S) Resonance », Physical Review Letters, vol. 104, no 16,‎ (DOI 10.1103/PhysRevLett.104.162001, Bibcode 2010PhRvL.104p2001A, arXiv 0912.5016)
  3. (en) D. Harris, « The charming case of X(3872) », Symmetry Magazine,
  4. (en) L. Maiani, F. Piccinini, V. Riquer et A. D. Polosa, « Diquark-antidiquarks with hidden or open charm and the nature of X(3872) », Physical Review D, vol. 71,‎ , p. 014028 (DOI 10.1103/PhysRevD.71.014028, Bibcode 2005PhRvD..71a4028M, arXiv hep-ph/0412098)
  5. (en) « LHCb confirms existence of exotic hadrons »
  6. (en) Équipe du LHCb, « Observation of the resonant character of the Z(4430)− state », Physical Review Letters,‎ (résumé)
  7. (en) G. Cotugno, R. Faccini, A.D. Polosa and C. Sabelli, « Charmed Baryonium », Physical Review Letters, vol. 104, no 13,‎ (DOI 10.1103/PhysRevLett.104.132005, Bibcode 2010PhRvL.104m2005C, arXiv 0911.2178)
  8. (en) Anne Minard, « New Particle Throws Monkeywrench in Particle Physics », Universetoday.com,
  9. (en) « Physics - New Particle Hints at Four-Quark Matter », Physics.aps.org,
  10. (en) Eric Swanson, « Viewpoint: New Particle Hints at Four-Quark Matter », Physics, vol. 69, no 6,‎ (DOI 10.1103/Physics.6.69)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georg Wolschin, « Des quarks aux pentaquarks », Pour la science, no 471,‎ , p. 20-28

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]