Rassemblement pour la démocratie et le progrès social

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Ne pas confondre avec l'Union pour la démocratie et le progrès social, parti politique de RDC

Rassemblement pour la démocratie et le progrès social
(RDPS)
Image illustrative de l’article Rassemblement pour la démocratie et le progrès social
Logotype officiel.
Présentation
Président Jean-Marc Thystère-Tchicaya
Fondation 1990
Siège Pointe-Noire
Secrétaire général Julien Makoundi Tchibinda
Couleurs Vert
Représentation
Députés
3 / 151
Sénateurs
2 / 72

Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) est un parti politique de la République du Congo créé en 1990 par Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, et présidé depuis mai 2015 par son fils, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ministre des Hydrocarbures.

Il a notamment participé à l'élection présidentielle de 1992 où son président-fondateur, Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, remporte 5,8 % des voix.

Membre de l'opposition entre 1992 et 1997 sous Pascal Lissouba, il est pro-Sassou-Nguesso depuis 1997. Il était en 2015 la troisième force de la majorité, avec une trentaine d'élus (sénateurs, députés et conseillers confondus), avant de régresser en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) est créé en 1990 par l'homme politique Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Cette formation politique, basée à Pointe-Noire[1], a alors pour but de le soutenir dans ses ambitions politiques. Dès ses débuts, la base majoritaire du parti est principalement composée de Vili issus de la région du Kouilou, et le restera par la suite[2].

Afin de se faire connaître et de diffuser ses idées, le parti se dote en 1991 d'un journal bimensuel intitulé La Colombe, aujourd'hui disparu[3].

Le RDPS participe aux élections locales et nationales de 1992, mais les résultats ne sont pas ceux espérés : le parti n'obtient que 9 sièges à l'Assemblée nationale lors des élections législatives (et n'en obtiendra que 10 lors de l'élection anticipée l'année d'après), principalement dans le Kouilou et à Brazzaville. Jean-Pierre Thystère-Tchicaya participe également à l'élection présidentielle de 1992, mais ne remporte que 5,8 % des voix, arrivant 5e sur 15 candidats[2].

Durant la présidence de Pascal Lissouba (1992-1997), le RDPS fait partie de l'opposition et rejoint la coalition « Union pour le renouveau démocratique »[2].

Suite à la guerre civile et à l'arrivée au pouvoir de Denis Sassou-Nguesso en 1997, le parti devient membre de la majorité présidentielle, soutenant le Président à chaque élection. Il perd cependant graduellement de son influence, ne gagnant que 4 sièges lors des élections législatives de 2002 (son fondateur, député de Pointe-Noire, deviendra cependant président de l'Assemblée nationale), et 2 sièges lors des élections de 2007[2].

Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, président-fondateur du parti, meurt en 2008. Il est remplacé par le vice-président Bernard Mbatchi, qui devient alors président par interim. Ce dernier est élu président lors du 2e Congrès ordinaire du parti en avril 2009[4], sur fond de querelle avec Mabio Mavoungou-Zinga, qui finira par reconnaître sa légitimité en 2011[5].

Lors des élections législatives de 2012, le parti remporte 5 sièges[6]. En 2015, le parti était la troisième force de la majorité, avec une trentaine d'élus (sénateurs, députés et conseillers confondus)[1].

Afin de se choisir un nouveau président et de redonner de l'élan au mouvement, un congrès extraordinaire est organisé les 22 et 23 mai 2015. Il est cependant boycotté par certains cadres du parti, à cause du flou entourant son financement. Le fils du défunt fondateur, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, est seul candidat en lice pour la présidence : il est donc élu à la tête du RDPS. Durant ce congrès, le parti annonce également qu'il participera à l'élection présidentielle de 2016 avec son propre candidat, sans soutenir celui du parti présidentiel[1]. Il décide en outre de s'opposer au projet de changement de constitution porté par Denis Sassou-Nguesso, tout en acceptant de participer à un dialogue. À cette occasion, Bernard Mbatchi, le président sortant, remarque que l'alliance entre le RDPS et le parti présidentiel n'a pas profité au mouvement, car aucun de ses membres n'a été nommé ministre, préfet ou directeur général[7].

En août 2015, Jean-Marc Thystère-Tchicaya est nommé ministre des Hydrocarbures. Quelques mois plus tard, lors d'une session extraordinaire du comité directeur du RDPS tenue en février 2016, le parti annonce qu'il soutiendra finalement le candidat unique de la majorité présidentielle, et demande à Denis Sassou-Nguesso d'être ce candidat[8].

En mai 2017, le RDPS lance une campagne nationale d'adhésion au parti afin de renforcer sa base militante[9]. Mais plus tard cette même année, le parti régresse : il ne remporte que 3 sièges lors des élections législatives[10], et 2 sièges lors des élections sénatoriales.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Thystère-Tchicaya, président du RDPS depuis 2015 et ministre des Hydrocarbures

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Notes
Jean-Pierre Thystère-Tchicaya -
(18 ans)
Fondateur du parti
Bernard Mbatchi -
(10 mois et 6 jours)
Président par intérim
Bernard Mbatchi -
(6 ans et 27 jours)
Élu lors du 2e Congrès ordinaire du parti
Jean-Marc Thystère-Tchicaya Depuis le
(4 ans, 4 mois et 27 jours)
Élu lors du 1er Congrès extraordinaire du parti

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Congo-B: le RDPS aura un candidat à la présidentielle de 2016 », sur rfi.fr,
  2. a b c et d (en) John F. Clark et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Republic of the Congo, Scarecrow Press, coll. « Historical Dictionaries of Africa », , 570 p. (ISBN 9780810879898, lire en ligne), p. 386-387
  3. Gilles Alain Diamouangana, « Vie et mort des médias au Congo-Brazzaville (1989-2006) : contribution de La Semaine Africaine à l'émergence d'un espace public » [PDF], sur tel.archives-ouvertes.fr,
  4. Louis Mangoyo, « Qui est Docteur Bernard Mbatchi, nouveau Président du RDPS », sur congo-sphere.over-blog.com,
  5. Equateur Denis Nguimbi, « Coup de théâtre au R.d.p.s : Mabio Mavoungou-Zinga reconnaît Bernard Mbatchi comme président du parti », sur lasemaineafricaine.net,
  6. (en) « 13e législature », sur everypolitician.org (consulté le 28 décembre 2018)
  7. « Congo-Brazzaville: le RDPS dit «non» au changement de la Constitution », sur rfi.fr,
  8. Roger Ngombé, « Élection présidentielle : Le RDPS promet de soutenir la candidature de Denis Sassou N’Guesso », sur adiac-congo.com,
  9. « RDPS : Lancement à Brazzaville de la campagne nationale d’adhésion au parti », sur lasemaineafricaine.net,
  10. Hugues Prosper Mabonzo, « Élections législatives : le MCDDI grand perdant et le RDPS régresse », sur adiac-congo.com,
  11. Hugues Prosper Mabonzo, « Vie des partis : le RDPS met en place les bureaux des sous-sections », sur adiac-congo.com,

Articles connexes[modifier | modifier le code]