Robinson Jeffers

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Robinson Jeffers en 1937.
(photographie de Carl van Vechten).

John Robinson Jeffers, né le à Pittsburgh en Pennsylvanie et mort le à Carmel-by-the-Sea en Californie, est un poète et dramaturge américain. Il est connu pour son œuvre évoquant la beauté de la nature sur la côte californienne et pour son antagonisme envers la société humaine. On le connait également pour ses poèmes courts et il est considéré comme une icône du mouvement écologiste, il a inspiré des poètes comme  William Everson , Yvor Winters , Gary Snyder et Robert Hass. Il fut chancelier de l'Academy of American Poets.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robinson Jeffers est le fils de Dr William Hamilton Jeffers, un pasteur presbytérien, professeur d’exégèse biblique et d'histoire biblique au Grand séminaire de théologie à Pittsburg[1] et de Annie Robinson Jeffers Tuttle[2].  Il recevra une éducation classique le familiarisant avec le grec et le latin renforçant l'étude des écrits bibliques. Pendant que la famille Jeffers séjourne en Europe, Robinson Jeffers suivra ses études secondaires dans des internats suisses (Zurich, Genève) et allemands (Leipzig). En 1902, la famille Jeffers retourne aux USA et Robinson Jeffers s'inscrit au Presbyterian Occidental College[3] de Los Angeles dans l'état de Californie, il y obtiendra son Bachelor of Arts en 1905. Immédiatement il s'inscrit à l'University of Southern California, il y entreprend des études de littérature. Il y rencontre Una Call Kuster[4] qui deviendra son épouse en 1913. Una Call Kuster sera son égérie[5], le couple s'installe à Carmel by the sea, à côté de Monterey. Entre temps, il ira suivre des études de philosophie, d'histoire, de littérature française, espagnole et italienne en Suisse. De retour en Californie en 1907, il entreprend des études de médecine qu'il ne poursuivra pas, pour enfin finir ses études universitaire en suivant des cours de gestion forestière à l'University of Washington à Seattle dans l'état de Washington.

En 1919, Robinson Jeffers construit un cottage sur les falaises surplombant le Pacifique entre Carmel by the sea et Big Sur.

Son pessimisme envers l'humanité, l'amènera à se retirer peu à peu de la société et entrer dans un face à face tragique avec la nature.

Sa poésie puise son inspiration à la fois dans la beauté sauvage de la côte californienne, de la littérature antique, les tragiques grecs de la philosophie Nietzschéenne, du pessimisme de Schopenhauer et de Oswald Spengler[6]. .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Flagons and Apples. Los Angeles: Grafton, 1912.
  • Californians. New York: Macmillan, 1916.
  • Tamar and Other Poems. New York: Peter G. Boyle, 1924.
  • Roan Stallion, Tamar, and Other Poems. New York: Boni and Liveright, 1925.
  • The Women at Point Sur. New York: Liveright, 1927.
  • Cawdor and Other Poems. New York: Liveright, 1928.
  • Dear Judas and Other Poems. New York: Liveright, 1929.
  • Thurso's Landing and Other Poems. New York: Liveright, 1932.
  • Give Your Heart to the Hawks and other Poems. New York: Random House, 1933.
  • Solstice and Other Poems. New York: Random House, 1935.
  • Such Counsels You Gave To me and Other Poems. New York: Random House, 1937.
  • The Selected Poetry of Robinson Jeffers. New York: Random House, 1938.
  • Be Angry at the Sun. New York: Random House, 1941.
  • Medea. New York: Random House, 1946.
  • The Double Axe and Other Poems. New York: Random House, 1948.
  • Hungerfield and Other Poems. New York: Random House, 1954.
  • The Beginning and the End and Other Poems. New York: Random House, 1963.
  • Robinson Jeffers: Selected Poems. New York: Vintage, 1965.
  • Stones of the Sur. Stanford: Stanford University Press, 2001.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Médée, éd.Random House, 1946, (première à Broadway en 1948).

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

Articles et études sur Robinson Jeffers[modifier | modifier le code]

  • "Rediscovering Robinson Jeffers: the Poet's Formative Years in L.A." par Nathan Masters pour KCET, 2012[7],
  • "Following Robinson Jeffers' poetic path in Big Sur" par Scott Timberg pour le Los Angeles Times, 2009[8],
  • "A poet's home in Carmel", par Matt Villano pour le San Francisco Chronicle, 2006[9],
  • "Robinson Jeffers' Life and Career", par Arthur B. Coffin extrait de American National Biography. New York: Oxford University Press, 1999[10]
  • "Jeffers & Modern Poetry" par Tim Hunt [11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robinson Jeffers, « Robinson Jeffers », sur Robinson Jeffers, (consulté le 14 août 2017)
  2. (en) « Biography », Robinson Jeffers Association,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Our History | Occidental College | The Liberal Arts College in Los Angeles », sur www.oxy.edu (consulté le 14 août 2017)
  4. « Robinson Jeffers Meets Una Call Kuster », Adventures of a Home Town Tourist,‎ (lire en ligne)
  5. « Robinson and Una Jeffers », Adventures of a Home Town Tourist,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « Robinson Jeffers », sur Poetry Foundation, (consulté le 14 août 2017)
  7. (en) « Rediscovering Robinson Jeffers: the Poet's Formative Years in L.A. | Lost L.A. », KCET,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Scott Timberg, « Following Robinson Jeffers' poetic path in Big Sur », Los Angeles Times,‎ (ISSN 0458-3035, lire en ligne)
  9. « A poet's home in Carmel », SFGate,‎ sunday, july 16, 2006 (lire en ligne)
  10. « Robinson Jeffers' Life and Career », sur www.english.illinois.edu (consulté le 14 août 2017)
  11. (en) « Critical Work | Tim Hunt », sur www.tahunt.com (consulté le 14 août 2017)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]