Maxime Blocq-Mascart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Maxime Blocq-Mascart, né le à Paris 8e et mort le à Saint-Cloud[1], est particulièrement connu pour son rôle dans la Résistance intérieure française, où il a été l'un des dirigeants de l'Organisation civile et militaire (OCM) et l'un des cinq membres du bureau du Conseil national de la Résistance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Maxime Blocq-Mascart est né le à Paris. Orphelin très jeune, il a été adopté par son oncle, officier de marine. Incorporé dans l'armée le , il est affecté au 10e régiment du Génie puis transféré au 13e régiment d'artillerie le avec le grade de maréchal des logis. Le , il passe au 27e régiment de Dragons avant d'être détaché le au 1er groupe d'aviation à Dijon. Breveté pilote militaire de l'école d'Avord en , il est détaché à l'escadrille 231. Démobilisé le , Maxime Blocq-Mascart se retire à Paris au 55 rue de Lille et fait ses études à l'École libre des Sciences politiques.

L'entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Après plusieurs stages effectués dans des banques et des établissements industriels, il devient expert près la Chambre de Commerce de Paris puis prend la direction du Service d'études économiques d'un groupe industriel au 55, avenue George-V à Paris. Il s'engage en 1925 dans la Confédération des travailleurs intellectuels (CTI) dont il est le vice-président en 1939. A la veille de la guerre, est le secrétaire général de la revue Europe nouvelle.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Guerre de 1940[modifier | modifier le code]

Le , il est affecté spécial au titre des produits chimiques de Mareil-sur-Mauldre (Seine-et-Oise) puis est démobilisé le à Clermont-Ferrand où l'exode l'avait mené.

Résistance[modifier | modifier le code]

De retour à Paris le , il forme un premier noyau de résistance avec ses amis de la CTI, parmi lesquels le professeur Sainte-Lagüe[2]. Ce premier noyau fusionne en avec le Mouvement des classes moyennes, dont le siège est situé au 5 rue Logelbach, dirigé notamment pas Jacques Arthuys, lui-même en contact avec le colonel Heurtaux. Ce groupement donne naissance à l'Organisation civile et militaire (OCM) au printemps 1941.

Blocq-Mascart, dit "Maxime", "Baudin" ou encore "Féry", prend la direction du bureau civil de l'état-major de l'OCM. Membre du comité directeur de l'OCM, Maxime Blocq-Mascart veut donner un programme politique au mouvement et prend part à l'élaboration d'un projet de réforme constitutionnelle et administrative préconisant un régime présidentiel. Il publie plusieurs articles et chroniques dans Les Cahiers de l'OCM. En 1941, il prend contact avec Jean Cavaillès (Libération-Nord) et avec le Parti communiste clandestin. En avril-, il rejoint le réseau Centurie que le colonel Remy vient de former avec l'OCM.

Le , il participe à la première réunion du Comité de coordination de zone Nord. En mai, il refuse de siéger au Conseil national de la Résistance (CNR) pour marquer l'hostilité de l'OCM à la présence en son sein des partis politiques. Le , Blocq-Mascart échappe à la Gestapo et entre dans la clandestinité. Vice-président de l'OCM jusqu'à l'arrestation de Touny en , il en prend la direction à compter de cette date jusqu'à la Libération. Il sera plus notamment chargé des sujets administratifs et sociaux et du dossier des prisonniers et des déportés.

Jusqu'à la fin de l'année 1943, il ne cesse de critiquer les organismes créés par Jean Moulin. Il participe cependant aux réunions du Conseil national de la Résistance (CNR), où il remplace Jacques-Henri Simon, et en devient le vice-président en . Membre du bureau permanent du CNR où il représente les trois principaux mouvements de Zone Nord (OCM, CDLL et CDLR), il fait partie des partisans de la trêve lors de l'insurrection parisienne.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Délégué par le CNR à l'Assemblée consultative provisoire, Maxime Blocq-Mascart est l'un des fondateurs du Parisien Libéré qu'il dirige jusqu'en 1947 et qui apparaît comme l'organe officieux de l'OCM. Il publie alors des Chroniques de la Résistance, suivies d'études pour une nouvelle Révolution française par les groupes de l'O.C.M. Paris, Editions Corrêa, 1945.

Après la Libération, il exerce des fonctions importantes dans les jurys d'honneur et les commissions de reconnaissance de la Résistance. Président de la Fédération nationale des centres d'entraide des internés et déportés politiques puis de l'Entraide française, Maxime Blocq-Mascart s'occupe activement des familles de déportés. Il est aussi cofondateur de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance. Membre du comité consultatif constitutionnel en 1958, il est conseiller d'Etat jusqu'en 1962.

Décorations[modifier | modifier le code]

Ruban Décoration
Croix de guerre 1939-1945 with palm (France) - ribbon bar.png Croix de guerre 1939-1945, avec Palme
Medaille de la Resistance avec rosette ribbon.svg Médaille de la Résistance
Legion Honneur GO ribbon.svg Grand officier de la Légion d'honneur
Croix du Combattant Volontaire de la Resistance ribbon.svg Croix du combattant volontaire de la Résistance

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de Paris en ligne, acte de naissance N° 8e/1672/1894, avec mention marginale du décès
  2. Guillaume Piketty, article Maxime Blocq-Mascart, dans Dictionnaire historique de la Résistance, dir.François Marcot, Robert Laffont, 2006, p. 366-367

Liens externes[modifier | modifier le code]