Philippe Mouillon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Philippe Mouillon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (65 ans)
Nationalité
Philippe Mouillon avec Aimé Césaire à Fort-de-France en 2003

Philippe Mouillon, né le à Chaumont, France, est un plasticien et scénographe urbain. 

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études universitaires de droit et de sciences politiques, il rencontre Pierre Sansot par lequel il découvre la richesse des milieux urbains. Il obtient en 1984 le grand prix de la biennale internationale des arts de la rue, puis il anime des ateliers à New York, Chicago, Montréal et San-Francisco.

Il est à l’initiative de Laboratoire sculpture-urbaine, structure artistique qu’il fonde en 1985 avec la plasticienne Maryvonne Arnaud. Il conçoit alors des œuvres pluridisciplinaires et d’échelle urbaine en développant un maillage mondial d'artistes et d'intellectuels dans des collaborations approfondies comme avec Patrick Chamoiseau ou Daniel Bougnoux ou plus ponctuelles comme avec Abdelwahab Meddeb ou Ahmadou Kourouma. Plus d’un millier d’auteurs disséminés dans le monde ont été invités à collaborer, afin de scénariser autrement l’espace public en France  (Grenoble, Échirolles, Lyon, Marseille) ou à l'étranger (Cologne, Weimar, Alger, Douala, Abidjan, Dakar, Johannesburg, Rio de Janeiro, São Paulo, Santiago du Chili, Vancouver, Sarajevo…). Chaque œuvre est spécifique et conjugue les sensibilités identitaires locales, lentement accumulées, et la réalité quotidienne faite de migrations de populations et de transferts accélérés d’informations et de symbolisations d’un point à l’autre du globe. 

Professeur associé à l’université Joseph Fourrier de Grenoble de 1996 à 2015, il étudie l’identité locale et les ancrages territoriaux dans le contexte de la mondialisation. Il anime depuis 2003 la revue Local-contemporain qui associe artistes, pédagogues et philosophes pour comprendre et représenter les formes sociales émergentes. Il développe depuis 2010 une réflexion prospective autour des œuvres collaboratives ouvertes, afin de favoriser l’émergence de nouvelles formes d’intelligence collective. 

Depuis 2016, il compose la ligne artistique de paysage>paysages, une plateforme d’innovations et d’initiatives territoriales autour du paysage, portée par le Département de l’Isère sur les 7431 km2 de son territoire.

Sur les autres projets Wikimedia :

Sélection de propositions collaboratives[modifier | modifier le code]

  • Paysages-in-situ, un jeu de faussaire à partir des peintures de paysage des collections des musées (Grenoble 2015)
  • Collection de collections, une exposition d’échelle urbaine réalisée en collaboration avec Maryvonne Arnaud pour Marseille-Provence-2013 (Marseille 2012, 2013)
  • Jeux de paysages, une exposition jouant des toponymies de lieux-dits en Rhône-Alpes comme des récits fragmentaires légués par des générations d’individus pratiquant notre territoire avant nous (Lyon, 2011).

Sélection d’œuvres en réseau[modifier | modifier le code]

  • Exposure, une installation qui interroge la peur de la précarité (Cologne 2007, Grenoble 2008)[1],[2]
  • Répliques, une installation lumineuse située dans le tunnel de l'Université d’Alger pour remettre en question les replis identitaires. (Alger, 2003)[3],[4].
  • Légende(s) Sarajevo, une exposition invitant 12 écrivains vivant aux quatre coins de l’Europe à penser l’altérité contemporaine à l’heure de « l’épuration ethnique ». (Sarajevo, 1996, ONU 1998)[5],[6],[7].
  • Arcos da lapa, où 150 plasticiens décomposent un monument historique de la ville (Rio de Janeiro, 1996)[8].
  • Humeur du monde, une œuvre développée comme un journal quotidien monumental, associant 25 écrivains du monde et sonorisée par 25 satellites géostationnaires (Échirolles, 1992)[9],[10].
  • Façades imaginaires, une installation urbaine associant 150 artistes originaires d’une cinquantaine de pays pour remodeler l'identité locale (Grenoble, 1990)[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Paysage en mouvements, éditions local contemporain, 2018
  • Paysages singuliers, paysage pluriel, éditions local contemporain, 2017
  • Collection de collections, éditions Le bec en l'air, 2014
  • Points de repère, éditions Le bec en l'air, 2011
  • Foules, éditions Le bec en l'air, 2009
  • Le précaire, questions contemporaines, éditions Le bec en l'air, 2008
  • Précarités contemporaines en Europe, formes sociales, formes spatiales, formes symboliques, plan urbain construction Aménagement / Ministère du développement et de l’aménagement durables, 2008
  • Ville invisible, éditions Le bec en l'air, 2007
  • C’est Dimanche !, éditions Le bec en l'air, 2005
  • Des micro-paysages ambigus : les ronds-points, direction de l’Architecture et du Patrimoine / Ministère de la culture
  • Vous êtes ici, éditions Le bec en l'air, 2004
  • Un passage vers la lumière, Alger, coédition Barzaks et le Bec en l’air, 2003
  • Pacaembù, édition le Laboratoire, 1999
  • Légende(s) Sarajevo, édition le Laboratoire, 1998
  • Arcos da Lapa, édition le Laboratoire, 1997
  • Ce n’est pas par soif que le crocodile, édition le Laboratoire, 1996
  • L’humeur du monde, Paris, édition Revue Noire, 1995
  • Façades imaginaires, édition le Laboratoire, 1990

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Guerre de reconnaissance sur la frontières planétaire », sur Revue Esprit
  2. « Une indicible pesanteur », sur Blog Broutilles à l'aneth
  3. « Réanchanter l'Espace Public », sur CAUE 78
  4. Bénédicte Motte, « Du fleuve au tunnel », Urbanisme,‎
  5. Le monde 24 janvier 1996 « Visages assiégés » par Nicole Cabret
  6. France culture 6 octobre 1996 « visages bosniaques » un ACR de René Farabet
  7. Oslobodenje 6 juin 1996 « Kad fotografija progovori »
  8. Flavia Pinho, « Arcos iris da Lapa », Veja,‎
  9. France Culture, 6 octobre 1993, « Humeur du monde», un ACR de René Farabet
  10. « L'humeur du monde »
  11. Bernadette Bost, « Art urbain planétaire », Le Monde,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]