Pierre Thillet

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Pierre Thillet
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Pierre Thillet (né le à Saint-Maurice-la-Clouère et mort le ) est un helléniste, philologue et historien de la philosophie français. Il est spécialiste du philosophe aristotélicien de l'époque sévérienne Alexandre d'Aphrodise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au collège de Loudun, Pierre Thillet fait hypokhâgne et khâgne au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

Résistant, il enseigne au lycée Buffon, tout en préparant l’agrégation de philosophie à la Sorbonne où il suit, en 1941-1942, notamment les cours de Jean Cavaillès. Certains de ses élèves figurent parmi les cinq martyrs du lycée Buffon.

Reçu premier à l'agrégation de philosophie en 1946, il décide d'enseigner en Tunisie, où il se marie le .

Il obtient en 1963 son doctorat en philosophie et poursuit sa carrière, devenant Professeur à l'Université Paris I (Panthéon-Sorbonne)[1], où il enseigne jusqu'à sa retraite.

Thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

Dans la lignée d'Henry Corbin, ce philologue arabisant qui a beaucoup travaillé sur la tradition orientale des textes aristotéliciens et néoplatoniciens[2] a joué un rôle non négligeable dans l'ouverture du champ de l'histoire de la philosophie aux traditions juives et islamiques. Il a ainsi patronné ces deux jalons essentiels dans le renouveau de l'intérêt philosophique pour la tradition juive que sont les thèses de Charles Mopsik et de Benny Lévy.

Publications[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Alexandre d'Aphrodise, Traité du destin, Les Belles Lettres, 1984, CLVIII-110 p.
  • Alexandre d'Aphrodise, Traité de la providence. Version arabe de Abû Bishr Mattä ibn Yünus, Verdier, 2003, 165-64 p.
  • Aristote, De l'âme, Gallimard, coll. « Essais », 2005, 426 p.
  • Aristote, Météorologiques, Gallimard, coll. « Tel », 2008, 616 p.

Études[modifier | modifier le code]

  • « Réflexions sur la paraphrase de la Rhétorique d'Aristote », in Averroès, 1978, p. 105-116.
  • Notes complémentaires à l'édition anglaise de George Berkeley, Siris, Vrin, 1973, 174 p.
  • « Notes critiques sur la Théologie d'Aristote », Arabica, 1958, V, p. 56-66.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la BnF.
  2. « Bibliographie », sur le site du Centre Jean-Pépin.