Robert Le Balle

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Robert Le Balle
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Nationalité
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Robert Le Balle[1], juriste et résistant français, né à Laval le 28 mars 1899, professeur à la faculté de droit de Rennes, de Lille puis de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un ancien inspecteur d'académie de la Mayenne: Léopold-Jean Le Balle (1851-1924)[2] et de Noémie Duchesne.

Étudiant de la Faculté de droit de Rennes[3] puis de Paris. Il est agrégé en 1926 et devient professeur. Il se marie le 11 juin 1927 à Besançon, avec Marguerite Krug[4].

Il meurt le 23 février 1969.

Une journée en son hommage s'est déroulée à Laval en 2015. Les actes du colloque ont été publiés en 2016 (Association Henri Capitant, Hommage à Robert Le Balle, Dalloz, 2016).

Résistance à Paris[modifier | modifier le code]

Professeur de droit civil à Paris, il est connu pendant la Résistance intérieure sous le nom d’Oncle Bob[5]. Il est également le responsable du mouvement de résistance Organisation civile et militaire (OCM)[6] de la faculté de droit de Paris.

Il dirige le réseau Orion avec Jean-Baptiste Biaggi, Michel Alliot, et Xavier Escartin. Ce réseau se consacre en priorité aux évasions de Français par l'Espagne à partir de 1943. Serge Marcheret[7] infiltre le réseau. Le 13 décembre 1943, les dirigeants sont arrêtés sauf Le Balle.

Résistance Navarre dans le Nord-Est de la Mayenne[modifier | modifier le code]

Ami de la famille de Paul Janvier[8], il va le voir à Bais en août 1943 et lui demande de faire partie de l’Organisation civile et militaire (OCM), tout en devenant agent de renseignement dans le réseau Navarre. Janvier accepte à condition de rester un agent strictement militaire des Forces françaises libres (FFL)[N 1], et s’accordent sur le code à observer pour la réception des résistants envoyés par Robert Le Balle. L’objet du réseau est renseignement, préparation des parachutages[9], organisation de la résistance.

Il sera aussi professeur de droit à l'Université Laval au Québec. Il sera président de l'Association Henri Capitant des amis de la culture juridique française[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répétitions écrites de droit civil, rédigées d'après le cours et avec l'autorisation de M. Le Balle,... Capacité. 1re et 2e année. Paris, "Les Cours de droit", 1941-1958. Répétitions écrites pour la préparation de tous les examens de droit.
  • Cours d'institutions judiciaires et droit civil, rédigé d'après la sténotypie du cours et avec l'autorisation de M. Le Balle,... Licence, 1re-3eme année. 1944-1957. Publication : Paris, les Cours de droit.
  • Cours de droit civil approfondi, rédigé d'après la sténographie et avec l'autorisation de M. Le Balle,... Diplôme d'études supérieures. Droit privé. 1945-1947, Paris, les Cours de droit.
  • Avec la collaboration de Roger Nowina, Manuel pratique du contentieux de la sécurité sociale, Paris, Sirey ; 1956. In-8°, VIII-330-14 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sans allégeance politique d'aucune sorte.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ou encore Leballe.
  2. Né le 23 mars 1851 à Granville, et mort le 30 mars 1924 à Granville. Agrégé de grammaire, chevalier de la Légion d'honneur en 1910. Il est l'auteur d'un discours prononcé au Lycée de Laval en 1915, et publié : Académie de Rennes. Lycée de garçons et collège de jeunes filles de Laval. Discours prononcé à la distribution des prix, le 13 juillet 1915, par M. Le Balle,... , Laval : E.-M. Lelièvre, 1915, in-8° , 12 p. Il est l'auteur de Cours de langue française, et de Cours de morale et d'éducation civique en 1889-1990. Il a été professeur au collège de Dinan, au Lycée de Laval, au Lycée de Brest, puis inspecteur d'académie en Vendée, et en Mayenne.
  3. Il est élève de Paul Lerebours-Pigeonnière.
  4. Fille de Charles Krug, maire radical-socialiste de Besançon et de Cécile Garnier.
  5. Ouvrage de Jean-Claude Demory Pompiers dans Paris en guerre, p. 258
  6. Fondé par Maxime Blocq-Mascart.
  7. Agent français de la Gestapo.
  8. Sa sœur Jeanne Le Balle est l'épouse d'Eugène Motin, docteur à Bais, né en 1870.
  9. Michel Desrues, Magali Eve, Mémorial de la Mayenne, 1940-1945 : fusillés, massacrés, morts aux combats de la libération, p. 24-56, éd. Direction départementale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de la Mayenne, 2001, (ISBN 2951224540)
  10. « Présentation de l'Association Henri Capitant des amis de la culture juridique française », sur http://www.henricapitant.org (consulté le 20 juillet 2016)

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]