René Duvillier

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René Duvillier
René Duvillier (1995).png
René Duvillier
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

René Duvillier, né le à Oyonnax (Ain) et mort le à Paris, est un peintre français de la nouvelle école de Paris.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • Malgré des études à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier de Charles Guérin, élève de Gustave Moreau), Duvillier s'affirme néanmoins autodidacte.
  • 1939-1945 : Cinq années de captivité. Duvillier est déporté en Ukraine puis en Pologne pour plusieurs tentatives d'évasion et pour faits de résistance.
  • 1945 : Installation à Paris.
  • 1952 : Rencontre déterminante avec Charles Estienne, critique influent qui tentait de réconcilier abstraction gestuelle et automatisme surréaliste. Celui-ci l'intègre au groupe des peintres de la nouvelle école de Paris qu'il montre à la galerie de Babylone. C'est ainsi que Duvillier fait la connaissance de Degottex, Hartung, Lapicque, Poliakoff. Il est très soutenu par le critique auquel le lie une grande complicité intellectuelle. Et toutes les expositions collectives organisées par Charles Estienne font alors figure d'événement.
  • 1954-1955 : René Duvillier, invité en Bretagne, par Charles Estienne, découvre la mer : « J'ai trouvé le mouvement et le geste, ce fut un choc épouvantable » explique le peintre. Duvillier peint une série de toiles polychromes (noir, violet, bleu) sur la mer ainsi que la série des « Chevaux de mer », encres de couleur sur papier. Il travaille désormais sur des séries.
  • 1955 : Charles Estienne avec André Breton et Benjamin Péret présentent sa première exposition personnelle à Paris à la Galerie À L’Étoile Scellée, 2-23 juin 1955.
  • « Duvillier », Galerie À l’Étoile Scellée, 11 rue du Pré-aux-Clercs, Paris, 7ème,  2-23 juin. Textes d’André Breton (« Duvillier au Tramail »), Benjamin Péret (« À gros bouillons ») et Charles Estienne (« La Grande Nage » (Argenton-Paris, 1955)).     
  • 1966 : Contacts avec des scientifiques (CERN, École de chimie, Faculté de Genève). Duvillier découvre une étonnante similitude entre certaines de ses œuvres et des photos de phénomènes physiques et cosmiques. Professeur à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Versailles. [1]
  • Après 1986, Duvillier ne se consacre plus qu'à ses séries avec leurs variations.
  • Il meurt à 83 ans, en 2002.

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1943 « La Genèse », Stalag de Cracovie, Kobierzyn.
  • 1955 "Duvillier », Galerie À l’Étoile Scellée, 11 rue du Pré-aux-Clercs, Paris, 7ème,  2-23 juin. Textes d’André Breton (« Duvillier au Tramail »), Benjamin Péret (« À gros bouillons ») et Charles Estienne (« La Grande Nage » (Argenton-Paris, 1955)).   
  • 1957-1958 : Série de monochromes.
  • 1959-1960 :
    • Les Tourbillons sur papier, monochromes violet, bleu indigo, carmin.
    • Galerie Smith, Bruxelles, texte de Julien Alvard.
    • Galerie Breteau, Paris, texte de Jacques Woliner.
    • Exposition individuelle à la Maison des Princes de Pérouges, texte de d’Henri Maldiney : « Sur le vertige » et de Julien Alvard : « Peintures Monophysites de Duvillier ».
    • « Antagonismes », Musée des Arts Décoratifs, Paris.
  • 1961 : Série des "Traverses, des vents, des orages".
  • 1961 « La Mer des Vents », Galerie Smith, Bruxelles.
  • 1962 : Série "Les Javelots et la Mer".
  • 1962 « Les Javelots et la Mer », Galerie André Schoeller Jr. et Galerie 7, Paris, texte de Pierre Restany.
  • 1963 : Série "Les diables de mer", "Les luminaires".
  • 1964-1965 : Séjour de René Duvillier à New York. Exposition personnelle à la Byron Gallery, New York, texte de Julien Alvard.
  • 1966 « Cycle aérien », Galerie André Schoeller Jr., Paris.
  • 1967 :
    • Séries "Les regards" à la suite d'un choc ressenti par la rencontre de son propre regard avec le regard de l'autre[2].
    • Exposition au pavillon français, Exposition universelle de Montréal
    • « De la Mer au Regard », présentée par Maryse Haerdi, texte de Jean-Luc Daval, Eurogalerie, Eurotel, Montreux, Suisse.
    • « Duvillier, peintre cénesthésique[3] », Eurogalerie, Montreux, Suisse.
  • 1967-1968 :
  • 1968 « Cycle des Profondeurs et Visions », texte du peintre, Galerie André Schoeller Jr., Paris.
    • « Une aventure de l'art abstrait », Musée Galliera, Paris.
    • Exposition collective, « Trois ans d'Art vivant 1965-1968 », fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence
    • « Peintures françaises contemporaines », Musées de Belgrade, Prague, Bucarest, Varsovie, Zagreb
  • 1969 : Deux expositions personnelles :
    • « De l'Homme au Cosmos », Palais des Congrès, Vienne.
    • « Approche des Planètes », Maxigalerie Roger et Gallet, Paris.
  • 1970-1971 :
    • « Têtes Chercheuses », Galerie Le Lutrin, Lyon.
    • « Le Noyau. 18 sensations internes », texte de Maryse Haerdi, Galerie Armand Zerbib, Paris, le jour du vernissage : audition de l’enregistrement « des possibilités pour deux pianos » de Laurent Wable, dédiées à René Duvillier.
    • « Trois tendances de l'art français contemporain », CNAC, Hanovre, Munich, Cologne, Mons, Anvers, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Porto, Milan, Florence.
    • « Ensemble des peintures de Duvillier », Palais des expositions, Genève.
  • 1972 :
  • 1973 : Jusqu'en 1975 Duvillier travaille à la série "Jouissance de l'espace".
    • « Le Nuagisme même », Musée des Beaux-Arts, Lyon.
    • « Espace lyrique depuis 45 », CAC Abbaye de Beaulieu.
    • « Je reconstruirai l’homme que je suis, 33 êtrastres », Galerie Beno d’Incelli, Paris.
  • 1975 : « Jouissance de l'espace, 50 plaisirs de faire », Galerie Beno d'Incelli, Paris et Galerie Soleil, Georges Bongers, Paris.
  • 1976 : Série "Le caché et l'exhibé".
    • « Peintures sur papier », Galerie Soleil, Georges Bongers, Paris.
    • Collections d'art abstrait au musée des beaux-arts de Nantes, Musée du Havre et Musée de Quimper.
  • 1977-1979 : "Les retours de mer."
  • 1977 Galerie Orfini, Toulouse.
  • 1980-1981 : Jusqu'en 1982, "les Dieux et les Titans".
    • Les collections permanentes, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
    • « Autour d'une collection 1945-1980 », Donation Geneviève Bonnefoi et les amis de Beaulieu, CAC Abbaye de Beaulieu.
    • « Paris-Paris, 1937-1957 », Centre Georges Pompidou, Paris.
    • « L'abstraction lyrique », Hommage à Michel Ragon, CRAC, château du Tremblaye.
  • 1983-1984-1985 : "Le cycle des Danaïdes".
    • Commande d'une tapisserie qui sera exécutée en 1987 par l'atelier de Gisèle Brivet-Glandin, Aubusson
    • 1986 Galerie du Manoir, La Chaux de Fonds, Suisse.
    • 1987 Galerie Grey, Cannes.
    • 1987 « Peintures 1955-1983 », Galerie Mostini, Paris.
  • 1988 : Rétrospective, organisée par Alin Avila à la Maison des Arts de Créteil
  • 1989 : Rétrospective au musée de Morlaix (catalogue). « Rétrospective René Duvillier, 1954-1989 », Musée des Jacobins de Morlaix, commissaire : Françoise Daniel, catalogue, texte de Philippe Le Guillou.
  • 1990-1991 :
    • « L'Envolée d'un regard », Mairie du 6e, Paris (Maryse Haerdi).
    • « Duvillier de 10 en 10 », Ministère de l’Éducation Nationale, Paris.
    • « Qu'achètent les musées ? », FRAM, Bretagne.
    • « Initiation », École supérieure internationale d'Art, Paris.
    • « André Breton, la beauté convulsive », Centre Georges Pompidou, Paris, 25 avril-26 août 1991.
    • « André Breton », Museo Nacional, Madrid.
  • 1993 : "Le ciel de la mer", Galerie Larock-Granoff, Paris.
  • 1994 : Galerie P. et N. l'Eplattenier, Lausanne, Suisse.
  • 1995-1996 :
  • 1997 :
    • « Un combat pour l'art moderne », Hommage à René Deroudille, Musée des Beaux-Arts, Lyon. (Le Viol de la Vierge (1959) devient la couverture du catalogue)
    • « Restauration-Conservation », CAC, Abbaye de Beaulieu.
    • FIAC, Stand de la Galerie Larock-Granoff, Paris.
    • Europ-Art, FIAC, Genève.
    • Stand Galerie P. et N. l'Eplattenier, Lausanne, Suisse.
  • 1998 :
    • « L'Eau de l'air », Galerie Larock-Granoff, Paris.
    • À partir de 1998, René Duvillier expose en permanence à la Galerie Alain Margaron[4], Paris.
  • 1999 :
    • "À l'Ouest du monde", Galerie du Faouêdic, Lorient (Festival interceltique).
    • FIAC, Stand de la Galerie Larock-Granoff, Paris.
    • "Actualité des collections du XXe siècle 1996-1999", Musée des Beaux-Arts, Lyon.
    • "L'Intimité des dessins", Galerie Alain Margaron, Paris.
    • "Figuration-non Figuration", (FDAC, Val-de-Marne), CAC de Larissa, Grèce.
  • 2000 : "Rouge, le sang c'est la vie", Galerie Alain Margaron, Paris. Préface de Dominique Rabourdin.
  • 2001 : "Danaïdes, Feu de mer, Clair de Cobalt de 1982 à 1993", Galerie Alain Margaron, Paris.
  • 2002 : "Ici - Ailleurs", galerie Alain Margaron, Paris.
  • 2003 :" Ici - Ailleurs", Galerie Doris Benno, Saint-Paul-de-Vence.
  • 2004 : Rétrospective à la Galerie Alain Margaron, Paris et à la Librairie niçoise, Nice.
  • 2006 : « Corps à corps », Galerie Alain Margaron, Paris.
  • 2008 : « Vous êtes le feu dans l'eau[5] », œuvres sur papier de 1947 à 2002, Galerie Alain Margaron à la Librairie niçoise, Nice.
  • 2009 : « René Duvillier », Galerie L’Or du Temps, Paris.
  • 2010 : « Ivre de peinture », Galerie Alain Margaron, Paris.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Unité pédagogique d'architecture numéro 3 », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  2. « L'œil me donne la dimension du tragique. » (RD)
  3. De la mer au regard, peintures de 1954 à 1967.
  4. Œuvres sur le site de la galerie.
  5. Benjamin Péret s'adressant à René Duvillier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]