Robert Breer

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Robert Breer
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Robert Carlton Breer
Nationalité
Activité
Distinction

Robert Breer est un artiste et réalisateur de films d'animation expérimental américain né le à Détroit dans le Michigan et mort le à Tucson[1].

D'abord peintre, il pratique l'abstraction géométrique dans les années 1950 puis réalise des films d'animation avant-gardistes dans la décennie suivante. Il a par ailleurs eu une importante activité de sculpteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Breer né à Detroit en 1926. Son père Carl est ingénieur travaillant alors pour l'entreprise Chrysler. Plus tard il adaptera une caméra Bollex 16mm pour filmer en 3D.

Robert suis ses traces et effectue des études d’ingénieur mais se tourne rapidement vers des études d'art à l'université de Standford, en Californie. Dans les années 1940, il débute sa carrière de peintre. Ses années d'études sont pour lui l'occasion de peindre quelques affiches figuratives pour l'armée américaine mais c'est vers l'abstraction qu'il se tournera[2]. Il emménage à Paris en 1949 après avoir obtenu son diplôme et rejoint la Galerie Denise René. Il commence à produire des œuvres influencés par les artistes néo-plasticiens, tel que Piet Mondrian et Vasarely. En 1955, il participe à l’exposition Le mouvement organisé par Denise René et Vasarely[3]. Ses années à Paris son pour lui l'occasion de découvrir de plus près les artistes qui l'influence, Klein, Tinguely ou Soto mais aussi les cinéastes de l'avant garde européenne, Viking Eggeling, Walter Ruttman ou Hans Richter et leurs films d'animations abstraits.

Cette époque marque ses premiers pas dans le cinéma expérimental et il débute, en 1952, sa première série de films, Form phases, qui, usant de collage et peinture sur diapositives projetées et re-filmées, déploie des formes géométriques en mouvement[4]. Ses films sont alors des jeux de mouvements. Par des techniques de filmage image par image, il anime, lignes et formes, recrée l'illusion d'un déplacement et compose, comme ses œuvres plastiques, une abstraction de formes géométriques. Néanmoins, il intègre aussi dans ses premiers films, nombres de transformations d'objets dont les lignes se décomposent pour reformer un nouvel objet comme dans Form phase IV. Une rythmique fluide et une rhétorique de l'image qui fait de lui au milieu des années 1950 un cinéaste reconnu de l'avant garde[5].

De retour aux États-Unis au début des années 1960, il co-fonde en 1962, avec Jonas Mekas, la Film-Makers' Cooperative de New York (en), une coopérative d'artiste, pour facilité la distribution des films de cinéma expérimental[6].

Son travail s'étoffe par la réalisation de sculptures. En 1965 il appose des roulettes sous des blocs de polystyrènes, de mousse et autres matériaux. Il crée alors ce qu'il appellera les Floats, des sculptures mobiles animés, parfois par la force d'un moteur[7]. Les sculptures flottantes de Breer sont de tailles et couleurs variées mais sont conçues dans un style minimaliste.

Il met au point, dans les années 1970, de nouvelles techniques d'animations et aborde aussi la rotoscopie. Son travail filmique, toujours aussi présent, s'étoffe.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1952 : ''Form Phases I, 2 min, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1953 : Form Phases II, 2 min, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1953 : Form Phases III, 3 min 20 s, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1954 : Form Phases IV, 4 min, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1954 : Un miracle, 1 min, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1957 : Recreation, 2 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1657 : A Man and his dog out for air, 3 min, 16 mm, n&b, sonore
  • 1957 : Jamestown Baloons, 6 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1959 : Eyewash, 3 min, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1960 : Homage to Jean Tinguly's / Homage to New York, 9 min, 16 mm, n&b, sonore
  • 1961 : Blazes, 3 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1962 : Pat's Birthday, 13 min, 16 mm, n&b, sonore
  • 1962 : Horse over tea kettle, 8 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1863 : Breathing, 5 min, 16 mm, n&b, sonore
  • 1964 : Fist Fight, 11 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1966 : 66, 5 min, 16 mm, couleur
  • 1968 : PBL #2, 1 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1968 : 69, 5 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1970 : 70, 4 min 30 s, 16 mm, couleur, silencieux
  • 1972 : Gulls and Buoys, 6 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1973 : Fuji, 9 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1976 : Rubber Cement, 10 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1977 : 77, 10 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1978 : LMNO, 10 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1979 : T.Z., 9 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1980 : Swiss Army knife with rats and pigeons, 7 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1982 : Trial Balloons, 6 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1986 : Bang!, 8 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1989 : A Frog on the swing, 5 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1993 : Sparkill Ave!, 5 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 1997 : Time Flies, 5 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 2000 : Atoz, 5 min, 16 mm, couleur, sonore
  • 2003 : What goes up, 5 min, 16 mm, couleur, sonore

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. William Grimes, « Robert Breer, Pioneer of Avant-Garde Animation, Dies at 84 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  2. (en) William Fowler, « Robert Breer obituary », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  3. « Robert Breer, films, », sur www.galeriethomasbernard.com (consulté le 28 décembre 2016)
  4. « Robert Breer », sur www.macval.fr (consulté le 28 décembre 2016)
  5. « Robert Breer, Kinetic Poet of the Avant-Garde - Harvard Film Archive », sur hcl.harvard.edu (consulté le 28 décembre 2016)
  6. « History | The Film Makers Cooperative », sur film-makerscoop.com (consulté le 29 décembre 2016)
  7. « CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux - Site officiel | Robert Breer », sur www.capc-bordeaux.fr (consulté le 29 décembre 2016)