Raymond Massiet

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Raymond Massiet
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Raymond Massiet Durand de Keguelin de Rozières, né Raymond Durand le à Paris et mort le , est un résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie personnelle[modifier | modifier le code]

Né à Paris le , Raymond Durand est le fils de Paul Durand, boucher et de Louise Massiet[1], dont il prend le nom dans la Résistance.

Élevé chez les jésuites, il adhère à 17 ans à l'Action française et aux Camelots du Roi[2].

En 1935, il ouvre une école privée, le cours Frédéric Le Play, avenue de La Bourdonnais. Le , il épouse Monique de Loynes de Fumichon[1].

En 1953, il acquiert moyennant finances le nom de Keguelin de Rozières qu'il adjoint au sien en étant adopté par Marie Clémentine Descormiers, veuve Keguelin de Rozières qui, sans enfant et sans ressources, choisit ce moyen pour se constituer une rente[3].

Résistance[modifier | modifier le code]

Après l'armistice de 1940, il fonde de petits groupes de résistants qui seront rattachés en au réseau Ceux de la Résistance que dirige Jean de Vogüé.

Chef d'état-major des FFI pour la Seine, Raymond Massiet, alias commandant Dufresne, prend le contrôle de Paris-Soir le pour faire paraître les journaux de la Résistance. Il dirige ensuite les combats pour la Libération de Paris dans les Ve et VIe arrondissements.

Il est fait compagnon de la Libération[2] par décret du .

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Partisan de l'Algérie française, il projette, le , à deux jours du procès de Roger Degueldre, d'attaquer le convoi du futur condamné sur le chemin du tribunal ou de la future exécution, pour le faire évader[4]. Mais il est arrêté avant la réalisation de son plan et purge une peine de prison à Fresnes[2].

Libéré pour bonne conduite, il termine sa vie dans son château du Gué-Péan à Monthou-sur-Cher où il meurt le .

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • La préparation de l'insurrection et la bataille de Paris, Payot, Paris, 1945, préface de Jean de Vogüé
  • Le carnaval des libérés ou le Drame de ceux qui se disaient Français, Ed. Vautrain, Paris, 1952

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b État civil de Paris - Acte de naissance no 2048, archives.paris.fr, cote 6N 248, vue 23/31
  2. a b et c Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération
  3. Arrêt Cour d'appel d'Orléans, Chambre civile section 2,
  4. Témoignage d'Olivier Sers, in Bastien-Thiry, collection Qui suis-je ?, Pardès, 2018 p. 75-76.

Liens externes[modifier | modifier le code]