Pierre Jaouën

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Pierre Jaouën
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Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Paris 15e
Nationalité
Activité

Pierre Jaouën, né le à Ploudalmézeau[1] et mort le dans le Paris 15e, est un peintre français.

Il est notamment connu pour sa proximité initiale avec le mouvement surréaliste et le mouvement de l'abstraction lyrique des années 1950 et 1960.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Jeune peintre breton, Pierre Jaouën fréquente par l’intermédiaire du critique d’art Charles Estienne (1908-1966) dans les années 1950 le groupe surréaliste autour d’André Breton (1896-1966), dont il retient le principe de l’écriture automatique.

Parallèlement, la forte amitié qui le lie à Charles Estienne le fait s’intéresser au tachisme, à cette frontière fragile qui marque le passage de la figuration à l’abstraction.

Le critique Charles Estienne défenseur d’une tendance de l’abstraction, « l’abstraction lyrique » dans la lignée de Kandinsky et qui s’oppose à la sécheresse de la géométrie, a fait la connaissance d’André Breton à l’Exposition internationale du Surréalisme, « Le Surréalisme en 1947 », Galerie Maeght, 13, rue de Téhéran, Paris, 8e, .  

Charles Estienne se rend aux réunions dans les cafés où se retrouvent les membres du groupe surréaliste mais n’adhère pas pour autant au mouvement ;

Charles Estienne parvient à sensibiliser André Breton à la possibilité d’un rapprochement entre le Surréalisme et certaines recherches menées par ces jeunes peintres vers l’automatisme.

André Breton accepte alors d’accueillir dès , dans la galerie À l'Étoile Scellée, 11 rue du Pré-aux-Clercs, à Saint-Germain-des-Prés dont il est le directeur artistique, un groupe de jeunes peintres abstraits. Du 10 au , Jean Degottex, René Duvillier, Marcelle Loubchansky et Jean Messagier, marquent avec éclat une orientation inattendue de la galerie, avec une préface de Charles Estienne, La Coupe et l'épée.

Celui-ci met l'accent, dans Combat-Art du premier sur cette entrée paradoxale: “exposent donc chez les surréalistes (grand scandale) quatre hérétiques abstraits ou semi- figuratifs.”

Ce choix quelque peu provocateur a pour conséquence immédiate le départ des jeunes artistes présentés lors de l'inauguration : Jean-Pierre Duprey, Maurice Rapin, Fred Deux, Mirabelle D'Ors.

La programmation de la galerie est désormais le fruit de la collaboration entre André Breton, Benjamin Péret revenu du Mexique, et Charles Estienne[2]

Pendant une très courte durée, de à , l’activité de cette galerie a été intense et variée.

Durant l’été 1954 et 1955 : Charles Estienne invite certains des peintres qu’il défend : Jean Degottex et René Duvillier à découvrir son pays, la Bretagne (Finistère Nord, plages d’Argenton et de Tréompan) afin d’expérimenter l’influence des éléments naturels sur leur œuvre. Serge Poliakoff y fera également un séjour d’une vingtaine de jours. Puis le sculpteur tchèque Jan Křížek et la peintre Fahr-el-Nissa-Zeid découvrent le Finistère et fréquentent la famille Jaouën. Ils sympathisent avec les enfants (alors jeunes adultes) de la famille Jaouën : Pierre et Anne-Yvonne.

Le séjour en Bretagne, à Argenton, de Jean Degottex et de René Duvillier et plus tard d’Yves Elléouët et de Jean-Claude Silbermann a été déterminant pour leur œuvre.

En 1956, Pierre Jaouën invite le sculpteur Jan Křížek à séjourner pendant l’été à Ploudalmézeau dans le Finistère. Installé dans un premier temps dans une maison qui surplombe le port de Trémazan, il préfère bientôt l’espace clos du jardin de l’ancien presbytère, maison de famille des Jaouën. Il y séjourne deux mois et réalise plusieurs sculptures en granit.

L'entente de Breton et d'Estienne s'est scellée autour de la querelle du « tachisme » qui s'est développée à l'issue du second Salon d'Octobre à Paris en 1953. Créé à l'initiative de Charles Estienne en 1952, ce salon réunit des artistes abstraits sous le signe du lyrisme qui souhaitaient être exposés dans des conditions satisfaisantes. Fort de la réussite de cette seconde manifestation, Estienne lance le à la tribune de Combat-Art (no 4) un manifeste: « Une révolution : le Tachisme », avec le soutien de André Breton dans un encadré : « Leçon d'Octobre ». Les deux hommes célèbrent l'union d'une certaine forme d'abstraction et du surréalisme, à la grande surprise de certains artistes exposés au Salon, comme Pierre Alechinsky. Les mécontents y voient une tentative de récupération par les surréalistes et refusent le mot « tachisme », jugé trop vague. La polémique fait rage par voie de presse et les critiques se déchaînent.

C’est dans ce contexte que Pierre Jaouën se rapproche alors des peintres Jean Degottex, René Duvillier, de l’artiste surréaliste Jean-Claude Silbermann dont il sera très proche, du sculpteur tchèque Jan Křížek et d’Yves Elléouët (écrivain et peintre, gendre d’André Breton).

Il s’ouvre également à la philosophie extrême-orientale et pratique avec un maître Zen.

Durant son compagnonnage avec les surréalistes, Pierre Jaouën participe aux activités du groupe et notamment à la publication des revues : On trouve ainsi dans la seconde livraison de la revue surréaliste majeure de l’après-guerre : Le surréalisme, même, dirigée par André Breton et éditée par Jean-Jacques Pauvert, au printemps 1957, un dessin de Pierre Jaouën accompagnant un poème, une chanson plus exactement, de Charles Estienne : « Les deux fleurs » (p.149.) :

Dans cette même livraison, figure également entre autres un texte de Jean-Claude Silbermann alors poète surréaliste (et pas encore peintre) : « L’enjeu du sang » (p.110-112), et la reproduction d’une œuvre de Jean Degottex alors très présent dans cette revue : « Sables noirs » datant de 1955 :

Jean Degottex (1918-1988), « Sables noirs », 1955, encres de couleurs sur papier, monogrammé et daté en bas à droite : « D 55 ». (reproduit p.113). © ADAGP, Paris.

Un dessin de Pierre Jaouën est encore reproduit dans la revue surréaliste : Bief, jonction surréaliste[3], dirigée par Gérard Legrand, secrétaire de rédaction : Jean-Claude Silbermann, dans la cinquième livraison du .

Un langage de signes abstraits[modifier | modifier le code]

Les encres et aquarelles réalisées à cette période témoignent de la conjugaison de ces diverses influences et sont en étroite relation avec le paysage. Parcourant l’Écosse, l’Irlande, la Bretagne, il s’attache à construire un nouveau langage de signes abstraits susceptibles de rendre compte de la puissance, de l’intensité de la perception du réel.

Pierre Jaouën (1928-2012), "Sans-titre », 1957, aquarelle sur papier, signée et datée en bas à gauche : "Jaouen 57", dimensions : 50 cm H x 65 cm L ; collection Frac Bretagne, Rennes, Inv00866. (crédit photographique : Hervé Beurel).

Se définissant lui-même avec humour comme hérétique, Pierre Jaouën refuse l’appartenance à un quelconque mouvement, préférant la posture de l’artiste nomade - il a toujours voyagé - ouvert sur la poésie du monde.   Au cours des années 1950, Pierre Jaouën et Yves Elléouët. réalisent ensemble des stèles et « des fresques symboliques où le concept espace-temps s’intègre à des signes cosmiques » (Robert Benayoun, texte reproduit dans le catalogue de la Mostra internazionale del Surrealismo, Galleria Schwartz, Milano, 1961) ; ils peignent sur de la chaux avec des poudres de couleur les images d’un monde légendaire. Les fresques sont exposées à Paris en à la Galerie La Cour d’Ingres. Cette galerie expose en 1958 le peintre Néjad du au avec une préface de Michel Seuphor et en 1959 le sculpteur Agustín Cárdenas, "Sculptures, dessins...", du au , avec une préface d'André Breton, et le peintre Jacques Hérold (préfacé par Michel Butor).

Dans sa passionnante correspondance échangée par André Breton avec sa fille Aube, et Yves Elléouët, son gendre, figure notamment une lettre d'André Breton du envoyée de Saint-Cirq-Lapopie où ce dernier s'enquit des recherches et œuvres communes effectuées par Yves Elléouët et Pierre Jaouën[4].

Pierre Jaouën écrit à propos d'Yves Elléouët : « ce serait absurde de faire un parallèle entre l’œuvre écrite et l’œuvre peinte, de les considérer comme des miroirs jumeaux, parce que d’un côté on a l’unité de climat, de sentiment, de vision et aussi ce courant frais, qui vient des profondeurs et fait le lien entre les écrivains celtes de tous horizons ; de l’autre côté on a une série d’images dans lesquelles on sent l’influence des courants d’après-guerre, d’où la variété des styles, d’où l’alternance entre figuration et abstraction."[5]    

Durant ces mêmes années 1950-1960, Yves Elléouët, Charles Estienne et Pierre Jaouën se voient chaque année durant l’été en Bretagne dans le Finistère, à Ploudalmézeau. Ils écrivent à quatre (avec Marie-Hélène Estienne) : Portrait d’un château, sous la forme d’un roman gothique épistolaire, inédit à ce jour.

Ce roman témoigne surtout du conteur qu’était Charles Estienne, amateurs d’histoires fantastiques bretonnes dans la lignée de La légende de la mort d’Anatole Le Braz et de la lecture de Lovecraft par les surréalistes (Elléouët et Silbermann notamment).

Le peintre surréaliste Jean-Claude Silbermann a été profondément marqué par son amitié et son apprentissage de peintre auprès de Pierre Jaouën et a souvent témoigné à ce sujet : « Pierre Jaouën qui cherchait par la peinture et par la vie le lieu et la formule m’a insufflé – lui si virtuose – le courage de ma maladresse et ma vie s’en est trouvée réorientée. » Jean-Claude Silbermann.

« « Je suis arrivé à Lampaul-Ploudalmézeau grâce au Brestois Charles Estienne, un personnage étonnant, tout le contraire du critique d'art sérieux ». De 1960 à 1967, le peintre a donc eu le Nord-Finistère pour port d'attache, à « Lampaul-Plume-les-oiseaux » avant de retourner sur Paris, il était entre-temps devenu peintre. « A un moment où je n'arrivais plus à écrire, en 1962, j'ai rencontré le peintre Pierre Jaouën qui connaissait les mêmes difficultés ; il a trouvé que je parlais bien de sa peinture et m'a incité à m'y mettre, me donnant les quelques notions nécessaires ». Jean-Claude Silbermann.

Le FRAC Bretagne (à Rennes) conserve au sein de ses collections un certain nombre d’œuvres sur papier de Pierre Jaouën datant de 1955, 1957 et 1958 qui sont régulièrement exposées : en 2011 au Musée de Brest pour l’exposition consacrée à Charles Estienne, en 2015 dans le cadre de l’exposition : « Équilibre… » au Musée Manoli, musée et jardin de sculptures, La Richardais (-)… Il est un des 35 peintres et sculpteurs présentés lors de l’exposition : L’Aventure de l’Art Abstrait : Charles Estienne, critique d’art des années 50, Musée des Beaux Arts de Brest, - .

Les œuvres de Pierre Jaouën sont rares à la vente et recherchées.

Orgueilleux, intransigeant, très sûr de son talent, une légende – entretenue notamment par Jean-Claude Silbermann - voudrait qu’il n’ait exposé qu’une seule fois et qu’il est refusé toute forme d’exposition après 1959.

La réalité semble plus nuancée : Pierre Jaouën contredira en août 2011 dans deux commentaires sur le site officiel consacré à André Breton les propos de Jean-Claude Silbermann (extraits d’un entretien avec Bernard Marcadé datant de 1990[6]) propos reproduits sur ce site et souvent repris par Silbermann[7].

Pierre Jaouën a exposé notamment au Salon de Mai à Paris (à cinq reprises entre 1985 et 1993) et à la FIAC à Paris, et régulièrement en Bretagne.

Il se retranche dans une liberté absolue de création et accorde sa vie à cette ascèse. Sa production est rare et peu nombreuse. Les quelques œuvres en sa possession qu’elles soient anciennes ou plus récentes sont acquises par des institutions dans les années 2000 (FRAC Bretagne (Rennes), Musée des Beaux-Arts de Brest…). Certains conservateurs repartirent bredouilles faute d’œuvres à acquérir.

Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la Guerre d’Algérie[modifier | modifier le code]

Le , 121 écrivains, universitaires et artistes rendent public le texte de la Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la Guerre d’Algérie que l’on appellera le Manifeste des 121,

En , André Breton rédige avec Jean Schuster, Dionys Mascolo et Maurice Blanchot la « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la Guerre d’Algérie » (dite « des 121 », septembre 1960 dans Vérité-Liberté, no 4). C’est la célèbre déclaration des « 121 » qui ne fut diffusée que clandestinement. Parmi les 121 signataires figurent la plupart des membres du groupe surréaliste plus ou moins proches de Jaouën : Jean-Louis Bédouin, Robert Benayoun, Vincent Bounoure, André Breton, Guy Cabanel, Adrien Dax, Yves Elléouët, Jean Ferry, Georges Goldfayn, Robert Lagarde, Gérard Legrand, José Pierre, Jean-Claude Silbermann…

Cet appel qui prône la désobéissance militaire et l’indépendance de l’Algérie est un des plus célèbres brûlots du XXème siècle. Il fut d’emblée censuré et certains de ses signataires furent poursuivis ou interdits de travail dans la fonction publique. Pierre Jaouën fut un des 121 signataires de ce manifeste.

Années 1970 et 1980[modifier | modifier le code]

Plus tard dans les années 1970, Pierre Jaouën s’associe à l’aventure du Free Dance Song, lieu d’un échange permanent entre musiciens et danseurs, proche des travaux du Living Theater de Julian Beck et Judith Malina, mais aussi du free jazz...

Au Japon, aux États-Unis, il pratique les arts martiaux, le sabre, le bâton et construit la pureté du geste et l’harmonie du souffle qui animent de manière éclatante les aquarelles du livre d’artiste Mélusine.

Les œuvres sur papier de Pierre Jaouën qu’il s’agisse d’aquarelles, ou d’encres se caractérisent par un geste virtuose, très sûr, un souffle vital et une harmonie, proche du « souffle-esprit » décrit par François Cheng sur l’art pictural chinois.

« Tout le ciel étoilé, toute la terre nourricière, toute la splendeur de l'aube et du soir, toute la gloire du printemps et de l'automne, tout le Souffle aimant de l'univers porté par un vol d'oiseaux migrateurs, tous les hauts chants humains montés de la vallée des larmes, tout cela constitue un "ici et maintenant" où l'éternité se ramasse. Cet "ici et maintenant" ne peut rayonner, irradier, faire fleurir et porter fruit, susciter écho et résonance et, par là, prendre tout son sens que s'il est vécu par une âme. » (François Cheng, De l’âme, Paris, Albin Michel, 2016, p.152.)

Pierre Jaouën et emmanuelle k. entament à partir des années 1980 une longue collaboration artistique qui aboutira en 2007 à la parution du livre d’artiste Mélusine.

« Pierre Jaouën et moi avons travaillé ensemble.

Pour chaque nouvelle page, j’entre dans le texte, le revis, parlant pour moi comme pour lui, puis je le lui lis.

Il écoute, se laisse traverser, immobile, puisant à cette énergie immédiate, l’impression qui va guider son geste… C’est à chaque fois une innocence, un vide, que seule l’énergie de notre émotion habite. L’aquarelle peut alors advenir…

Je la vois apparaître, à grands coups respirés, comme aboutie avant même le premier effleurement du pinceau… Du vide montent ces espaces aux nuances infinies…

Seul un immense savoir-faire peut prendre ainsi le risque de l’innocence, de l’absence d’intention, du « lâcher tout ». C’est comme la poésie naît : à chaque fois, une fulgurance. »

emmanuelle k.

Son œuvre peut être rapprochée d’autres peintres de l’abstraction lyrique tels Jean Degottex ou Marcelle Loubchansky.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1957 Micro-Salon, galerie Iris Clert, 3 rue des Beaux-Arts, 75006 Paris, -, exposition de petits formats de : Abboud, Abidine, Agam,  Alechinsky, Arbas, Arman, Arp, Arthur Bertrand, Baillargeau, Baj,  Bandeira, Beauford Delaney, Bellegarde, Benrath, Béothy, Bertini, Boilé, Brô, Brown, Brunning, Bryen, Cardenas, César, Chéreau, Childs, Al Copley, Corneille, Cousins, Critton,  Damian, Anita de Caro, Delahaye, Deyrolle, Dimitri, Dobashi, Domoto, Doucet, Max Ernst, Fautrier, Favre, Ferron, Don Fink, Fontana, Gaïtis, Gaul, Gauthier, Gillet, Goldfarb, Graziani, Guino, Hella Guth, Habbah, Halpern,  Hartung, Hosiasson, Hundertwasser, Ionesco, Jacobsen,  Jamis, Jaouen, Jorn, Kam Zinchoon, Fred Klein, Yves Klein (qui signe alors : "Yves"), Kolos-Vary, Koskas, Kricke, Lago, Wifredo Lam, Laubiès, Liberaki, Liles, Lucatti, Malina, Manessier, Maussion, Marcel Polak, Messagier, Michaïlovitch, Mollo, Mortensen, Moser, Mubin, Neyers, Penalba, Picasso, Pignon, Lutka Pink, Prêcheur, Pons, Quentin, Marie Raymond, Riopelle, Rumney. Saint-Maur, Schneider, Selim, Singier, Staritsky, Stubbing, Sugaï, Tabuchi, Takis, Tinguely, Trufanov, Tryggvadottir, Tsingos, Tuynman, Van Haardt, Vansier, Vasarely, Viola, Wendt, Zack, Zion.
  •  : Exposition de fresques à la Galerie La Cour d’Ingres à Paris avec Yves Elléouët.
  • Salon de Mai, Paris, 1985, 1986, 1987, 1988, 1993 (toile présentée : un triptyque "L'écho").
  • FIAC, Paris.
  • 1984 Charles Estienne, une idée de nature, exposition réalisée à partir des collections du Fonds Régional d’Art Contemporain, Musée des Beaux-Arts de Brest, - . Exposition réalisée par Françoise Chatel, Conseiller Artistique Régional et René Le Bihan, Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Brest.
  • Six artistes (cinq peintres et un sculpteur) exposent à la Maison des Chanoines, Landunvez, (Justine Cabuzel, Joël Couloigner (tableaux), Pierre Jaouën (encres et aquarelles sur papier), Maurice Le Moal (sculptures), Claudie Le Moign). Adresse : 8 Route des Chanoines, 29840 Landunvez.
  • été 2004 (1er au ) : Exposition de Justine Cabuzel et de Pierre Jaouën à la Maison des Chanoines, Landunvez.
  • 2011 L’Aventure de l’Art Abstrait : Charles Estienne, critique d’art des années 50, Musée des Beaux Arts de Brest, - (exposition regroupant 35 peintres et sculpteurs). Conservateur du patrimoine : Françoise Daniel et Catherine Elkar (FRAC Bretagne, Rennes). Conseiller scientifique : Marc Duvillier.
  • 2015 Exposition : « Équilibre… » au Musée Manoli, musée et jardin de sculptures, La Richardais (-).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Un livre d’artiste avec un texte de Charles Estienne (années 1960) (à préciser) ;
  • Mélusine, livre d'artiste, emmanuelle K. (poème), Pierre Jaouën (aquarelles) (Le Krill éditeur, 2007).
  • 2007-2018, Le Krill éditeur et Mélusine & Cie [archive], produisent et publient l’ensemble Mélusine [archive], récit en trois mouvements et treize tableaux, qui deviendra un livre d’artiste [archive] de 14 mètres d’envergure en estampe numérique réalisé avec le peintre Pierre Jaouën [archive] (Tirage 26 exemplaires) et un coffret [archive] comportant le livret du récit Mélusine, le cd de l’album [archive] réalisé avec Emmanuel Bex et le dvd de trois films [archive] qu'elle réalise sur l’ensemble.

Dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Rennes, Fonds régional d'art contemporain de Bretagne [archive]
  • FRAC Bretagne, Rennes.
  • 4000 œuvres.
  • dont 4 œuvres sur papier de Pierre Jaouën datant de 1955, 1957 et 1958 :
  • « Sans titre/Paysage d’Écosse », 1955, Lavis d’encre de Chine sur papier, signé et daté en bas à gauche : « Jaouen 55 », 75 cm H x 108.5 cm L, Inv. 83262 (achat à l’artiste en 1983) ;
  • « Sans titre », 1957, aquarelle sur papier, signée et datée en bas à gauche : « Jaouen 57 », 50 cm H x 65 cm L, Inv. 00866 (achat à l’artiste en 2000) ;
  • « Sans titre », 1958, aquarelle sur papier, signée et datée en bas à gauche : « Jaouen 58 », 50 cm H x 65 cm L, Inv. 00867 (achat à l’artiste en 2000) ;

« Le Chant du Pamir », -.

  • Inv. 00868 (achat à l’artiste en 2000) ;
  • Poème autographe de Charles Estienne sur une suite de huit aquarelles de Pierre Jaouën. Aquarelle et encre sur papier.
  • Dimension variable Folio I : 24 x 33 cm Folio II : 25,5 x 33 cm Folio III : 20 x 32 cm Folio IV : 25 x 32 cm Folio V : 25 x 32 cm Folio VI : 24,8 x 32 cm Folio VII : 25 x 32,5 cm Folio VIII : 25 x 31,5 cm
  • S.D.B.DR. du folio VIII : Charles Estienne, Argenton - Finistère - 7-8 - 1 - 58 (5 h 30 du matin - marée haute) B.G. du folio I [dédicace] : à Pierre Jaouën

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. Renée Mabin, Mélusine n°28, Lausanne, L'Âge d'homme, , article : "La Galerie À L’Étoile Scellée"
  3. Bief, jonction surréaliste, revue, Paris, Le Terrain Vague, 15 novembre 1958-15 avril 1960
  4. André Breton, Lettres à Aube (1938-1966), Paris, Gallimard, collection "Blanche", , P.115-116.
  5. Pierre Jaouën, Yves Elleouët peintre-écrivain, sous la direction d’Henri Le Bellec, article "Y. Elleouët, un peintre qui a de quoi", Tréguier, Hôtel de ville de Tréguier,
  6. Jean-Claude Silbermann, L'objet du désir, Paris, Galerie Sammy Kinge,
  7. « andré breton »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Estienne, « Une révolution : le Tachisme. Historique-Esthétique. », in Combat-Art, no 4, .
  • Le surréalisme, même, revue trimestrielle, 5 volumes (livraisons), Directeur : André Breton, éditeur : Jean-Jacques Pauvert, du n° 1 () au n° 5 (). 5 volumes de : 156 + 168 + 96 + 64 + 64 pp, petits in-4 brochés, couvertures imprimés.
  • Bief, jonction surréaliste, Paris, Le Terrain Vague, -, revue : douze livraisons (1-12), dirigée par Gérard Legrand, secrétaire de rédaction : Jean-Claude Silbermann. 11 plaquettes in-4 brochées.   
  • Robert Benayoun, texte reproduit dans le catalogue de la Mostra internazionale del Surrealismo, Galleria Schwartz, Milano, 1961.
  • Charles Estienne, « L’art d’aujourd’hui : morts et vivants », in Combat-Art, n°85, .
  • Charles Estienne & l’Art à Paris, 1945-1966, Centre National des Arts Plastiques/Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, -. 11 rue Berryer, Paris 8ème. Commissaire : Jean-Clarence Lambert. Organisation de l’exposition : Marie-Claude Volfin, Lina Nahmias.

Textes de Gérald Gassiot-Talabot (pp.7-8.), Jean-Clarence Lambert (« Déterrons le feu ») (pp.9-12.) « Dictionnaire, mode d’emploi » par Nathalie Reymond (Maître-Assistante à l’Université de Paris I. UER des Arts Plastiques et Sciences de l’Art) pp.15-95.

  • Charles Estienne, une idée de nature, exposition réalisée à partir des collections du Fonds Régional d’Art Contemporain, Musée des Beaux-Arts de Brest, - . Exposition réalisée par Françoise Chatel, Conseiller Artistique Régional et René Le Bihan, Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Brest.
  • L’Aventure de l’Art Abstrait, Charles Estienne, critique d’art des années 50, Musée des Beaux-Arts de Brest, commissaire : Françoise Daniel, Conservateur en Chef du Musée des Beaux-Arts de Brest et Catherine Elkar, Directrice du FRAC Bretagne, - (exposition regroupant 35 peintres et sculpteurs).
Textes de Pierre Jaouën
  • Pierre Jaouën, « Y. Elleouët, un peintre qui a de quoi », in : catalogue de l'exposition : Yves Elleouët peintre-écrivain, sous la direction d’Henri Le Bellec, Hôtel de Ville de Tréguier, 1996, texte repris dans le catalogue de l'exposition consacrée à Yves Elleouët, au Musée des Beaux-Arts de Quimper (-) puis au Château de Tours (- ), commissaires : André Cariou (Quimper) et Alain Irlandes (Tours), publié par les Éditions Coop Breizh en 2009, pp. 147-149. • (1996 - Exposition rétrospective des œuvres d'Yves Elléouët à l'Hôtel de Ville de Tréguier.)
Textes de Renée Mabin
  • « La Galerie À L’Étoile Scellée », in PENOT –LACASSAGNE, Olivier ; Rubio Emmanuel (dir.), « Le surréalisme en héritage : les avant-gardes après 1945 : Colloque de Cerisy-La- Salle, 2- », Mélusine, n°28, Cahiers de recherches sur le surréalisme, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2008.
  • « La Bretagne de Jean Degottex », in Jean Degottex, FAGE Editions, 2008, pp.62-66.
  • « Origines de la création et créations des origines », in Yves Elléouët, Exposition au Musée des Beaux-Arts de Quimper, -, Coop Breizh, 2009, pp.14-21(20-21).)
  • « Les peintres d’Argenton », dans le catalogue de l’exposition : L’Aventure de l’Art Abstrait, Charles Estienne, critique d’art des années 50 , Musée des Beaux-Arts de Brest, commissaire : Françoise Daniel, - , pp.90-109.
Autres références bibliographiques
  • Henri Belbéoch, René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, Quimper, éditions Palantines, 1995.
  • Adam Biro ; René Passeron, Dictionnaire général du Surréalisme et de ses environs, Paris, Presses Universitaires de France, 1982, « Charles Estienne » par Jean-Clarence Lambert, p.152.
  • Marguerite Bonnet et Jacqueline Chénieux-Gendron, Revues surréalistes françaises/Autour d’André Breton, 1948-1972, Millwood, New York & London, England, Kraus International Publications, 1982.
  • André Breton, Le Surréalisme et la Peinture, Paris, Gallimard, 1965.
  • André Breton (Édition publiée sous la direction d'Étienne-Alain Hubert avec la collaboration de Philippe Bernier et Marie-Claire Dumas), Le Surréalisme et la Peinture, Œuvres complètes, tome IV, Écrits sur l'art et autres textes, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 2008.
  • André Breton, Lettres à Aube (1938-1966), Paris, Gallimard, collection « Blanche », 2009, édition de Jean-Michel Goutier.
  • Pierre Cabanne et Pierre Restany, L’Avant-Garde au XXe siècle, Paris, éditions Balland, 1970.
  • Iris Clert, iris.time (l’artventure), Paris, Denoël, 1978 (sur le Micro-Salon d'avril- (-) : Cf. pp.132-135. et pp.349-350.).
  • Denise Delouche, Les peintres de la Bretagne, Quimper, éditions Palantines, 2011/ réédition : éditions Ouest France, 2016, 5ème Partie : « L’Atelier Breton : des petites pierres dans l’éclosion des novations », chapitre 4 : « Abstractions », pp.268-276.
  • Gérard Durozoi, Histoire du Mouvement Surréaliste, Paris, Hazan, 1997, « Apports de Charles Estienne », pp.548-553., « Notice : Charles Estienne », p.672. [pp.512, 532, 535, 549, 550, 553, 556, 559, 579]
  • Charles Estienne, L’Art Abstrait est-il un académisme ?, Paris, éditions de Beaune, coll. « Le Cavalier d’épée »., 1950.
  • Charles Estienne, Le Surréalisme, Paris, Aimery Somogy/Gründ, collection : « Tendances de la peinture moderne », 1956.
  • Jean-Michel Goutier, Benjamin Péret, Paris, Henri Veyrier, 1982.   
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris 1945-1965 : dictionnaire des peintres, Neuchâtel, éditions Ides et Calendes, (1ère édition : 1993).
  • Jean-Clarence Lambert, La peinture abstraite, Lausanne, éditions Rencontre, 1967.
  • René Passeron, Encyclopédie du Surréalisme, Paris, Somogy, 1975.
  • Benjamin Péret, « La soupe déshydratée », in L’Almanach surréaliste du demi-siècle, Paris, numéro spécial de la revue La NEF, mars-, réédition : Paris, éditions Plasma, 1978, pp.49-56. (Dans lequel figurent une étude d’Adrien Dax intitulée "Perspective automatique" et surtout une longue démonstration ironique de Benjamin Péret : "La soupe déshydratée" (Île de Sein, ) où Péret manifeste son opposition à Charles Estienne et conclut que l’Art abstrait n’existe pas.)
  • José Pierre, Dictionnaire de poche : Le Surréalisme, Paris, Hazan, 1973.
  • Michel Ragon, 25 ans d’Art Vivant, chronique vécue de l’art contemporain de l’abstraction au Pop-art de 1944 à 1969, Paris, Casterman, 1969.; réédition : Paris, Galilée, 1986 et la réédition complétée : Michel RAGON, 50 ans d’Art Vivant, Chronique vécue de la peinture et de la sculpture 1950-2000, Paris, Fayard, 2001, pp.176-177.]
  • Michel Ragon, L’Art Abstrait, Tome III, 1939-1970, Paris, éditions Maeght, 1986.
  • Michel Ragon et Gérald Gassiot-Talabot, La Peinture Contemporaine, Paris, éditions Casterman, 1974.
  • Michel Ragon, Journal de l’Art Abstrait, Genève, Skira, 1992, « Le Tachisme », p.116.
  • Jean Schuster, Archives 57/68, batailles pour le surréalisme, Paris, Eric Losfeld, 1969.
  • Catalogues d'expositions :
  • André Breton, la beauté convulsive, Paris, éditions du Centre Georges Pompidou, 1991 (catalogue de l'exposition qui s'est tenue du au ).
  • Jean-Claude Silbermann, l'objet du désir, catalogue de l'exposition à la Galerie Sammy Kinge, Paris, 1991 (contenant un entretien de Jean-Claude Silbermann avec Bernard Marcadé, 1990).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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