Sarasara

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Sarasara
Description de cette image, également commentée ci-après
Sarasara au Printemps de Bourges en 2017
Informations générales
Nom de naissance Sarah FILLEUR
Naissance (33 ans)
Activité principale Auteure Compositrice Interprète
Activités annexes DJ Réalisatrice
Genre musical Pop Avant Garde Trip Hop Electronica
Instruments Chant - Harpe - Keyboards
Années actives 2016 à aujourd'hui
Labels One Little Indian Records
Influences Björk Madonna Vanessa Paradis
Site officiel www.sarasaramusic.com

Sarah (né le 28 janvier 1986) est une auteure-compositrice-interprète DJ et réalisatrice française. Née à Fourmies, dans le Nord, elle a commencé sa carrière musicale en 2014. Après le succès de sa reprise auto-produite de David Bowie, « Heroes », Sarasara s’installe au Royaume-Uni pour travailler sur ses premieres chansons en collaboration avec Matthew Herbert. L’EP attire alors l’attention du label de Björk, One Little Indian, qui a signe Sarah en janvier 2016. Sarasara publie son premier album studio, Amor Fati, en novembre 2016, qui fait alors l’éloge de la critique avec des apparences dans The Guardian " et sa sélection des 50 futures stars montantes de la musique indépendante " [1], Clash (magazine)[2], Rolling Stone[3] et Tsugi [4]. Son travail a été comparé à Björk,Aaliyah et Aphex Twin, et s’appuie sur des genres divers passant de la musique électronique, trip hop, R & B, à l’industriel et l’avant-garde.

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts de carrière[modifier | modifier le code]

Sarah est née à Fourmies, dans le Nord. Sa mère, Zineb Ben Elrhiatia, quitte le Maroc pour se rendre à Paris à l'âge de 16 ans, à la suite du décès de ses parents, travaillant comme femme de ménage, elle deviendra ensuite propriétaire d’une poissonnerie. Son père, Pascal Filleur, est alors directeur marketing pour le fabricant de cave à vin français, EuroCave. Le couple se rencontre à Paris en 1980, alors que le père de Sarah sert dans l'armée. Ils tombent amoureux, se marient, déménagent dans le nord de la France et ont Sarah, leur unique enfant. Tragiquement, les parents de Sarah décèdent dans un accident de voiture à Eppe-Sauvage alors qu'elle n'a que 14 ans. Sarah part alors vivre chez sa grand-mère, elle-même mère de 15 enfants. Le grand-père de Sarah décède d'un cancer en 2003. À peine un an plus tard, lors d’un séjour à Madrid, sa grand-mère décéde à son tour, profondément choquée par les attentats à la bombe qui ont frappent Madrid en 2004. Sarah retourne alors dans la maison de ses parents pour y vivre en tant que « mineur émancipé ». Les tragédies successives qu'elle a vécues l'ont amenée à repenser sa carrière. Ayant rêvé d'une carrière dans l'astrophysique, Sarah décide de changer de voix et poursuivre une carrière dans le monde des affaires dans le but de devenir financièrement autonome. Elle s'inscrit à l'Université de Valenciennes pour étudier les Langues Étrangères Appliquées au commerce international puis décroche le master en stratégie d'entreprise du groupe Institut supérieur européen de gestion. Après avoir obtenu son diplôme, Sarah travaillera en tant que responsable de business unit dans une entreprise informatique à Lille, spécialisée dans les applications mobiles.

Artistiquement, la carrière de Sarah en musique n'était pas prédéterminée. Après avoir étudié la musique et le piano dans son enfance, puis le chant lyrique à l'adolescence, à la suite des encouragements de son professeur de littérature, ce n'est qu'en 2014 que Sarah commence à envisager la musique comme possible voie de carrière. Durant ce temps, les goûts musicaux de Sarah ont été profondément influencés par la scène de la musique électronique. Entrant dans une boîte de nuit pour la première fois en Belgique à l'âge de 15 ans, elle a décrit l'expérience comme une "révélation". Elle se retrouve rapidement à fréquenter les clubs chaque week-end, inspirée par le sens de communauté et de la joie procurée par le partage de la musique. Elle tombe amoureuse de La Bush, l’un des plus célèbres clubs de Belgique, et effectue fréquemment un trajet aller-retour de 4 heures depuis le nord de la France. Sa passion pour la scène de la musique électronique l'encourage à construire son tout premier studio dans l'ancienne chambre de ses parents et à acheter ses premières platines Technics et collection de disques.

Sarah a commence alors à se produire en tant que DJ dans des clubs locaux et se retrouve très vite à produire de la musique techno pour ses amis en utilisant des beats programmés et des samples vocaux. En 2015, elle publie une reprise auto-produite de « Heroes » [5] de David Bowie. La popularité de cette sortie l’a encourage à écrire et à programmer ses propres chansons. Plus tard cette année-là, elle contacte le musicien électronique britannique Matthew Herbert avec une série de démos auto-produites. Séduit par son talent unique, Herbert a accepté de collaborer avec Sarah sur la production de son premier EP. Après avoir longtemps été influencée et inspirée par Björk, elle contacte son label, One Little Indian. En janvier 2016, Derek Birkett, directeur général de One Little Indian, signe Sarasara et lui offre son premier contrat de disque.

2016-2018: Amor Fati[modifier | modifier le code]

Sarasara pour The Guardian[6]

Le premier album studio de Sarasara, Amor Fati, sort le 11 novembre 2016. Le titre s’inspire de la philosophie de Nietzsche, et en particulier de son roman : Ainsi parlait Zarathoustra. Amor Fati peut se traduire par «amour du destin» ou «amour de la destinée». Pour Sarah, Amor Fati signifie aller au-delà de la simple acceptation de son destin. Il s'agit de créer son propre destin - l'atteindre, l'attirer. Dans une interview pour The 405 [7], la chanteuse a explique que "pour créer son destin, il faut travailler avec l'instinct - trouver la volonté de puissance dans sa propre conscience, en écoutant son corps". Le premier album comporte quatre singles: Euphoria [8], Supernova [9], Sun[10] et Love, et a suscite l'éloge de la de la critique. The Guardian selectionne Sarasara pour sa célèbre chronique « New Band of the Week » [11], décrivant sa musique comme «. . . des soupirs vocaux à couper le souffle des dissonances écrasantes, sa musique est ce qui aurait pu se arriver si Petite Meller avait signé chez Warp dans les années 90, ou la prochaine étape logique après FKA Twigs, Kelela et SZA: une sorte de force industrielle et R&B, genre Aaliyah rencontre Aphex Twin ”. Elle figurera quelques mois plus tard dans leur prestigieuse selection des 50 futures étoiles montantes de la musique indépendante [12], l’album a reçoit une note de 8/10 chez Clash (magazine) [13]. La sortie d'Amor Fati est suivi d'une tournée internationale, avec des dates à Paris, Londres, Copenhague, Amsterdam, Los Angeles, New York, et la crème des festivals professionnels tels que The Great Escape, Printemps de Bourges, MaMa Paris et SXSW (y compris le SXSW Hackathon) à Austin.

Imagerie[modifier | modifier le code]

Artowork Amor Fati

Sarah a amplement contribué à l'imagerie d'Amor Fati. Ses goûts cinématographiques ont été façonnées par des artistes tels que David Lynch, Maya Daren et Quentin Tarantino. Les illustrations de l'album ont été réalisées en collaboration avec la photographe et artiste britannique Alva Bernadine, s'inspirant de sa série "Succubus" [14]. La passion de Sarah et son amour la sculpture antique l'ont conduite à Alva, réputée pour son passé dans la mode et pour son travail autour corps féminin. La vidéo pour Euphoria a été réalisée en collaboration avec l’animateur israélien Leopold Amitay. La vidéo présente une animation 2D basée sur le visage de Sarah. Il s’inspire du célèbre portrait d'Audrey Hepburn apr le photographe Richard Avedon, et de la populaire créature mythologique grecque, Medusa. La vidéo pour Sun a été tournée en collaboration avec le cinéaste belge Gust Van den Berghe (Little Baby Jesus of Flandr, Blue Bird, Lucifer [15] ) avec un prototype de camera appelé Tondoscope[16] inventé par Gust lui même pour son film "Lucifer". Le prototype incorpore l'objectif de la caméra dans un tube de verre, filmant un mirroir en forme de dôme dans le but de capturer des images à 360 degrés, et produisant ainsi des images circulaire. La vidéo pour Love a été réalisée, tournée et éditée par Sarasara en collaboration avec le cinéaste britannique Nikolai Galitzine Yurievitch[17] (Iris, Dear Child, From the Mountain).

Autres releases[modifier | modifier le code]

Sarasara se produisant au Palais des Beaux Arts de Lille en France

Exactement un an après la sortie d'Amor Fati, Sarasara a sort Amor Fati, The A cappella album, une recomposition de l'album original en collaboration avec des interprètes vocaux français. Enregistré dans la galerie des sculptures du Palais des Beaux-Arts de Lille, cet album intègre des influences diverses, du gospel à la soul, en passant par le rap, l'opéra et le beatbox. "Amor Fati" Remixes EP sort également plus tard cette année là, incluant des remixes de Matthew Herbert, Susso, Crewdson et Earth is Flat. Une version de luxe sort également en mars 2018.

2019-Aujourd'hui: Orgone[modifier | modifier le code]

Après le succès de son premier album studio, Sarasara travaille actuellement sur son très attendu second opus, Orgone, produit en collaboration avec Liam Howe et annoncé pour juillet 2019.

Art[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Sarasara est musicalement influencée Björk, LFO et Vanessa Paradis. La musique de Sarasara s'inspire d'une variété de styles, de la musique électronique, en passant par le R & B, le trip hop, la musique industrielle et l'avant-garde. Son travail a été comparé à celui de Björk, ainsi qu’à Aphex Twin, Kelela et Aaliyah. The Metropolist [18] la décrit comme "... une artiste à surveiller de près - une jeune femme qui utilise la technologie pour documenter et présenter les agonies et les dichotomies de l'existence moderne". Sarah admet elle-même que la philosophie et la spiritualité font partie intégrante de son art et sont précisément les concepts qui l'ont amenée à la musique. Le goût de Sarah pour la philosophie et la remise en question de la vie résultent de sa confrontation prématurée avec la mort.[réf. nécessaire] Elle a étudié la philosophie à l'école du soir tout en continuant à travailler en tant que responsable de business unit pour une entreprise informatique à Lille. Elle a ensuite complété une maîtrise en histoire de l'hédonisme des pré socratiques à nos jours et s'est particulièrement intéressée aux mouvements philosophiques d'atomisme, de stoïcisme, d'épicurisme et de vitalisme, également d'utilitarisme et de naturalisme. Ses influences incluent : Lucrèce, Marc Aurèle, Épicure, Michel de Montaigne, Søren Kierkegaard, Jeremy Bentham, Voltaire, Nietzsche, Thoreau, Hannah Arendt, Jung, Wilhelm Reich. Plus récemment, l'engagement de Sarah envers la philosophie l'a conduite vers des mouvements les plus anciens de philosophie orientale, principalement l'hindouisme, le mysticisme et le kriya yoga. Sarah a qualifié l’ autobiographie d’un yogi de Yogananda Paramahansa de «livre qui change la vie» et est profondément influencée par les maîtres spirituels tels que Swami Kriyananda, Nayaswami Asha et Sadhguru. Sarah affirme que " La pratique du kriya yoga et son voyage sur le chemin spirituel influencent et améliorent sa vie, sa personnalité et et sa musique."

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Amor Fati (2016)
  • Amor Fati The A Cappella Album (2017)

Remixes[modifier | modifier le code]

  • Hannah Peel - "Particule D2" (Sarasara remix) extrait de "Particle in Space EP" (2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]