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PLPL (Le Plan B à partir de mars 2006)
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Bimestriel
Genre Pamphlet
Diffusion 10 000 ex.
Date de fondation 2000
Ville d’édition Marseille

ISSN 1240-0068
Site web http://www.homme-moderne.org/plpl

Journal satirique français publié de juin 2000 à octobre 2005, PLPL, « le journal qui mord et fuit », était un bimestriel qui analysait le contenu de la presse et des médias français.

Son titre vient d'un film de Pierre Carles, Pas vu pas pris, refusé par la télévision et finalement diffusé en salles grâce à une souscription (Pour Voir Pas Vu) lancée notamment par Charlie Hebdo. PLPL s'inscrivait dans la lignée des ouvrages de critique des médias des années 1990 comme Les Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi, Journalistes au quotidien d'Alain Accardo et Sur la télévision de Pierre Bourdieu. Il décernait tous les trois mois la « Laisse d'or », un prix symbolique récompensant le journaliste du moment que PLPL jugeait le plus servile.

Le journal fut notamment créé par Pierre Carles. Ses principaux collaborateurs étaient Serge Halimi, également journaliste au Monde diplomatique, Gilles Balbastre et Pierre Rimbert. Ils animaient régulièrement des réunions-débats sur les médias. L'objectif déclaré de PLPL était de détruire « le parti de la presse et de l'argent » (PPA).

PLPL s'est trouvé au cœur de plusieurs polémiques avec Le Monde au moment de la parution de La Face cachée du Monde, et avec Philippe Val, dont PLPL a condamné le soutien à la guerre au Kosovo, ses anathèmes répétés concernant « l'islamo-gauchisme », son réformisme ainsi que sa rhétorique jugée particulièrement pédante.

PLPL était critiqué par ses adversaires (et très souvent victimes…) pour son style jugé agressif, parce que ses articles n'étaient pas signés (en réalité, ils l'étaient par toute la rédaction, qui marquait ainsi son opposition au « culte de la personne » prévalant dans les média classiques), pour ses attaques ad hominem, et pour les surnoms donnés aux principaux patrons de presse, comme Serge July, dit « Crassus », Jean-Marie Colombani, dit « Ramina » ou Laurent Joffrin, dont le vrai nom, Mouchard, était souvent cité. Philippe Corcuff a proposé des critiques du contenu des analyses et des méthodes de PLPL[1],[2]. En signe de gratitude, PLPL lui a décerné sa dernière « laisse d'or »[3].

Le dernier numéro de PLPL date d'octobre 2005. Ses rédacteurs ont arrêté sa parution pour fonder un nouveau journal, bimestriel, dont le premier numéro est sorti au mois de mars 2006 : Le Plan B. Il se désigne comme le « bras armé » de l'association Acrimed, qui serait sa « vitrine universitaire ». Le site internet d'Acrimed publie des analyses non satiriques.

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Notes et références[modifier | modifier le code]