Peter Gelderloos

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Peter Gelderloos
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Peter Gelderloos, né en 1982 à Morristown, est un philosophe libertaire, activiste et théoricien anarchiste américain.

En 2005, il est notamment l'auteur de How Nonviolence Protects the State, publié en français en 2018 sous le titre Comment la non-violence protège l'État : Essai sur l'inefficacité des mouvements sociaux .

Biographie[modifier | modifier le code]

Comment la non-violence protège l'État (2005)[modifier | modifier le code]

Dans son livre Comment la non-violence protège l'État : Essai sur l'inefficacité des mouvements sociaux[1] (traduit en français en 2018), l'auteur critique et définit la non-violence comme étant inefficace, raciste, étatique, patriarcale, tactiquement et stratégiquement inférieure à l'engagement militant, et bercée d'illusions[2].

Il affirme que l'histoire traditionnelle dissimule l'impact réel de la non-violence, en ignorant l'implication des militants dans des mouvements tels que le mouvement pour l'indépendance de l'Inde et le mouvement des droits civiques et donnant une fausse image de Gandhi et de Martin Luther King, en les décrivant comme étant les militants les plus actifs de ces mouvements[3]. Il soutient de plus que la non-violence est généralement prônée par les blancs privilégiés qui s'attendent à ce que les « personnes opprimées, qui sont pour beaucoup des personnes de couleur, souffrent patiemment sous une violence de plus en plus forte, jusqu'à ce que le Père Blanc soit influencé par les revendications du mouvement ou que les pacifistes parviennent à réunir une légendaire « masse critique » »[4].

Il compare également les mobilisations pacifistes contre la guerre du Vietnam et la guerre en Irak pour montrer leur inefficacité. Il explique que si le premier conflit a été interrompu, c'est du fait de son coût et des mutineries. La mobilisation non-violente seule n'y est pour rien et, de fait, dans le cas de la guerre en Irak, elle n'a donné aucun résultat malgré son ampleur.

L'Échec de la non-violence : Du printemps arabe à Occupy (2013)[modifier | modifier le code]

Le livre, qui entend s'adresser à un public militant plus large que le milieu anarchiste[5], pose trois principales thèses. Comme dans Comment la non-violence protège l'État, l'auteur montre de façon empirique à travers plusieurs exemples l'inefficacité de la non-violence, contrairement à la diversité des tactiques. Il analyse ensuite la non-violence comme employée explicitement ou implicitement par les militants des classes dominantes pour entretenir les structures en place. Enfin, il développe sa théorie de la diversité des tactiques sur la base d'un examen critique de l'opposition entre violence et non-violence et du trio objectif-stratégie-tactique[5].

Publications[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

En anglais[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Brian Martin, How nonviolence is misrepresented, Gandhi Marg, volume 30, n°2, juillet-septembre 2008, pp. 235-257, [lire en ligne].
  • Collectif, Comment la non-violence protège l'État, Bibliothèque Fahrenheit 451, 12 mai 2018, [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peter Gelderloos, Comment la non-violence protège l'État : Essai sur l'inefficacité des mouvements sociaux, Paris, Éditions LIBRE, , 235 p. (ISBN 978-2-9556782-4-4)
  2. (en) Peter Gelderloos, Comment la non-violence protège l'État, Boston, South End Press, 2007.
  3. Ibid., p. 7-12.
  4. Ibid., p. 23.
  5. a et b (en) Elizabeth J. Frazer, « The diversity of tactics : Anarchism and political power », European Journal of Political Theory,‎ (lire en ligne)