Raymond Brugère

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Raymond Brugère
Raymond brugère en tenue d'ambassadeur.JPG
Raymond Brugère à Bruxelles en 1945.
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Charles Henry Raymond BrugèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions

Charles Henri Raymond Brugère, fils du général Joseph Brugère, était un diplomate français né le à Orléans et décédé le à Châtenoy (Loiret).

Marié à Denise Témoin, fille du chirurgien renommé, Daniel Témoin (officier de la Légion d'honneur) et petite-fille d'un autre ambassadeur de France (Portugal et Italie), Albert Billot (grand officier de la Légion d'honneur).

Raymond Brugère fut licencié en droit, diplômé de l'École des sciences politiques et ancien élève de l'école Monge.

Carrière[modifier | modifier le code]

  • Attaché d'ambassade au cabinet du ministre des affaires étrangère le 17 mai 1911
  • 3e secrétaire à Pékin 1er août 1912
  • Lieutenant des chasseurs à cheval en 1914, il passe ensuite aux Chasseurs d'Afrique et participe à l'expédition des Dardanelles et est blessé en Serbie (cité à l'ordre du régiment le 23 septembre 1914)
  • 3e secrétaire à Madrid 11 mars 1916
  • 3e secrétaire à Copenhague 22 février 1918
  • Différents postes au ministère à partir de mai 1919 (Direction des relations commerciales, détaché auprès du Commissaire général en Alsace-Lorraine, chef adjoint de cabinet du ministre)
  • secrétaire de 2e classe le 12 avril 1920
  • secrétaire de 1re classe à Constantinople 21 novembre 1924
  • Conseiller à Bruxelles le 16 décembre 1929 (il y fait la connaissance de Paul Claudel qui deviendra un ami)
  • Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire au Canada du 3 août 1934 au 26 août 1937
  • Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Yougoslavie le 26 août 1937. Démissionnaire le 17 juin 1940, refusant la défaite, il écrivit au Maréchal Pétain : « Représentant de la France dans un pays qui, jadis, a continué 3 ans la lutte à nos côtés sans avoir gardé la moindre parcelle de son territoire, j'éprouve un serrement de cœur à la pensée que les Yougoslaves pourront légitimement dire que ce qu'ils ont fait, nous avons été incapables de l'entreprendre. Ma résolution est prise : je refuse de servir un gouvernement, fut-il présidé par le Vainqueur de Verdun, qui signerait la capitulation de la France. »[1]
  • Interné sur ordre de Vichy du 8 novembre 1942 au 8 juin 1944 (libéré par la résistance le 8 juin 1944)
  • Secrétaire général du Quai d'Orsay sous Georges Bidault le 21 septembre 1944, il n'y restera que trois semaines, n'ayant pas la même vision de la politique étrangère que son ministre. Devenu un grand ami de la Belgique lorsqu'il occupait des fonctions de conseiller d'ambassade, il y demandera son affectation. Le général de Gaulle accepta sa requête.
  • Ambassadeur de France en Belgique du 4 octobre 1944 à fin 1947.

Il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France en 1944 par décret du Général de Gaulle.

  • En 1947, il participe à la création du RPF et devient membre de son conseil national.

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Veni, vidi Vichy, en 1944, aux éditions Calmann-Levy
  • Veni, vidi Vichy… et la suite Témoignages, 1940-1945, en 1953, aux éditions des Deux-Rives
  • Hommages Français à Paul Hymans, collectif, Bruxelles, éditions de l'Avenue, 1944.
  • Mémoires d'outre-Monge, À l'ombre de l'Élysée en pleurs, éditions du Manuscrit, (1961)
  • Noblesse et rigueur du métier diplomatique, 1962
  • Courtes mais éblouissante vie ministérielle parallèles de Chateaubriand et Lamartine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf. son livre Veni, Vidi, Vichy - 1944
  • Famille Brugère
  • Annuaire diplomatique