Pietro Sarto

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sarto.
Pietro Sarto
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (88 ans)
ChiassoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Pietro Sarto (né Pietro Schneider à Chiasso le ) est un peintre figuratif et un graveur suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pietro Sarto, fils de fonctionnaire des douanes, est né à Chiasso dans le Tessin en 1930. Sa famille s’établit à Neuchâtel puis en 1945 à Lausanne.

Après un passage par une école de commerce dont il se fait renvoyer, il s’inscrit à l’École des beaux-arts. En 1947, il s’installe à Paris où il fait la connaissance d’Albert Flocon, mathématicien, philosophe et écrivain, ancien élève du Bauhaus, et graveur.

Flocon lui apprend la gravure ainsi que les règles de la perspective curviligne, qui considère que le spectateur n'est pas devant un paysage, mais qu'il y participe. Ce concept guidera une grande partie de l'œuvre de Pietro Sarto.

Le Louvre est pour lui une école, il s’y rend chaque jour pour dessiner. Vite, il ressent la perspective comme une contrainte, car pour Sarto, tout système est une prison, et à un certain moment le sensible doit prendre le dessus. (« J’aime la règle, mais j’aime encore mieux l’émotion qui vient la rectifier »).

Il fréquente aussi Gaston Bachelard, rencontre qui lui fait comprendre que ce qu’il cherche vraiment, il ne le trouvera que chez lui, en Suisse. De retour en Suisse, le bassin lémanique devient pour lui son réservoir de travail. « Pietro Sarto est un homme qui dit non ! » Pour lui peindre c’est entrer en résistance, c’est travailler dans la sensibilité et non dans la spéculation. Il fonde à Saint-Prex un atelier de taille-douce pour le compte de l’éditeur Pierre Cailler, où sont venus se former de nombreux artistes modernes.

En 1968, il crée ses propres ateliers à Villette avec Luce Voruz (déménagés à Saint-Prex en 1971).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peinture à l'huile :
Illustration d'ouvrage :
  • Sanguines, pour Les Prunelles Ardentes de Jean Pache.
  • Gravures pour Vergers, poèmes en français de Rainer Maria Rilke : 16 gravures originales dont 7 en sanguine et 9 en couleurs, Lausanne, Pierre Gonin, 1993, tiré à 160 exemplaires [1].
  • Lithographies de Henri Fantin-Latour (1836-1904) (biographie, essais de Pietro Sarto, Rainer Michael Mason et coll., bibliographie), Galerie-Librairie Bernard Letu S.A.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Fondation de l'Hermitage, Lausanne en 2000.
  • Aquarelles, sanguines et huiles en 2000 à la galerie du Château d’Avenches.
  • Le collectionneur dans l’atelier, André Desponds & Pietro Sarto, 26 novembre 2004 – 3 avril 2005, Cabinet cantonal des estampes du musée Jenisch, Vevey.
  • Soixante ans de peinture, rétrospective à l’Abbatiale et musée de Payerne[2],[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Ritschard, Pietro Sarto, perspectives empiriques, étude avec des textes de Freddy Buache et Rainer Michael Mason. Ed. Au Verseau, 1986.
  • Françoise Simecek, Pietro Sarto, les estampes 1947-1992, catalogue raisonné des gravures et lithographies, avec des textes de Florian Rodari, Jon Goodman, Albert Flocon et Rainer Michael Mason, Coédition Fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex; Cabinet des estampes de Genève; Françoise Simecek, 1992.
  • Alphonse Laya, Pietro Sarto, homme de métier (entretiens), Paris, La Bibliothèque des Arts, 2003.
  • Jacques Chessex, Figures de la métamorphose, suivi d’un Essai sur Pietro Sarto, Paris, La Bibliothèque des Arts, 1999. Chessex évoque Sarto, avec d'autres artistes, dans son livre Le Désir de Dieu, Paris, Grasset, 2005.
  • Publications de l'Association des amis du peintre.

Liens externes[modifier | modifier le code]