Vili (peuple)

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Vili
Populations significatives par région
Drapeau de la République du Congo République du Congo 100 000
Drapeau du Gabon Gabon 20 000
Autres
Langues vili

Les Vili forment un peuple d'Afrique centrale, établi au sud-ouest du Gabon, en République du Congo et en République démocratique du Congo. C'est un sous-groupe des Kongos[1].

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Femmes bavili (Moyen Congo, 1924).

Selon les sources et le contexte, on observe plusieurs formes[2] : Bavili, Bavilis, Fiote, Ivili, Loango, Vilis. Le terme fiote (« noir »), utilisé par les colons portugais, est aujourd'hui jugé péjoratif[3].

Langue[modifier | modifier le code]

Ils parlent le vili, une langue bantoue dont le nombre de locuteurs était estimé à 50 000 en 2010. Environ 45 000 ont été dénombrés en République du Congo et 5 000 au Gabon[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les Vili, tout comme les Yombé (ethnie la plus proche culturellement et géographiquement des vili)[5], les Lumbu, les Vungu, les Punu et les Kugni, formaient les composantes ethniques de l'ancien Royaume de Loango. Il y eut aussi des métissages avec des populations pygmées Babenzi, Babinga ou Baka.

Au xvie siècle, la dynastie des Bawoyo, à laquelle appartient la puissante confrérie de forgerons des Buvandji, menée par Njimbe, et s'appuyant sur une armée de guerriers, s'impose aux populations locales sur la côte de Loango. Selon plusieurs sources, comme l'explorateur anglais Andrew Battell (en)[6], présent dans la région vers 1610, le Hollandais Olfert Dapper[7], ainsi que le commerçant anglais R. E. Dennet (en)[8], Njimbe serait le fondateur du Royaume de Loango et son premier souverain avec un règne qui aurait duré environ soixante ans.

Carte du Golfe de Guinée, Congo) - Bonne 1770.

Initialement, province du Royaume du Kongo (Kongo dia Nthotila), le Royaume de Loango, en compagnie des deux provinces de Ngoyo et du Kakongo, s'était affranchi au xvie siècle et occupait un vaste territoire allant de la région de Setté Cama au Gabon, à l'actuel Cabinda au sud, du Massif du Mayombe à l'est aux confins du Royaume d'Anzico et de l'océan Atlantique à l'ouest, où se trouvait la capitale Bwali.

Un proverbe illustre bien la communauté d'origine des trois provinces sécessionnistes, ainsi que le rôle religieux du Roi de Ngoyo. Il s'agit de : Makongo nuni, Mangoyo nthomi, Maloangu nkasi qui signifie littéralement « Le Makongo est le mari, le Mangoyo le prêtre (gardien et officiant du sanctuaire tchibila du Dieu Bunzi) et le Malwangu la femme ».

La famille régnante était issue de l'ethnie vili, plus précisément des clans Kondi et Nkata. Cet État disposait d'une organisation sociale et politique avec un roi, un gouvernement et des gouverneurs de ses sept provinces. La forte hiérarchisation politique permit à certains chroniqueurs[Qui ?] d'établir une analogie avec les sociétés féodales de l'Europe médiévale. Au Loango de l'époque prévalait déjà un mécanisme électif, notamment dans la désignation du futur souverain.

De l'histoire du Royaume de Loango, il ne reste aucune trace visible. Pourtant, il a très tôt effectué des échanges avec les Européens, Portugais pour la plupart, évadés des bagnes ou anciens trafiquants de bois d'ébène. Des Allemands, des Anglais, des Hollandais, avaient ouvert des factoreries aux environs des plus gros villages[9].

La colonisation française[modifier | modifier le code]

De 1849 à 1944[modifier | modifier le code]

La fin du xixe siècle marque le début de la décadence du Royaume de Loango. Celui-ci subit les dommages collatéraux de la rivalité des Européens en Afrique Centrale, notamment entre Pierre Savorgnan de Brazza et Henry Morton Stanley[9]. Afin de s'assurer le contrôle unilatéral de la façade martime du Congo et du Gabon, la France impose des traités aux autorités traditionnelles.

En 1849, à la faveur de l’arraisonnement par la marine française, du navire négrier brésilien Elizia ou Ilizia, une trentaine d'esclaves Vili, Lumbu, Yaka ou Bongo, après un séjour de trois ans au Sénégal, furent installés définitivement dans l'estuaire du Komo. Cet incident marqua la naissance de Libreville, la capitale politique du Gabon, à l'image de Freetown en Sierra Leone[10].

Le Mâ Loango Manimakosso-Tchinkosso, affaibli par le blocus de la côte établi par l'aviso Sagittaire, empêchant tout contact entre les villages, fut contraint de capituler. Le 12 mars 1883, il signe avec le lieutenant de vaisseau Robert Cordier, un traité[11] de souveraineté, de commerce et de cession du territoire, en présence des négociants portugais Manuel Saboga et français Ferdinand Pichot. Par ailleurs, le pouvoir central du Mâ Loango s'estompe au profit de potentats locaux. Certains d'entre eux, parmi lesquels André Moé-Loemba (autochtone élevé par les missions portugaises, fondateur du village de Tchimbamba), Mamboma Makosso, Mvumvo Lucieno et Matchimbamba paraphent, le 21 juin 1883, le traité de Punta-Negra[11], avec le même lieutenant de vaisseau Cordier, permettant à la France de prendre possession de ce territoire,

Pas moins de 289 traités[11] ont été signés par le royaume de Belgique entre 1883 et 1884 dans la conquête de la vallée du Kouilou-Niari, territoire cédé à la France lors de la conférence de Berlin en 1885. Celle-ci entérine l'ensemble de ces traités faisant de la France le maître absolu de la partie de l'Afrique centrale allant de la rive droite du fleuve Congo jusqu'aux confins du Gabon, achevant ainsi le partage de l'Afrique entre les puissances coloniales. Le contrôle des bases côtières a également permis le départ de nombreuses expéditions qui s'enfoncèrent jusqu'au Tchad voire au Soudan (Fachoda).

Loango, la capitale, abrite alors le gouvernement et les institutions officielles, gérant le commerce intérieur et extérieur. C'est le seul débouché des pistes caravanières vers l'océan. À l'emplacement de Pointe-Noire, l'actuelle capitale économique, on dénombre quelques villages de pêcheurs comme M'Bou Mvou-Mvou (emplacement du Novotel sur l'avenue Charles de Gaulle), M'Boukou (actuel quartier Mouyondzi).

Les quartiers périphériques actuels de Pointe-Noire ne sont alors que des villages : Loandjili, Siafoumou, Tchimbamba, Mpita, Tchimani...

En 1897, l'achèvement de la ligne de chemin de fer entre Matadi et Léopoldville (Kinshasa), mais surtout la fondation de Pointe-Noire en 1922, dans la perspective de la construction d'un port en eau profonde et d'une ligne de chemin de fer, va précipiter le déclin de la capitale Loango. En effet, sa baie avec son faible tirant d'eau ne permet pas le débarquement des navires pour le trafic des personnes et des marchandises. Loango n'accueille alors plus que les sépultures des nobles Vili et des colons.

Par ailleurs, les chantiers du port et du C.F.C.O vont pousser les hommes dans la force de l'âge à émigrer vers Pointe-Noire. Excepté le petit village de pêcheurs de Ndjindji, ce sont les travailleurs de ces deux chantiers qui vont constituer l'essentiel de la population indigène pontenégrine. La ville voit également arriver des populations attirées par les emplois induits. Ce sont notamment les commerçants venant du Gabon, du Dahomey, du Togo et du Ghana[12].

Les colonisateurs français, soucieux d’éviter les conflits avec les autochtones se réservent les zones de marécages, impropres à l’agriculture et vides de population. Ils reconnaissent également le droit coutumier : la terre non fertile appartient à toute la communauté.

Le besoin en main d'oeuvre provoque l’arrivée massive de populations de l’intérieur (que les autochtones appellent bilanda lail, « suiveurs du rail ») ; leurs besoins en logement contribuent au développement de la cité.

Les vilis, qui étaient jusqu'alors les seuls habitants de la contrée, doivent désormais partager le foncier et le travail avec les populations allochtones. Ils voient leur aire d'habitat diminuer au gré de l'atomisation du royaume.

Le Kouilou, en plus d'être une terre d'immigration, est aussi une terre d'émigration et d'expatriation pendant la colonisation. La création de plantations de café et de cacao à Fernando Po et à Sao Tomé, le portage, la scolarisation et la perspective de recevoir un salaire provoquent un départ non négligeable de la main d'œuvre locale vers Brazzaville, le Gabon et l'Oubangui.

Par ailleurs, les Vili, par opposition aux Yombé, sont moins attachés à la terre en raison de leur vocation commerçante et de leur positionnement comme intermédiaires entre les populations de l'hinterland et les trafiquants européens[13].

Tous ces flux migratoires vont provoquer un important exode rural, accentuant le vieillissement et le déséquilibre des sexes. Le dépeuplement continu de Bwali, la capitale de l'ancien Royaume de Loango en est l'illustration.

La conjonction des épidémies de variole et de trypanosomiase, ainsi que l'utilisation du poison d'épreuve (ordalie) pour désigner les coupables, notamment de mort suspecte, contribuent également à la diminution de la population des descendants du Royaume de Loango.

De 1945 à 1960[modifier | modifier le code]

La France sort exsangue de la seconde guerre mondiale. Elle met en place, grâce à une Assemblée Constituante, de nouvelles institutions pour relancer l'activité politique du pays. La représentativité de la France est alors étendue aux territoires d'Outre-Mer comme l'A.E.F., dont les autochtones ont la possibilité d'élire des représentants. Alors que les vieilles colonies comme les Antilles élisent leurs députés au suffrage universel, l'A.E.F. et l' A.O.F. disposent de deux collèges électoraux distincts: le premier réservé aux citoyens métropolitains et le second aux autochtones, non citoyens. Le Gabon et le Moyen-Congo, à cause de leur faible population, constituent une seule circonscription électorale.pour l'élection d'un député pour ce second collège[14].

Le 7 décembre 1945, après un second tour, Jean-Félix Tchicaya est élu membre de l'assemblée, devant respectivement Hilaire Aubame, Jacques Opangault, Issembé et François-Moussa Simon. Etre né à Libreville, lieu d'émigration de son père, le tailleur Makosso Tchicaya a permis au vainqueur de prendre le dessus sur ses concurrents y compris sur les candidats gabonais. Outre le fait qu'il ait travaillé au Gabon et développé de solides amitiés, il a bénéficié des suffrages des Vili et Lumbu de la Ngounié, et de l'Ogooué-Martime. Toutefois, la rivalité entre le Moyen-Congo et le Gabon, ainsi qu'entre les Vili et les Mpongwé, les deux premières ethnies des deux contrées à avoir été en contact avec la civilisation occidentale va entraîner la séparation en deux circonscriptions distinctes.

En 1946, Jean-Félix Tchicaya fonde son parti le PPC (Parti Progressiste Congolais) en compagnie de jeunes cadres comme Joseph Pouabou ou Robert Stéphane Tchitchelle. Ce dernier, bras droit du fondateur, sera le principal animateur du parti à Pointe-Noire et au Kouilou. Il rallie autour de lui, tous les cheminots du C.F.C.O. En 1956, il se brouille avec son mentor et rejoint l'abbé Fulbert Youlou pour fonder l' U.D.D.I.A. (Union Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains). Ce dernier parti prend le leadership politique sur le PPC et permet, à Stéphane Tchitchelle de devenir le premier maire autochtone de Pointe-Noire. Il occupe plusieurs postes ministériels. Le 28 juillet 1960, il fait partie de la délégation congolaise qui a signé les accords de Matigon, assurant le transfert de compétences des autorités françaises aux autorités congolaises[15].

La perte d'influence du PPC va coïncider avec le transfert de la capitale du Moyen-Congo de Pointe-Noire vers Brazzaville. Ainsi, toutes les décisions administratives, politiques et économiques de Pointe-Noire sont prises dorénavant à Brazzaville.

Culture[modifier | modifier le code]

A l'échelle de la sous-région de l'Afrique centrale, la République du Congo est l'un des états les plus ouverts aux populations allogènes. De même, si l'on compare toutes les ethnies de ce pays, le peuple Vili, nonobstant son patrimoine ancestral riche, et en partie de par son implantation spacio-temporel sur le littoral atlantique, est celui qui a été le plus perméable à la civilisation occidentale.Cela n'est pas sans conséquence sur la pérennité de la langue Vili et par voie de conséquence sur celle de la culture traditionnelle dont elle est le support. L'industrie de la forge, du tissage des étoffes les plus chatoyantes, des œuvres d'art, jadis maîtrisées par les artisans Vilis sont tombées dans l'oubli des jeunes générations[16].

Le niveau d'acculturation actuel du peuple Vili est tel qu'on a coutume d'entendre les ressortissants de cette ethnie affirmer, sans doute à tort "Nvili tchibaamba" qui peut être traduire par "le Vili est un blanc"[16]. Cela à priori, parce que les Vili ont été parmi les premières populations de la région à échanger avec les Occidentaux.

Ceci est d'autant plus préoccupant car un des critères indispensables à l'épanouissement d'une société, à savoir la transmission générationnelle entre les anciens et les plus jeunes est en panne, voire définitivement rompue[16] Cela est bien illustré dans la nouvelle "L'or des femmes"[17] de Mambou Aimée Gnali. où les jeunes gens, femmes et hommes, captifs de la tradition, doivent laisser la part belle aux hommes mûrs et issus de familles nobles.

Le peuple Vili a en effet, toutes les difficultés à faire la synthèse entre son illustre passé et les défis du XXIe siècle.

Un des facteurs aggravants de cette situation est que la langue Vili comme la plupart des langues bantoues est basée sur l'oralité. De ce fait, peu de preuves de l'ancienneté et de la richesse de la culture Vili subsistent; si ce n'est dans les musées occidentaux. Ce qui est il faut l'avouer paradoxal.

Déjà en 1973, l'ethnologue F. Hagenbucher-Sacripanti[5] constatait cette acculturation avancée et cette perte quasi irrémédiable des traditions religieuses et historiques.

De tout ce qui précède, la culture Vili parait bien délabrée et si rien n'est fait pour sauver ce qui peut encore l'être, elle est amenée à disparaître comme tant d'autres riches civilisations avant elle.

Les Vili de la côte, ceux de la région de Bwali et plus particulièrement de Diosso, imbus de leur primauté traditionnelle dans le royaume ont de tout temps développé un complexe de supériorité vis-à-vis des populations de l'intérieur, y compris les Vili situés le long de l'actuelle ligne de chemin de fer. Cela engendre encore aujourd'hui des inimitiés et des rancunes sur le plan politique et dans le jeu des alliances électorales.

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

Dès 1950, dans sa quête des instruments musicaux des vilis et dans ses échanges avec le Maloango Moe-Poaty III et l'interprête Mpembelo, le musicologue H. Pepper constatait l'exceptionnelle rareté de la matière musicale. Il déplorait également la disparition des instruments traditionnels au profit des instruments modernes comme la guitare, l'harmonica ou l'accordéon[18].

Les instruments répertoriés sont:

  • le balafon
  • nsambi[19] (équivalent du ngwomi ou lukombe chez les téké et les mbochi): sorte de luth avec cinq cordes en fils de palmiers sur lesquels on joue avec les deux pouces.
  • casuto: pièce de bois creux couvert d'une planche de bois en forme d'échelle. On racle dessus avec un bâton.
  • embouchi: instrument royal et princier en ivoire, composé de plusieurs pièces percées s’emboîtant l'une dans l'autre et de la longueur d'un bras
  • tchkongo tchiungu ou ngondji (longa chez les Fiote du Cabinda: deux sonnettes de fer reliées par un fil d'archal en forme d'arc. On émet des sons en frappant au moyen de deux baguettes. Les princes utilisaient cet instrument pour annoncer sa volonté de parler à son peuple
  • dungu: tam-tam de forme allongée comme un fût mince pouvant atteindre deux mètres, bouché à chaque extrémité par une membrane en peau d'animal, Une baguette était utilisée pour frapper et obtenir des sons. Il est muni d'une poignée[20].
  • ngoma: Autre tam-tam
  • nkôoko: le plus petit des tambours, il mesure 40 centimètres environ et est maintenu sous le bras tandis qu'on bat la mesure avec la paume de la main libre
  • ndundu: trompe en corne d'antilope

Les derniers dépositaires des instruments de musique traditionnelle ont été les si-nganga (guérisseurs ou féticheurs qui sont à la fois enchanteurs et devins). Ces derniers les utilisaient dans les cérémonies rituelles du nkissisme[18].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Les statuettes à lames et à clous sont caractéristiques de la sculpture vili[21].

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La tchikumbi (la nubile)[modifier | modifier le code]

Les femmes Vili ont par le passé eu cette réputation d'être de bonnes épouses et de savoir tenir un foyer. Cela était grandement dû à l'observance du rituel du Tchikumbi.

Le Tchikumbi est un rite ancestral d'initiation et de fécondité, marquant le passage de la jeune fille, de l'enfance à l'âge nubile. Ce rituel pratiqué à l'origine par tous les peuples de la branche nord du Royaume Kongo, n'est plus pratiqué que par les Vili du Congo et les Woyo du Cabinda. Les Portugais en découvrant cette pratique la qualifièrent sous le vocable de "casa das tintas[23]"[24] (la maison des peintures), à cause de la couleur rouge dont la case et les vêtements des tchikumbi étaient recouverts.

C'est l'apparition des premières menstrues chez la jeune fille qui donne le départ de ce rite. Pendant cette période de claustration qui dure de quelques mois à deux ans, une matrone et son entourage, enseignent à la tchikumbi, les interdits et les obligations que la collectivité Vili attend d'elle en tant que membre à part entière, future épouse et future mère[20]. La tchikumbi est confinée dans une case avec des filles de son âge, appelées les bana-bankama. Elle doit en sortir vierge, de peur de s'attirer les foudres de la collectivité et de jeter l'opprobre sur sa famille.

Lorsqu'une jeune fille entre en tchikumbi, c'est qu'un prétendant s'est manifesté ou alors, les familles se sont mis d'accord pour unir un homme et une jeune fille de leurs familles respectives.

La durée de la claustration était fonction de la rapidité avec laquelle, le fiancé avait construit la case dans laquelle, il alliait accueillir sa future épouse. En plus d'équiper son logement, il fallait préparer la dot, les vêtements, et les ustensiles de cuisine à remettre à la belle-famille. Cette capacité de réaction était le fait de notables bien établis qui épousaient les jeunes filles au grand dam des jeunes gens, qui devaient patienter quelques années plus tard, sauf s'ils étaient issus de famille aisée[17].

Le tchikumbi est l'occasion, d'une fête familiale d'abord chez la future mariée qui en sort honorée et ensuite dans l'affirmation de l'alliance entre les futures belles familles. C'est occasion de victuailles, de danses et de chants[25] notamment, le soir, une fois les travaux champêtres terminés. On célébrait ainsi l'introduction d'une nouvelle femme dans le clan, capable d'enfanter et de perpétuer la lignée familiale.

Les éléments de parure indispensables pour le cérémonial sont:

  • Tukula: poudre à base de racines de padouk (tchisesa ou sonukamini chez les Woyo de Yabi au Cabinda ) pour embellir la peau
  • Luandu (tapis) et N'kuala ou Luvubi (nattes): serviront de couchettes à la tchikumbi
  • Masani: grande et petite jupe de toile blanche imbibées d'huile de palme et de tukula
  • Mpufa: cache-seins ornés de boutons multicolores
  • Sindetchik': diadème orné de perles fines multicolores pour affermir le front
  • Milunga-mioko: bracelets de cuivre d'acier et de bronze couvrant les avant-bras du poignet à la saignée du coude. Ils renforcent la solidité des bras notamment pour effectuer les travaux champêtres
  • Milunga-malu: bracelets dans les mêmes matériaux que les précédents et couvrant les jambes des chevilles à la base des genoux. Ils consolident les jambes et la taille.
  • Si-zimbu Makadadu: colliers de perles rouge qui affermissent le cou, dans l'optique du transport des objets de la vie quotidienne sur la tête
  • Missanga: ceinture de perles multicolores pour affermir les reins
  • Li-lasola: drap de toile de couleur blanche

Tous les jours, la tchikumbi s'enduit systématiquement de tukula et se parent de tous les ornements cités plus haut. Elles s'occupent en tressant les femmes qui lui rendent visite, joue aux cartes et se détend en jouant un instrument de musique appelé tchiyenga[26].

Aujourd'hui, cette cérémonie a plus une valeur symbolique lors des mariages coutumiers, en mettant par exemple en valeur les atours traditionnels portés par la jeune mariée.

Activités[modifier | modifier le code]

Les Vili sont avant tout un peuple de savanes, pêcheurs de lacs, de rivières et de lagunes, mais aussi en mer, bien qu'ils ne soient pas d'excellents navigateurs. Avant les premiers contacts avec les explorateurs portugais, les Loango avaient acquis la maîtrise de l'industrie du fer et du tissage, en plus de l'utilisation d'une monnaie qui constituait le support des transactions commerciales.

Au XVIIe siècle les marchands Vili n'hésitaient pas à quitter leur base en quête d'opportunités commerciales. L'une d'elle a été les voyages vers les mines de cuivre de Mindouli et du territoire de "Bukkameale" (probablement dans la Vallée du Niari)[27]. Des données commerciales recueillies auprès des Hollandais indiquent que les Loango exportaient très tôt des quantités considérables de cuivre durant cette même période.

Le Royaume de Loango fut également un producteur et un exportateur majeur d'étoffes à la fois à l'intérieur du pays mais aussi vers les Portugais de Luanda. Ces derniers ont en importé des milliers de mètres au début du XVIIe siècle[28],[29]

De par leur positionnement préférentiel sur la côte atlantique, les Vili se sont rendus incontournables dans les échanges entre les trafiquants Européens et les populations de l'intérieur qui leur fournissaient de l'ivoire, du bois rare, des palmistes, du caoutchouc mais surtout des esclaves, dont la traite constitua pendant plusieurs siècles une source d'enrichissement considérable de certains notables (chefs de clan primordiaux de Diosso et des localités voisines, des Mafuka - sorte de hauts dignitaires chargés de réguler le commerce des marchandises et la circulation des personnes)[5].

Les vili fournissaient en revanche de l'huile de palme, des nattes, des tissus, du poisson fumé, des couteaux, des produits manufacturés européens parmi lesquels les bindeli étaient très appréciés. C'est dans ce contexte que les Vili et les Kugni entretenaient de très bons rapports (Bundiku), évitant à ces derniers la ponction des leurs pour servir d'esclaves[5].

En 1903, avec l'avènement du Moyen-Congo, le territoire est cédé aux compagnies concessionnaires (S.C.K.N. - Société concessionnaire du Kouilou-Niari, CCSO - Compagnie concessionnaire de la Sangha-Oubangui, C.F.A.O. - Comptoirs français de l'Afrique occidentale, S.H.O.-Congo - Société du Haut-Ogooué du Congo). Elles ont les pleins pouvoirs dans leur gestion afin de développer les territoires qui leur sont confiés. Elles exploitent au maximum les ressources naturelles pour un investissement minimum. C'est la période du travail forcé et des humiliations les plus abominables.

En dehors de s'occuper des cultures vivrières, les vili furent recrutés pour travailler dans les plantations. Dans le cas de la C.P.K.N. (Compagnie Propriétaire du Kouilou-Niari), une des grandes compagnies concessionnaires (1898-1930), il fallait traverser le fleuve Kouilou, afin d'acheminer les ouvriers vers les différents sites (Kakamoeka...)[30].

En plus de ces activités de travail de la terre et de la pêche, les Loango furent progressivement reconnus à travers le Congo et les pays voisins de l'A.E.F. (Afrique-Équatoriale française) comme de bons porteurs. L'âge d'or du transport des marchandises par les caravanes se situe entre 1885 et 1910. Il fallait parcourir des centaines de kilomètres à pieds nus, lestés de dizaines de kilos de marchandises, procéder en même temps au transport en « tipoye » (chaise au porteur) des colons. En plus de traverser les contrées aux routes poussiéreuses, les marigots à gué, les forêts humides et les plateaux arides, il fallait faire face aux divers parasites et plus particulièrement aux « chiques », ainsi qu'aux animaux sauvages[31]. En s'enfonçant dans la forêt du Mayombe, les caravanes escortées par les guides Yombé rencontraient des commerçants Kugni, Tsangui, Punu et Nzabi. Certaines caravanes longeant le Kouilou atteignaient le Royaume d'Anzico et commerçaient avec les Téké.

Or, les croyances ancestrales des vili considéraient que s'enfoncer dans la forêt vierge constituait un voyage sans retour. L'administrateur Albert Veistroffer[32] écrivait ainsi en 1884 : « Les gens de Loango ne vont jamais au delà de leurs plaines, limitées vers l'Est, c'est à dire vers l'intérieur, à environ 50 kilomètres de la mer, par une grande forêt, qu'ils disent impossible à traverser, et d'où un Fiote ne reviendrait pas s'il avait la hardiesse de s'y engager ». Les autres porteurs venaient du pays Kugni ou Lumbu.

C'est la mise en service du C.F.C.O. (Chemin de fer Congo-Océan), à partir de 1934, qui met progressivement fin à l'activité des porteurs.

Deux autres activités artisanales étaient considérées comme « nobles » par les vili, la confection des vêtements et la sculpture de l'ivoire.

Les tailleurs sédentaires ou ambulants, équipés de machines à coudre à manivelle, puis à pédale comme la célèbre Singer, pratiquaient leur savoir-faire au Congo et dans les pays voisins comme le Gabon.

En 1900, Tchicaya Makosso, le père de Jean-Félix Tchicaya (le premier parlementaire du Gabon-Moyen-Congo, à l'Assemblée nationale constituante française en 1946), tailleur auprès de Portella Mbouyou, un commerçant Loango très en vue à l'époque, décide d'exercer son savoir-faire à Libreville au Gabon, puis à Grand-Bassam en Côte d'Ivoire[14].

Au début des années 1950, un tailleur Vili, formé en France, Antoine Pembellot dit Tino-Mab[33], créé à Poto-Poto (Brazzaville) le premier club des dandys appelé "Le club des six". Il se sert de ses partenaires autochtones "clercs" dans l’administration coloniale comme mannequins pour mettre en valeur ses créations. A Pointe-Noire, d'autres clubs comme celui créé par le tailleur Robic font la pluie et le beau temps.

Un autre emploi majeur des vili était de celui de « boy » ou de cuisinier au service des colons. La proximité avec ces derniers les a sûrement poussés à s'habiller à l'occidentale et à devenir les précurseurs des sapeurs congolais[31].

L'artisanat de l'ivoire existait bien avant l'arrivée des Européens, avant de se transformer en commerce florissant au début de la colonisation du Congo. De nombreux clichés de cette époque montrent en effet des tonnes d'ivoire partant de Brazzaville et de Loango. Les défenses d'éléphant étaient sculptées pour les transformer en objets décoratifs (statuettes, petits objets, gobelets...) ou en bijoux (colliers, bracelets). Cette sculpture, considérée comme grossière par les Occidentaux, connut un regain d'intérêt quand l'Art Nègre fut à la mode et le cubisme en vogue[31].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. S. Olson, The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, (ISBN 9780313279188), p. 584
  2. « Vili (peuple d'Afrique) », source RAMEAU, BnF.
  3. Joao Maria Futi, Essai de morphologie lexicale du Cisuundi du Cabinda (Angola), L'Harmattan, 2012, p. 16 (ISBN 9782296483743)
  4. (en) Fiche langue (code «vif») dans la base de données linguistique Ethnologue.
  5. a, b, c et d Frank Hagenbucher-Sacripanti, Les fondements spirituels du pouvoir au Royaume de Loango, Bondy, Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer (ORSTOM), , 216 p. (lire en ligne), p. 11
  6. (en) Andrew Battel, The Strange Adventure of Andrew Battell of Leigh, Oxford, E.G. Ravenstein, coll. « Hakluyt Society », (lire en ligne), p. 44 (Gembe) - 45 (Gymbe) — La modernisation de ce document a été proposée à l'éditeur par R.E. Dennett, un commerçant ayant vécu dans le Golfe de Guinée.
  7. (nl) Olfert Dapper, Naukeurige Beschrijvinge der Africa Gewesten, Amsterdam, , p. 518 — Une version ultérieure traduite par John Ogilby, Africa, est diponible (London, 1670) p. 491.
  8. (en) R. E. Dennett, At the Back of the Black Man's Mind, Londres, Macmillan, , p. 5-6
  9. a, b et c « Naissance et enfance d'une ville en Afrique-Équatoriale française », Le Petit Parisien : journal quotidien du soir,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Encyclopedia of African History (Fitzroy Dearborn, An Imprint of the Taylor and Francis Group), vol. 1 A-G, New-York, Kevin Shillington, , 1760 p., p. 828
  11. a, b et c J. Maurin, Monique Eme et Françoise Reynier, Ministère des colonies, Traités 1687-1911 FR ANOM 40 COL 1-987, Aix-en-Provence, Archives nationales d'Outre-Mer, , 127 p. (lire en ligne), p. 3; 19-25
  12. Mouélé Kibaya, « Pointe-Noire : de sa fondation à nos jours », Congopage,‎ (lire en ligne)
  13. F. Hagenbucher - Sacripanti, Les fondements spirituels du pouvoir au Royaume de Loango, ORSTOM, , p. 18-21
  14. a et b Joachim E. Goma Thethet, « Les élections à l'Assemblée nationale constituante de 1945 dans la circonscription du Gabon-Moyen-Congo », Outre-Mers, vol. 95, no 358 « 1958 et l'Outre-Mer français »,‎ , p. 229-247 (lire en ligne)
  15. a et b « Portrait : qui est Robert Stéphane Tchitchelle ? | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur adiac-congo.com (consulté le 10 octobre 2016)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Hubert Deschamps, «  Vili  », dans Traditions orales et archives au Gabon. Contribution à l'ethno-histoire, Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne [PDF]), p. 33-34
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  • Alain Lecomte et Raoul Lehuard, Art, magie et médecine en Afrique noire, Éditions A. Lecomte, , 98 p.
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  • Jacques A. Mauduit, « Les Bavili et les statuettes à clous », Revue française, Paris, vol. 5, no 42,‎ , p. 35-38
  • Lassy Mbouity, Histoire de la République du Congo, Paris, Éditions Édilivre, , 280 p. (ISBN 978-2334166072)
  • (en) James Stuart Olson, « Vili », dans The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, (ISBN 9780313279188), p. 583-584

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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