Rénovation (ingénierie)

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Un bâtiment californien réaménagé pour mieux résister aux tremblements de terre

La rénovation d'équipements, rétrofit ou parfois réaménagement, consiste à ajouter, modifier ou restaurer des fonctions technologiques dans des systèmes vieillissants. Il s'agit de remplacer des pièces obsolètes ou usées par des pièces neuves tout en maintenant la configuration de l'appareil. C'est une remise en état, une mise aux normes ou une adaptation à un besoin nouveau d'une installation existante (automobile, machine, système, bien immobilier, etc.) en gardant certains éléments et en en changeant d'autres.

Le réaménagement permet en quelque sorte le recyclage d'anciennes machines pour les rénover ou en fabriquer des versions améliorées.

Domaines d'application[modifier | modifier le code]

Machines-outils[modifier | modifier le code]

Ce terme, issu de l'anglais retrofitting, signifiant « modernisation », est utilisé, entre autres, par des sociétés de réparation de machines-outils, de machines tournantes (pompes, compresseurs, turbines, etc.) ou d'avions. Dans le domaine des centrales thermiques, un réaménagement peut servir à augmenter leur efficacité tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Immobilier[modifier | modifier le code]

En immobilier, le remplacement ou l'amélioration de composantes importantes (double vitrage, matériaux isolants...) dans les bâtiments existants constitue un réaménagement/rétrofit. Pour les immeubles en hauteur, un réaménagement implique généralement la réfection des murs et fenêtres ainsi que le changement de tous les systèmes mécaniques. On ne conserve alors que la structure. Un tel réaménagement se fait notamment lors d'un changement d'usage de l'immeuble. Le bâtiment ainsi modernisé bénéficie d'une nouvelle vie. Dans les zones touchées par les tremblements de terre, il est parfois nécessaire de renforcer des bâtiments pour les rendre résistants[1].

Télécommunications mobile[modifier | modifier le code]

Le terme est également utilisé dans les télécommunications mobile et désigne le fait de changer les cartes d'un équipement ou la composition de branches réseaux pour les moderniser (BTS, NodeB, Faisceaux de liaisons...).

Conversion d'un véhicule thermique en véhicule électrique[modifier | modifier le code]

Automobile à moteur à combustion convertie en véhicule électrique.

En génie automobile, la conversion de véhicules thermiques en véhicules électriques consiste à remplacer le moteur à combustion d'une voiture et ses composants connectés par un moteur électrique et des batteries, afin de créer un véhicule tout électrique. Une autre option consiste à remplacer un moteur à combustion par un couple moteur électrique-petit moteur à combustion, créant ainsi un véhicule électrique hybride ou un véhicule électrique hybride rechargeable.

Sans les aides d'État, une telle transformation n'est pas viable. « La transformation vaut... de 10 000 à 12 000 euros bonus non déduit pour une petite urbaine genre Fiat 500 »[2] Elle ne va pas non plus sans poser des problèmes de sécurité au niveau de la fixation du pack de batteries, de l'absence de crash-test requis et du risque d'électrocution lors d'une éventuelle désincarcération[2].

En 2018, 22 pays à travers le monde favorisent la transformation d’un véhicule thermique, essence ou diesel, en véhicule électrique[réf. nécessaire].

La législation en France ne l’autorisait pas avant le , date où la chose a été autorisée par un arrêté ministériel[3] sous certaines conditions[4].

En France, une étude de l'Ademe parue en mai 2021 estime qu'en prenant en compte le cycle de fabrication, on évite 66 % d'émissions de CO2 en « rétrofitant » un diesel, contre seulement 47 % en achetant un véhicule électrique neuf, mais souligne que le coût de développement du rétrofit est sans doute un peu élevé pour les jeunes acteurs du secteur[5] ; ces derniers parient sur un potentiel de conversion à l'électrique de plusieurs centaines de milliers de véhicules thermiques. Le coût du rétrofit se situe au départ entre 17 000  et 25 000  hors taxes pour un véhicule utilitaire, et entre 14 000  et 20 000  TTC pour une voiture particulière, mais l'industrialisation de la pratique pourrait ramener son coût à 5 000  après subventions. Le rétrofit bénéficie d'un bonus à l'achat de 1 000 , comme les véhicules propres d'occasion, auquel s'ajoutent des « primes au rétrofit » calquées sur les primes à la conversion, de 2 500  et même 5 000  sous condition de ressources. De plus, certaines régions, ou des collectivités locales ayant mis en place des zones à faibles émissions (ZFE), proposent, elles aussi, des aides, allant de 2 500  en Ile-de-France jusqu'à 7 500  en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour les camions ou les bus[6].

Construction navale[modifier | modifier le code]

photo d'un pétrolier à quai
Mâts à effet Magnus ajoutés en 2008 sur le Maersk Pelican

Les navires, civils ou militaires peuvent faire l'objet de rénovations, notamment au niveau du moteur. À titre d'exemple, en 2015, le Q-max Rasheeda a été rétrofité pour lui permettre de consommer du gaz naturel liquide en plus du fioul lourd[7]. D'autres modernisations sont également envisageables, en conservant le moteur et en ajoutant un mode de propulsion, comme pour le pétrolier Maersk Pelican, doté en 2008 de mâts à effet Magnus[8].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Un objectif d'une rénovation peut être de rendre une industrie ou communauté plus écologique. Ce type de démarche est souvent encouragé, voire subventionné par les pouvoirs publics[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]