Sainte Agathe (Zurbarán)

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Sainte Agathe
Francisco de Zurbarán 031.jpg
Artiste
Date
1630-1633
Technique
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
127 × 60 cm
Localisation
Numéro d’inventaire
852.1.3Voir et modifier les données sur Wikidata

Sainte Agathe est un tableau de Francisco de Zurbarán réalisé entre 1630 et 1633, conservé au musée Fabre de Montpellier. Il a été acheté par la ville de Montpellier en 1852 [1] pour 1 540 francs[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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À la suite du concile de Trente, le cardinal Paleotti recommande aux peintres de représenter sept saintes, dont sainte Agathe.

Thème chrétien[modifier | modifier le code]

Les lois romaines interdisant de tuer les filles vierges, un préfet sicilien, ne pouvant séduire ni même forcer la virginité miraculeusement conservée de sainte Agathe, lui fait couper les seins et la jette en prison. Là, saint Pierre apparaît à la jeune fille et guérit ses plaies. À cause de la nature de son supplice, elle n'apparaît que sur très peu de tableaux du siècle d'or espagnol. Toutefois, l'ordre de la Merci et les couvents hospitaliers en demandent l'image : sainte Agathe, patronne des nourrices, pieuse auxiliaire de la lactation, est celle qui peut apporter la subsistance aux plus faibles et aux plus pauvres.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Paul Valéry admirait la Sainte Agathe du musée Fabre de Montpellier, qui provenait peut-être du couvent de la Merced Calzada de Séville. Hanchée comme les Madones du XIVe siècle français, la jeune fille présente ses seins sur un plateau, sans ostentation, dans un geste de simple et digne offrande. Très contrastée, sans modelé, l'œuvre peut être datée de la période ténébriste de Zurbarán.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Numéro hors-série de Connaissance des arts, premier trimestre 2007, consacré au musée Fabre, page 18
  2. (en) Jeannine Baticle (red.), Zurbarán, The Metropolitan Museum of Art, New York, 1987, p.  115[réf. incomplète]

Bibliographie[modifier | modifier le code]