Jean-Marc Thystère-Tchicaya

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Jean-Marc Thystère-Tchicaya
Illustration.
Jean-Marc Thystère-Tchicaya en 2017
Fonctions
Ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande
En fonction depuis le
(7 mois et 30 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Premier ministre Anatole Collinet Makosso
Gouvernement Makosso
Prédécesseur Ingrid Ebouka-Babackas
Ministre des Hydrocarbures

(5 ans, 8 mois et 25 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Premier ministre Clément Mouamba
Gouvernement Mouamba I
(2016-2017)
Mouamba II
Prédécesseur André-Raphaël Loemba
Successeur Bruno Itoua
Député de la 1re circonscription de Mvoumvou (Pointe-Noire)
En fonction depuis le
(9 ans, 4 mois et 9 jours)
Élection 15 juillet 2012
Réélection 16 juillet 2017
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Villeneuve-Saint-Georges (France)
Nationalité Congolais
Parti politique RDPS
Père Jean-Pierre Thystère-Tchicaya
Profession Ingénieur informaticien

Jean-Marc Thystère-Tchicaya est un homme politique congolais né le à Villeneuve-Saint-Georges (France). Il est ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande depuis mai 2021, et fut auparavant ministre des Hydrocarbures (2015 - 2021).

Membre du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), qu'il préside depuis , il est également député de la première circonscription de Mvoumvou (Pointe-Noire) depuis .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Fils de l'homme politique Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, ancien maire de Pointe-Noire et président de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Thystère-Tchicaya naît le à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Il fait ses études supérieures en France à l'École supérieure des techniciens en électronique et informatique ainsi qu'à Pigier, où il décroche un diplôme d'analyste programmeur en informatique de gestion[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À partir de 1989, Jean-Marc Thystère-Tchicaya travaille chez Bull France[1]. En 1997, il rentre au Congo et commence à travailler chez Elf Congo en tant qu'ingénieur informaticien. Il travaille plus tard pour le compte de Total E&P Congo, où il dirige le département communication ainsi que le département chargé des relations avec les hautes institutions de la République du Congo. Il occupera également les fonctions de président de la Fédération Pétrole ainsi que de vice-président de l'Union patronale et interprofessionnelle du Congo (Uni Congo). Il sera en outre membre du comité consultatif de l'ITIE[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député de Mvoumvou[modifier | modifier le code]

Membre du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), parti créé par son père et appartenant à la majorité présidentielle, il est élu député de la première circonscription de Mvoumvou (Pointe-Noire) dès le premier tour des élections législatives de 2012, avec 62,52% des voix[2]. Il entre en fonction le [3], et prend pour suppléante Fatou Sauthat Loember[4].

Lors des élections législatives de 2017, il est réélu député de Mvoumvou dès le premier tour[5].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Le , il est élu à la tête de son parti, le RDPS[6]. Lors d'un remaniement ministériel quelques mois plus tard, il fait son entrée au gouvernement en tant que ministre des Hydrocarbures, succédant ainsi à André-Raphaël Loemba. La passation de pouvoir se déroule le [1].

En 2021, à la suite de la réélection du président Denis Sassou-Nguesso pour un 4e mandat, il est nommé ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande au sein du gouvernement d'Anatole Collinet Makosso, succédant à Ingrid Ebouka-Babackas[7] .

Controverse[modifier | modifier le code]

En , Jean-Marc Thystère-Tchicaya est accusé par Lamyr Nguélé (en), président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, de détournement de fonds publics d'un montant de 2 milliards de francs CFA entre 2015 et 2017. Il adresse alors une lettre au Premier ministre Clément Mouamba pour se défendre. Pour de nombreux observateurs étrangers, ainsi que pour des membres du PCT et du RDPS, ces accusations résultent d'une manœuvre politique, le ministre étant soupçonné d'avoir des ambitions pour la présidentielle de 2021[8]. La majorité et le gouvernement apportent officiellement leur soutien au ministre, et dénoncent le manque d'indépendance de la Commission[9]. À la suite de cette affaire, un projet de loi est adopté en pour remplacer la Commission par une Haute autorité, jugée plus indépendante[10].

Références[modifier | modifier le code]