Sebha (ville)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Sebha
سبها
Sebha (ville)
Le centre de Sebha : avenue principale et immeuble de la Banque centrale
Administration
Pays Drapeau de la Libye Libye
District Sebha
Démographie
Population 138 231 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 27° 02′ 00″ nord, 14° 26′ 00″ est
Altitude 463 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Libye

Voir sur la carte administrative de Libye
City locator 13.svg
Sebha

Sebha, ou Sabha, (en arabe : سبها) est une ville de Libye, capitale de la région historique du Fezzan et du district de Sebha. Elle est située à 660 km au sud de Tripoli, au milieu du désert Libyque dans une oasis. Sa population était estimée à 138 000 habitants en 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'oasis de Sebha est connu depuis des siècles pour être un point d'arrêt des caravanes du Sahara, se trouvant à côté du lac Gaberoun. C'est aujourd'hui un lieu de passage des migrants venant principalement du Niger et du Ghana.

Le fort Elena, du nom de la reine d'Italie Hélène de Monténégro épouse de Victor-Emmanuel III (anciennement Fortezza Margherita baptisé également en l'honneur de la mère de Victor-Emmanuel, Marguerite de Savoie épouse du roi Humbert Ier), a été construit à l'époque du protectorat italien et abrite aujourd'hui une caserne.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la colonne Leclerc des Forces françaises libres s'empare de Sebha le 12 janvier 1943. La ville est rebaptisée Fort Leclerc et devient le centre administratif du territoire du Fezzan français (1943-1951)[1].

Sebha est un fief de la tribu Qadhadhfa dont est issu le colonel Kadhafi. C'est en ce lieu que le leader libyen annonça l'« aube de l'ère des masses »[réf. nécessaire].

Première guerre civile libyenne[modifier | modifier le code]

Durant la Première guerre civile libyenne en 2011, elle fut l'une des principales places fortes fidèles au dictateur, avant d'être conquise par les troupes du CNT le [2]

En septembre 2011, la chaîne américaine CNN rapporte que les insurgés luttant contre les troupes de Kadhafi ont trouvé un entrepôt militaire à proximité de Sabha contenant des produits radioactifs[3]. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirme alors que le gouvernement de Kadhafi a déclaré avoir stocké au moins 2263 tonnes de concentrés d'uranium importés de différents sources entre 1978 et 2002. Une usine de conversion a même été planifiée mais jamais construite à Sebha[4].

Deuxième guerre civile libyenne[modifier | modifier le code]

La tribu arabe des Oulad Souleymane a profité de la première guerre civile pour prendre le contrôle de la ville et des routes des trafics, aux dépens des Touaregs et des Toubous. En conséquence, un conflit éclate en 2012 et en 2014 avec ces derniers. Les Oulad Souleymane sont dirigés par Ahmad al-Utaybi, qui fondera par la suite la 6e Brigade[5].

Depuis le début de la deuxième guerre civile libyenne en 2014, la ville est aussi devenue l'un des points de passage importants de la route migratoire méditerranéenne centrale.

En mai 2016, cette 6e Brigade est engagée aux côtés du maréchal Haftar dans la battaille de Syrte aux côtés des milices al-Bunyan al-Marsous[6].

Au début de l'année 2018, refusant de se soumettre et d'être incorporés à l'Armée nationale libyenne du maréchal Haftar, la 6e brigade est violemment attaquée par des mercenaires tchadiens et soudanais au service de ce dernier[5].La 6e Brigade a du se replier dans la forteresse datant de la colonisation italienne[5].

En 2018, le maire est Hamid al-Khayali[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Frémeaux, Le Sahara et la France, SOTECA, (ISBN 9782916385440), p. 213-215
  2. « « Libye: les forces du CNT contrôlent deux importantes villes oasis, dans le sud » - Article de l'AFP du 21/09/2011 »
  3. Reuters Sep. 22, 2011
  4. « New Uranium Mining Projects - Africa », sur www.wise-uranium.org
  5. a b c et d (en) Andrew McGregor, « Salafists, Mercenaries and Body Snatchers: The War for Libya’s South », Terrorism Monitor, vol. 16, no 7,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).
  6. Arnaud Delalande, « Forces on the Libyan ground: Who is Who », Italian Institute for International Political Studies,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2019).

Articles connexes[modifier | modifier le code]