Pierre II de Giac

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Pierre de Giac
Biographie
Naissance
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Décès
Conjoint
Catherine de l'Isle Bouchard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre II de Giac (vers 1380 Château de Châteaugay - février 1427 Dun-le-Roi, chevalier, seigneur de Giac, Châteaugay et Clichy-la-Garenne, est premier chambellan du roi Charles VII.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils du chancelier de France Pierre Ier de Giac et de Marguerite de Bornet (fille et seule héritière de Jean de Bornet, bourgeois de Montferrand)[1], il est le fils de Louis, seigneur de Giac et de Châteaugay, et de Jeanne du Peschin, dont le contrat de mariage date du 30 avril 1376, lorsque Jeanne n'avait pas encore onze ans (puisque le contrat de mariage de ses parents date de 1365)[2]. Jeanne était fille d'Imbault Brun, dit du Peschin à cause de sa seigneurie en Bourbonnais dénommée Le Peschin (Le Péchin, commune de Bellenaves, Allier[3]), et de Blanche Le Bouteiller (fille de Guy le Bouteiller de Senlis et de Marie de Cherchemont)[4]. Puisque Pierre Ier de Giac était chancelier de France et donc un personnage historique assez connu aujourd'hui, il y a lieu de noter : 1) qu'il n'était point l'époux de Marguerite de Campendu et 2) que le procès intenté par lui concernant, entre autres choses, la dot et le douaire de cette Marguerite, provenait du don à lui fait par le roi Charles VI en 1383 de tous les biens confisqués à Pierre de Bré, mari de Jacqueline de Bruyères, fille de ladite feue Marguerite, car Giac reçut ainsi le droit que Bré et Jacqueline avaient reçu en don du père de celle-ci en 1373 de poursuivre ce que Jeanne de Narbonne, vicomtesse de Lautrec et sœur du premier mari de Marguerite, devait encore à cause de la dot et le douaire de celle-ci, morte entre 1354 et 1359[5].

Guillaume de Giac, grand-oncle de Pierre II, était abbé de L'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon en 1371 et 1372[6].

Pierre II de Giac fut l'un des familiers d'Isabeau de Bavière dont la rumeur prétendit qu'il aurait été l'amant[7].

Il épousa en premières noces Jeanne de Naillac, dame de Naillac, du Blanc et de Châteaubrun.

Il épousa en secondes noces Catherine de L'Isle Bouchard, dame de L'Isle Bouchard, Doué, Gençay, Selles et Rochefort-sur-Loire.

En 1419, Pierre II de Giac est présent au Pont de Montereau lors de l'assassinat du duc de Bourgogne Jean sans Peur qu'il avait convaincu de participer à cette rencontre avec le Dauphin. Il faisait alors partie de la Maison du duc de Bourgogne. Le roi Charles VII nomme Pierre II de Giac maître des finances en 1424, puis en 1425, chef du conseil.

Giac remplace Pierre Frotier, baron de Preuilly, le précédent favori du roi, mais, en exerçant ses rapines sur le Trésor de la Couronne et en encourageant une guerre coûteuse et désastreuse au Conseil du Roi, il porta ombrage à la politique menée par Yolande d'Aragon (mère "adoptive" du roi) et par le connétable Arthur de Richemont. Giac fut arrêté à Issoudun le [8]. Emmené à Bourges et à Dun-le-Roi, il est condamné après un jugement sommaire et exécuté par Richemont, noyé en présence de Georges de La Trémoille[9], qui épousera sa veuve.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis de Giac et Jeanne du Peschin

  • De son union avec Jeanne de Naillac
    • Louis II de Giac (1415 - 1480) qui épouse, en 1447, Alix de La Roche
    • Louise de Giac (vers 1420 - vers 1442) qui épouse, vers 1438, Jacques de La Queuille, chevalier, seigneur de Lon, Châteauneuf-du-Drac, Saint-Vert et La Queuille, Chambellan du duc de Bourbon

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Bouzy, « Les débuts du règne de Charles VII : 1418-1428 », Bulletin de l'association des amis du Centre Jeanne d'Arc, no 27,‎ , p. 41-141.
  • Philippe Contamine, « Charles VII, roi de France, et ses favoris : l'exemple de Pierre, sire de Giac († 1427) », dans Jan Hirschbiegel et Werner Paravicini (dir.), Der Fall des Günstlings : Hofparteien in Europa vom 13. bis zum 17. Jahrhundert / 8. Symposium der Residenzen-Kommission der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen, Neuburg an der Donau, 21. bis 24. September 2002 ; veranstaltet in Zusammenarb. mit der Stadt Neuburg an der Donau, der Katholischen Universität Eichstätt-Ingolstadt und dem Deutschen Historischen Institut Paris, Ostfildern, Jan Thorbecke Verlag, coll. « Residenzenforschung » (no 17), , 531 p. (ISBN 3-7995-4517-4), p. 139-162.
  • Georges Minois, Charles VII : un roi shakespearien, Paris, Perrin, , 850 p. (ISBN 2-262-02127-9, présentation en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. R.C. Famiglietti, Audouin Chauveron, prévôt de Paris 1381-1389, Providence, 2015, II, p. 311-313.
  2. R.C. Famiglietti, Audouin Chauveron, prévôt de Paris 1381-1389, Providence, 2015, II, p. 314.
  3. R. Germain, Châteaux, fiefs, mottes, maisons-fortes et manoirs en Bourbonnais, Romagnat, 2004, p. 302
  4. A. Du Chesne, "Histoire de la maison des Bouteillers de Senlis", Revue historique, nobiliaire et biographique. 3e série, III (1878), p. 367
  5. R.C. Famiglietti, Audouin Chauveron, prévôt de Paris 1381-1389, Providence, 2015, II, p. 304-311.
  6. Abbé L. Chomton, Histoire de l'église Saint-Bénigne de Dijon, Dijon, 1900, p. 230.
  7. Jean Favier, Louis XI, Fayard 2001, réed. Tallandier 2012 p. 34
  8. Valeur historique de la Chronique d'Arthur de Richemont, connétable de France, duc de Bretagne (1393-1458), par Guillaume Gruel Bibliothèque de l'école des chartes, 1886
  9. Histoire de France, par Louis-Pierre Anquetil