Statue équestre de Jeanne d'Arc (place des Pyramides)

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Statue équestre de Jeanne d'Arc
Paris 75001 Place des Pyramides Jeanne d'Arc equestre by Frémiet S1.jpg

Détail du monument.

Présentation
Type
Créateur
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Construction
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Statut patrimonial
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Le Monument à Jeanne d'Arc[1] est une statue équestre du sculpteur français Emmanuel Fremiet. Inauguré en 1874, il est situé place des Pyramides, dans le 1er arrondissement de Paris, en France[2] .

Description[modifier | modifier le code]

Ce monument est une statue équestre en bronze doré. Jeanne d'Arc, tête nue et portant une armure, chevauche un puissant cheval caparaçonné et brandit son étendard de la main droite.

Localisation[modifier | modifier le code]

La statue est située au centre de la place des Pyramides, dans le 1er arrondissement de Paris. Son emplacement se situe à proximité du lieu où Jeanne d'Arc aurait été blessée lors de sa tentative ratée de prise de Paris[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le monument est une commande du gouvernement français faisant suite à la défaite du pays dans la guerre franco-allemande de 1870[2]. Parmi les 150 statues érigées à Paris au cours de la période 1870-1914, qualifiée d'« âge d'or de la statuomanie », celle de Jeanne d'Arc est l'unique commande publique passée par l'État (les autres étant dues à des initiatives privées)[3]. La symbolique de la statue est « la reconquête »[2].

Elle est exécutée par Emmanuel Fremiet[2], qui prend comme modèle Aimée Girod[n 1][réf. à confirmer], une jeune Lorraine de 18 ans, et inaugurée en 1874. Le piédestal est dessiné par l'architecte Paul Abadie et la grille élaborée par Gabriel Davioud protège celui-ci[2]. Cette statue de bronze est fondu par la Fonderie Thiébaut Frères[5],[6],[7].

Une autre version de la statue, financée par le mécène Osiris, est exécutée en 1889 par Frémiet pour la ville de Nancy[2], sur la place Lafayette. Le cheval est réduit de taille, en 1899, Frémiet remplace le cheval de Paris par le modèle de Nancy, ce qui provoque une polémique[8].

La version de Frémiet de Jeanne d'Arc à cheval est reproduite en de nombreux exemplaires, on la retrouve entre autres à Lille, Compiègne, Saint-Étienne, La Nouvelle-Orléans, Philadelphie, Portland et Melbourne.

Le monument fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le 1er mai, la manifestation annuelle du Front national en l'honneur de Jeanne d'Arc prend la statue de la place des Pyramides comme lieu de rendez-vous. Cette tradition est un héritage des ligues d'extrême droite de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle : on peut notamment citer l'Union nationale qui, en 1894, semble avoir été la première à avoir organisé une manifestation devant la statue[9], puis l'Action française ou encore la petite Ligue de la Rose-Blanche d'Achille Joinard, qui déposa en 1907 et 1908 des gerbes de roses blanches et de lys devant la statue.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aimée Girod (1856-1937), paysanne lorraine née en 1856, modèle pour la statue de Jeanne d'Arc érigée place des Pyramides, à Paris, vivait alors à Domrémy, le village de Jeanne d'Arc, morte brûlée vive [dans l'incendie de son immeuble] en mai 1937, tout comme Jeanne d'Arc en 1431[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Monument à Jeanne d’Arc – Paris 1er arr. », notice sur e-monumen.net.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Notice no PA00086007, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Christel Sniter, « La guerre des statues. La statuaire publique, un enjeu de violence symbolique : l'exemple des statues de Jeanne d'Arc à Paris entre 1870 et 1914 », Sociétés & Représentations, vol. 1, no 11,‎ (lire en ligne).
  4. Pierre Bellemare, C’est arrivé un jour, 2014, « Le destin d'Aimée », [lire en ligne], chap. 33.
  5. « Paris - Jeanne d'Arc », sur www.vanderkrogt.net (consulté le 31 janvier 2016).
  6. Administrator, « Le quartier de Jeanne d'Arc à Paris », sur www.amis-jeanne-darc.org (consulté le 31 janvier 2016).
  7. « Statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, Paris. | "THIEBAUT FRÈRES" », sur www.thiebautfreres.com (consulté le 31 janvier 2016).
  8. Notice n°23 sur le site Itinéraire de visite de Nancy.
  9. Jennifer Kilgore, « Joan of Arc as Propaganda Motif from the Dreyfus Affair to the Second World War », Revue LISA / LISA e-journal, vol. VI, no 1, 2008, p. 279-296.

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