Aller au contenu

Régiment mixte d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Régiment mixte d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française
Image illustrative de l’article Régiment mixte d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française
Insigne régimentaire du RMIC de l'AOF.

Création 1903
Dissolution 1943
Pays Drapeau de la France France
Branche Troupes coloniales
Type Régiment mixte d'infanterie coloniale
Rôle Infanterie
Garnison Thiès
Ancienne dénomination 14e régiment d'infanterie coloniale
Couleurs rouge et bleu
Inscriptions sur l’emblème Sénégal 1859-1861
Soudan 1883
Grande Guerre 1914-1918
Guerres Campagne du Kamerun

Le régiment mixte d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française (RMIC/AOF) est une unité des troupes coloniales françaises, stationnée dans la colonie du Sénégal. Elle est créée en 1903 sous le nom de bataillon d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française. Devenu régiment en 1939, l'unité est réduite à un bataillon mixte en 1943.

Création et différentes dénominations

[modifier | modifier le code]
  • 1903 : formation du bataillon d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française (BIC/AOF) à partir du 14e régiment d'infanterie coloniale
  • 1939 : devient régiment mixte d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française (RMIC/AOF)
  • 1943 : devient dépôt de guerre no 6 du RMIC/AOF en juin puis bataillon autonome mixte d'infanterie coloniale en novembre
  • 1946 : devient bataillon autonome du Sud-Sénégal
  • 1947 : devient détachement motorisé autonome no 1

Le bataillon d'infanterie coloniale de l'Afrique-Occidentale française est formé à Dakar le à partir du 14e régiment d'infanterie coloniale. Ce dernier avait été formé en 1899 sous le nom de 14e régiment d'infanterie de marine à partir du bataillon du Sénégal (formé en 1889) et de deux bataillons de marche d'infanterie de marine[1].

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, le bataillon est stationné au complet (trois compagnies et une section de mitrailleuses) à Dakar. Il compte alors 33 officiers et sous-officiers et 357 hommes du rang, tous européens[2]. Une compagnie est rassemblée fin août pour participer à la campagne d'Afrique de l'Ouest mais une épidémie de peste à Dakar oblige à évacuer cette compagnie vers Saint-Louis[3]. La compagnie débarque fin septembre Douala, après la reddition de la ville face aux Britanniques[4]. La compagnie fait partie de la colonne principale (colonel Mayer) qui débarque le 22 octobre à Dehane en remontant le Nyong puis occupe Édéa le 26, repoussant les Allemands[5]. Du 8 au 12 novembre, une section fait partie des éléments français chargés d'aller reconnaître les positions allemandes sur la Kéllé[6]. La compagnie est dissoute à Édéa le 28 février 1915 et rapatriée sur Dakar[7].

Dans l'entre-deux-guerres, le bataillon a deux compagnies et l'état-major à Thiès et une compagnie à Dakar[8],[9]. À partir de 1932 le bataillon tout entier à est Thiès[10].

Le BIC/AOF devient RMIC/AOF le [11]. Il compte trois bataillons, à Thiès et Kaolack[12].

En 1942, les éléments motorisés du régiment forment un groupement motorisé avec le 12e groupe autonome de chasseurs d'Afrique[13]. Le , ce groupement motorisé de Thiès devient la base du régiment colonial de reconnaissance (RCR) de la nouvelle 2e (puis 10e) division d'infanterie coloniale[14]. Le RMIC/AOF de Thiès est alors réduit à un détachement, le dépôt de guerre no 6[11] tandis que le RCR devient en 1944 le régiment colonial de chasseurs de chars (après avoir repris d'octobre 1943 à mars 1944 le nom de RMIC/AOF[15],[16]).

Le , le dépôt de guerre no 6 devient bataillon autonome mixte d'infanterie coloniale, puis bataillon autonome du Sud-Sénégal le . Ce dernier donne finalement naissance le au détachement motorisé autonome no 1[11].

Dessin du revers du drapeau du RMIC de l'AOF.

Le drapeau du régiment porte les inscriptions suivantes[17] :

Le vautour africain Necrosyrtes monachus symbolise l'implantation du régiment au Sénégal[11].

Références

[modifier | modifier le code]
  1. (en) René Chartrand, French Naval & Colonial Troops 1872–1914, Osprey Publishing, coll. « Men-at-Arms » (no 517), (ISBN 978-1-4728-2617-6, lire en ligne), p. 10-11
  2. Service historique 1930, p. 25.
  3. Service historique 1930, p. 166-167.
  4. Service historique 1930, p. 172.
  5. Service historique 1930, p. 177-178.
  6. Service historique 1930, p. 182.
  7. Service historique 1930, p. 198.
  8. « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 78
  9. « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 76
  10. « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 76
  11. a b c et d Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 84
  12. Charles Deschenes, « Les troupes coloniales dans la bataille de France (mai - juin 1940) », L'Ancre d'Or,‎ , p. 27-36 (lire en ligne)
  13. Faivre 2019, p. 25-26.
  14. Faivre 2019, p. 29-30.
  15. Inventaire des archives de la Guerre : Sous-série 12P, Petites unités, Château de Vincennes, Service historique de l'Armée de terre, (lire en ligne), p. 299
  16. Faivre 2019, p. 31.
  17. Décision no 12350/SGA/DMPA/SHD/DAT relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées (no 27), (lire en ligne), p. 118

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Jean-Paul Faivre, Itinéraire d'un officier de la coloniale : François Vernant 1915-1989, Mémoring, (lire en ligne), p. 17-31.
  • Service historique de l'état-major des armées, Les armées françaises dans la Grande guerre, t. IX, volume 2 : Les campagnes coloniales : Cameroun-Togo-Opérations contre les Senoussis, Paris, Imprimerie nationale, , 877 p. (lire en ligne).

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]