Province de Kampong Spoe

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Kampong Spoe
កំពង់ស្ពឺ
Province de Kampong Spoe
Image illustrative de l’article Province de Kampong Spoe
Localisation de la province de Kampong Spoe au Cambodge.
Administration
Pays Drapeau du Cambodge Cambodge
Type Province
Capitale Kampong Spoe
Districts 8
ISO 3166-2 KH-5
Démographie
Population 872 219 hab. (2019[1])
Densité 124 hab./km2
Rang 8e
Géographie
Coordonnées 11° 27′ nord, 104° 30′ est
Superficie 701 700 ha = 7 017 km2
Rang 12e

La province de Kampong Spoe (« port des caramboles » en khmer) est une province du Cambodge, située dans le sud-ouest du pays.

Sa capitale est la ville de Kampong Spoe. Cette province comprend 8 districts.

Les 8 districts de la Province de Kampong Spoe[modifier | modifier le code]

  • 0501 Basedth (raccourci de Preah Siddh, du khmer preah : « sacré » et du sanskrit siddhi : « pouvoir magique »)
  • 0502 Chbar Mon (« jardin des mûriers »)
  • 0503 Kong Pisei (« gong auspicieux »)
  • 0504 Aoral
  • 0505 Odongk (« suprême », du sanskrit uttuṅga comme pour Oudong)
  • 0506 Phnum Sruoch (« mont pointu »)
  • 0507 Samraong Tong (« sterculier fétide à tige »)
  • 0508 Thpong

Démographie[modifier | modifier le code]

Principaux résultats du recensement de 2008[2],[3]
Kampong Spoe Cambodge
1998 2008 1998 2008
Population totale 598 882 716 517 11 437 656 13 388 910
Croissance de la population 1998 - 2008 19,6 % 17 %
Taux de la population rurale 76,88 % 92,45 % 82,29 % 80,47 %
Densité 85 hab./km2 102 hab./km2 64 hab./km2 75 hab./km2
Sex-ratio
(Nombre d'hommes pour une femme)
0,923 0,942 0,93 0,942
Taille moyenne des foyers 5,1 membres 4,8 membres 5,2 membres 4,7 membres

Accaparement et vols de terres[modifier | modifier le code]

Il est courant au Cambodge que de riches magnats, propriétaires ou de grandes entreprises (comme le Groupe LYP par exemple), avec la complicité du gouvernement, s'accapare des terres (parfois légalement, y compris sur des aires naturelles protégées déclassées pour la circonstance, via l'attribution d'une voire plusieurs concessions d'environ 10 000 ha chacune au maximum, attribuées par un sous-décret gouvernemental) avant que les habitants en soient chassés, parfois violemment, en détruisant leurs maisons par exemple, au motif qu'ils n'ont pas de titre de propriété à présenter[4]. Les nouveaux propriétaires le font d'autant plus aisément qu'après trois décennies de guerre et la suppression du régime de propriété par le système des Khmers rouges à la fin des années 1970)[5] et suite au déplacement de millions de personnes durant la guerre[6], les habitants, pour la plupart très pauvres, n'ont plus aucun titre de propriété[7]. Cette spoliation à grande échelle des droits fonciers de populations autochtones est reprochée au gouvernement par des ONG locales, une grande partie de la population et diverses autorités internationales.

Après des années de plaintes de la population et d'ONG et institutions internationales, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a ordonné aux ministères en charge de ces questions d'accélérer la publication de documents de propriété pour les citoyens vivant depuis plus de 10 ans sur des terres domaniales. A cette fin, 18 équipes sont chargées de compiler les archives et les données sur les forêts occupées par les citoyens dans 24 provinces[8].

En mars 2021, le gouverneur de la province (Vei Samnang), après avoir récupéré plus de 266 hectares de forêts domaniales illégalement appropriées (sur neuf sites des communes de Tasal et Trapaing Chor du district d'Oral), a annoncé que les autorités provinciales de Kampong Speu recherchaient activement les accapareurs de ces terres ou les groupes impliqués dans ces occupations illégales afin de les traduire en justice[9]. Roth Thavy, coordinateur provincial du groupe de défense des droits Adhoc a répondu que cette décision n'aura de sens que si la forêt est légalement remise en état, et que ces terre reviennent réellement sous contrôle de l’État, ajoutant qu'il craignait que ces terrains soient récupéré par les autorités sous de faux prétextes, puis réattribués à d'autres parties[9]. Il note que « certaines personnes, pour la plupart employées par les riches et les puissants, empiètent souvent sur les terres de l'État et les occupent illégalement », ajoutant que les résident se plaignent quand des autorités leurs prennent leurs terres, mais qu'il n'osent pas quand il s'agit de commerçants immobiliers ou si quelqu'un de puissant l'a occupée illégalement. Il a appelé les autorités à traduire les contrevenants en justice sans délai[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « General Population Census of the Kingdom of Cambodia 2019 », sur UNFPA Cambodia, (consulté le )
  2. (en) Cambodian National Institute of statistics - Ministry of Planning, « General Population Census of Cambodia 2008 », Japanese Ministry of Internal Affairs and Communications, (consulté le )
  3. (en) « General Population Census of Cambodia 1998 », National Institute of Statistics, Ministry of Planning, Phnom Penh, Cambodia, (consulté le )
  4. (en) Michael B. Dwyer, « The formalization fix? Land titling, land concessions and the politics of spatial transparency in Cambodia », The Journal of Peasant Studies, vol. 42, no 5,‎ , p. 903–928 (ISSN 0306-6150 et 1743-9361, DOI 10.1080/03066150.2014.994510, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Bangkok Post Public Company Limited, « Landless Cambodians see nothing sweet in EU sugar deal », sur Bangkok Post (consulté le ).
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées bangkokpost
  7. (en) Michael B. Dwyer, « The formalization fix? Land titling, land concessions and the politics of spatial transparency in Cambodia », The Journal of Peasant Studies, vol. 42, no 5,‎ , p. 903–928 (ISSN 0306-6150 et 1743-9361, DOI 10.1080/03066150.2014.994510, lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) Voun Dara, « Teams to compile data, give titles to citizens on state land », sur www.phnompenhpost.com (consulté le )
  9. a b et c (en) Nov Sivutha, « Kampong Speu reclaims 266ha state land », sur www.phnompenhpost.com, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saveros Lewitz, La toponymie khmère, BEFEO (Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient) 53, 2, 1967, p. 377-450.
  • Saveros Lewitz, Gabrielle Martel, et Jules-Eugène Vidal, Notes ethnobotaniques sur quelques plantes en usage au Cambodge, BEFEO 55, 1969, p. 171-232.
  • Saveros Lewitz et Bruno Rollet, Lexique des noms d’arbres et d’arbustes au Cambodge, BEFEO 60, 1973, p. 113-162.
  • Saveros Pou, Dictionnaire vieux khmer-français-anglais. An Old Khmer-French-English Dictionary, L'Harmattan, 2004, 2e édition augmentée, 732 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]