Province d'Aki

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Carte des anciennes provinces du Japon avec Aki mise en évidence.

Aki (安芸国; Aki no kuni, littéralement « pays de l'automne »[1]) ou Geishū (芸州) était une province japonaise de la région de Chūgoku qui correspond à la partie ouest de l'actuelle préfecture d'Hiroshima, sur l'île de Honshū.

Provinces voisines[modifier | modifier le code]

Aki est entourée par les provinces de Suo, d'Iwami et de Bingo, et fait face à la province d'Iyo située sur l'île de Shikoku.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir de la fin de l'époque Heian (XIIe siècle), la province d'Aki devient connue comme étant le site du sanctuaire d'Itsukushima, auquel Taira no Kiyomori fait don d'un nouveau complexe de bâtiments et de sûtras.

Pendant l'époque Sengoku, la province est le siège du clan Mori, jusqu'en 1600 autour de la capitale du fief Koriyama. En 1555, après sa victoire contre Sue Harutaka à la bataille d'Itsukushima, Mōri Motonari installe son pouvoir depuis cette province dans tout l'ouest de Honshū.

Terumoto Mori, l'un des cinq principaux conseillers de Hideyoshi Toyotomi, prend le parti du fils de ce dernier dans le camp de Mitsunari Ishida à la bataille de Sekigahara, en 1600. Étant dans le camp perdant, il perd alors Aki et beaucoup de ses autres domaines.

En 1619, après une courte période durant laquelle la province est dirigée par Masanori Fukushima, Asano Nagaakira est nommé daimyo du domaine de Hiroshima avec un fief de 420 000 koku. Ses descendants gardent ce poste jusqu'à la restauration de Meiji.

En 1871, la province d'Aki devint la préfecture de Hiroshima, qui prend sa forme actuelle après la fusion avec la province voisine de Bingo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Louis Frédéric, Le Japon, dictionnaire et civilisation, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1996, 1419 p. [détail des éditions] (ISBN 2-221-06764-9), article AKI no KUNI

Sources[modifier | modifier le code]