René Rascalon

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René Rascalon
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René Rascalon, né le à Alès, est un résistant français originaire du Gard. En tant que résistant, il est mieux connu sous le pseudonyme d'« Alais » (qui est le nom archaïque de sa commune de naissance).

Activités de résistant[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est artisan plombier à Nîmes (il vit dans le quartier dit de l'Eau Bouillie). Son domicile devient rapidement le lieu de réunion d'un groupe de sept patriotes nîmois refusant la défaite de juin 1940. L’objectif du groupe est de contrer la propagande de Vichy, en particulier auprès des ouvriers dans les chantiers du bâtiment. Avec eux, il organise des sabotages (notamment des sabotages des véhicules du Service d'ordre légionnaire) et des manifestations. Par exemple, le , René Rascalon et ses camarades participent à un rassemblement près du monument aux morts de Nîmes, malgré l'interdiction préfectorale. La radio de Londres avait peu avant invité à commémorer cette date.

Dès début 1943, Rascalon cache des réfractaires au STO chez lui, puis les emmène au Mas Rouquette à Saumane dans les Cévennes : c’est le début du premier maquis des Cévennes. Nommé chef départemental des maquis, il s’occupe de ravitailler le maquis qui se déplace à plusieurs reprises (notamment en Lozère, à 1 200 mètres d'altitude, dans des conditions difficiles). Ce maquis compte jusqu'à 120 hommes, dirigés par Jean Castan. Mais le 2 juillet 1943, il se fait attaquer ; le bilan s'élève à 7 morts et 39 prisonniers. Après cela, le maquis fusionne avec celui de Lasalle.

En juillet 1944, René Rascalon est un des chefs de l’Aigoual-Cévennes.

Il décède en 1982.

Références[modifier | modifier le code]