Jeu de paume (centre d'art)

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Jeu de Paume
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Image dans Infobox.
Le Jeu de Paume en 2021.
Informations générales
Type
Ouverture
2004
Dirigeant
Surface
1 200 m2
Site web
Collections
Collections
Lieu d'exposition de photographie contemporaine et vidéo
Bâtiment
Architecte
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
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Le Jeu de Paume est un lieu d'exposition d'art contemporain consacré à l'image et à la photographie d'une superficie de 1 200 m2 situé dans le jardin des Tuileries, à l’extrémité occidentale de la terrasse des Feuillants, place de la Concorde, à Paris.

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Le Jeu de paume est un bâtiment de 80 mètres de longueur et 13 mètres de largeur (pour une hauteur sous plafond dans la plupart des salles de 4,50 mètres) qui possède une surface totale de 2 754,50 m2 pour une surface d’exposition de 1 137 m2 répartis en neuf salles sur trois niveaux et 420 mètres linéaires de cimaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la construction à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le bâtiment est construit à l'angle nord-ouest du jardin en 1861 sous le règne de Napoléon III, afin d'abriter des courts de jeu de paume (ancêtre du tennis), tout en reprenant le plan de l'orangerie (situé à l'angle sud-ouest), devenant ainsi son pendant.

À partir de 1909, le bâtiment est consacré à des expositions d'art, en relation avec le Louvre et le musée de l'Orangerie (« Cent portraits de femmes des écoles anglaise et française du XVIIIe siècle » en 1909, Carpeaux en 1912, etc.).

À la fin du XIXe siècle, le musée du Luxembourg s'ouvre aux écoles étrangères et cette section devient finalement assez importante pour constituer un musée indépendant au Jeu de Paume en 1922. À partir de cette date et jusqu'à son transfert au musée national d'Art moderne du Palais de Tokyo en 1947, le musée du Jeu de Paume présente les collections des écoles étrangères contemporaines, complétées par une trentaine d'expositions consacrées à l'art moderne d'un pays, sous le patronage de celui-ci, ou à un artiste, même si elles témoignent du renouveau de la figuration avant de s'ouvrir progressivement aux tendances plus contemporaines et si quelques expositions d'art ancien perdurent, comme « Rubens et son temps » ou « Marie-Antoinette » en 1936 et 1937. En mai-, est ainsi présentée l'« Exposition de l'art belge ancien et moderne », puis des expositions monographiques : de l'espagnol José Maria Sert en juin- au chinois Tchang Shan Tse en . Lors de l’Exposition internationale de 1937, le musée privilégie l'avant-garde internationale contemporaine en présentant l'exposition « Origines et développement de l'art international indépendant », du au , organisée par un comité comprenant Jean Cassou, Henri Matisse, Georges Braque, Pablo Picasso ou Fernand Léger.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les collections du musée furent mises à l'abri au château de Chambord le . Le bâtiment évacué est alors réquisitionné et les œuvres confisquées d'artistes juifs et d'autres œuvres volées par les nazis y sont stockées ou y transitent avant de partir pour l'Allemagne. Sous l'Occupation, Hermann Goering s'y rend fréquemment pour faire son marché et l'ensemble des équipes de l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg y travaille jusqu'à la libération de Paris, en 1944. Le travail phénoménal d'inventaire de Rose Valland, simple attachée de conservation, est transmis au directeur des Musées nationaux Jacques Jaujard (1895-1967) et permet dès la Libération de lancer une gigantesque recherche des œuvres d'art spoliées par les nazis à travers le monde[1].

La Galerie nationale du Jeu de Paume[modifier | modifier le code]

De 1947 jusqu'en 1986, date de l'ouverture du musée d'Orsay, la galerie du Jeu de Paume présente les tableaux des impressionnistes[2].

Après son réaménagement par Antoine Stinco qui l'agrémente d'un escalier suspendu, la galerie rouvre en 1991 à l'initiative de Jack Lang, devenant la galerie nationale du Jeu de Paume.

Le nouveau lieu est alors consacré à l'art moderne et contemporain sous toutes ses formes[3].

Depuis 2004, Centre d'art de l'image des XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

En 2004, il devient un Centre d'art et un lieu de référence[réf. nécessaire] pour la diffusion de l'image des XXe siècle et XXIe siècle (photographie, cinéma, vidéo, installation, Net.art). Le Jeu de Paume a vocation à produire ou co-produire des expositions, mais aussi des cycles de cinéma, colloques, séminaires, activités éducatives ou encore des publications.

Toujours en 2004, trois associations consacrées à la photographie et à l'art contemporain (la galerie nationale du Jeu de Paume, le Centre national de la photographie et Patrimoine photographique) fusionnent pour donner naissance au « Jeu de Paume », nouvelle association subventionnée par le ministère de la Culture et bénéficiant du soutien de la Manufacture Jaeger-LeCoultre, est présidée par Alain-Dominique Perrin. Début 2019, le Jeu de Paume est dirigé par Quentin Bajac qui succède à Marta Gili[4] (-) et à Régis Durand (-).

Jusqu'en 2009, l'association dispose d'un autre site pour organiser ses expositions, l'hôtel de Sully, no 62, rue Saint-Antoine. En substitution, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé lors des Rencontres d'Arles en 2011 que le Jeu de Paume disposerait d'un espace de 650 m2 dans l'hôtel de Nevers, rue de Richelieu, pour y programmer des expositions historiques[5]. Ce projet a été abandonné en 2012 pour des raisons budgétaires par la ministre de la Culture Aurélie Filipetti[6].

En dehors de son bâtiment parisien, situé place de la Concorde, le Jeu de Paume s’est rapproché de la Ville de Tours pour présenter des expositions à caractère patrimonial valorisant les donations faites à l’État et les fonds d’archives conservés par des institutions publiques et privées, françaises et étrangères. Exposée au château de Tours depuis 2010, cette programmation a également pour ambition d’aller à la rencontre de nouveaux publics en région.

Parallèlement à ces deux lieux, les expositions organisées par le Jeu de Paume sont présentées dans le monde entier en collaboration, en interaction et en complicité avec d’autres institutions nationales ou internationales, auxquelles l’unissent des affinités électives.

Jeu de Paume Lab[modifier | modifier le code]

Pendant 10 mois[Quand ?], le Jeu de Paume, avec le ministère de la Culture, soutient les artistes en leur lançant l'invitation de réfléchir sur le moment que nous vivons et les changements en cours.

Chaque mois, un commissaire invite quatre artistes. Toutes les semaines, un acteur de la scène française contemporaine dévoile ses œuvres photographiques ou vidéos en écho à la thématique de la distance, etc.

« Nouvelles distances » est une programmation à découvrir sur l'Instagramm @jeudepaumelab.

Liste des expositions[modifier | modifier le code]

Musée des écoles étrangères[modifier | modifier le code]

Expositions au Jeu de Paume[modifier | modifier le code]

File d'attente pour l'exposition MoMA, Jeu de Paume, Paris, 2021

Festival[modifier | modifier le code]

  • 2022
    • Fata Morgana (22 mars - 22 mai)

Cycles de cinéma[modifier | modifier le code]

  • 2022
  • 2021
    • Films d'Allemagne(s) Volet #1 (17 - 28 juin)
    • Films d'Allemagne(s) Volet #2 (27 - 29 août)
    • Vivienne Dick (18 - 28 novembre)
  • 2020
    • Festival Alger - capitale du sud insurgé (10 -12 janvier)
  • 2019
    • De la cage au cadre (14 mai - 1er juin)
    • Marie Losier - Confettis atomiques ! (05 - 23 octobre)
    • Zineb Sedira (15 octobre - 19 janvier 2020)
  • 2018
  • 2017
  • 2016
  • 2015
  • 2014
  • 2013
    • Filmer sous l'occupation (19 - 31 mars)
    • Contre le déclin de lumière (11 - 23 juin)
    • Claudio Zulian (22 octobre - 3 novembre)
    • Un regard de cinéma sur l'Afrique du Sud (5 novembre - 26 janvier 2014)
  • 2012
    • Barbara Hammer (12 juin - 1er juillet)
    • Carte blanche à la cinémathèque de Tanger (11 - 23 septembre)
    • Glauber Rocha - L'âge de Glauber (6 novembre - 18 décembre)
  • 2011
    • Del Extasis a l'Arrebato (15 mars - 3 avril)
    • Le Jeu de Paume fête ses 20 ans de cinéma (8 mars - 14 juin)
    • Danielle Schirman - Regard sur l'invention des objets (2 - 4 décembre)
    • North East by South West (25 octobre - 22 janvier 2012)
  • 2010
  • 2009
  • 2008
    • États d'exception (22 janvier - 10 février)
    • Le rêve de l'artiste et du spectateur (23 octobre - 9 novembre)
    • Valérie Mréjen (15 avril - 15 juin)
    • Le personnage impossible. Masques, mensonges et métamorphoses (27 mai - 10 juin)
    • Nurith Aviv (16 - 23 septembre)
    • Shinji Aoyama (20 novembre - 21 décembre)
  • 2007
  • 2006
  • 2005
    • Inventaire contemporain III
    • Avec la revue Cinéma : Adolfo Arrieta, Edgardo Cozarinsky, Jean-André Fieschi, Naomi Kawase, etc.
    • Présence du Documentaire contemporain
  • 2004
    • Inventaire contemporain II
    • Les rendez-vous du Jeu de Paume. Aperçus du cinéma chinois contemporain
    • L’ombre du temps et le cinéma : 30 documentaires et films de fiction
  • 2003
    • Afghanistan, la terre et le pain
    • De l’Allemagne à travers des documentaires
    • Avec la revue Cinéma
    • L’autre côté du miroir
  • 2002
  • 2001
  • 2000
    • L'autre moitié de l'Europe et le cinéma
    • Serguei Paradjanov
    • Leos Carax, Pierre et les ambiguïtés
    • Thierry Carrel - Juste une image
    • Raphaël et Yvrant Gianikian
  • 1999

Expositions au Jeu de Paume — Château de Tours[modifier | modifier le code]

Programmation satellite[modifier | modifier le code]

2019 Programmation de Laura Herman

Hôtel de Sully[modifier | modifier le code]

L'Atelier du Jeu de Paume[modifier | modifier le code]

Film tourné au Jeu de Paume[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuelle Polack et Philippe Dagen, Les carnets de Rose Valland : Le pillage des collections privées d'œuvres d'art en France durant la Seconde Guerre mondiale, Fage Éditions, 2011 (ISBN 978-2-8497-5237-1).
  2. Germain Bazin, Les impressionnistes au Jeu de Paume, Paris, Éditions Aimery Somogy, 1972, 264 pages.
  3. Il comprend, notamment un département cinéma dirigé par Danièle Hibon.
  4. Qui a succédé à Régis Durand.
  5. « L'État se dote d'un nouvel espace pour la photographie à Paris », Le Nouvel Observateur, 9 juillet 2011.
  6. « Aurélie Filippetti enterre (aussi) l’hôtel de Nevers », Le Journal des arts, 7 septembre 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]