Copwatch

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Copwatch
Image illustrative de l'article Copwatch

Création 1990 (aux États-Unis)
Type Organisation de défense des droits civiques / organisation politique

Copwatch est un réseau d'associations militantes au Canada, en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni qui surveillent la police afin de dénoncer et de faire connaître les dérapages et les violences policières principalement par la collecte et la diffusion de photographies et de vidéos sur Internet[1]. Selon elles, surveiller l'action de la police « dans les rues » est une façon de prévenir cette violence[2]. Pour le sociologue Michaël Meyer, « l'idée est que la population et les médias ont un rôle de surveillance vis-à-vis de la police, qui doit sans cesse leur rendre des comptes »[3]. La pratique du copwatching s'exprime en France par le biais de divers groupes, le plus connus d'entre eux étant probablement le groupe "COPWATCH Nord - Ile de France".

La première organisation nommée « Copwatch » a vu le jour à Berkeley en Californie en 1990[4]. Rodney Glen King, un américain victime de brutalités suite à son interpellation le 3 mars 1991 par des agents de police de Los Angeles, fut filmé par un témoin. Sa vidéo fut largement médiatisée aux États-Unis et l'acquittement des policiers lors d'un premier procès déclencha les émeutes de 1992 à Los Angeles.

Les syndicats de policiers ont dénoncé « Indymedia » et « Copwatch » comme des sites « anti-flics » et le ministère de l'intérieur a porté plainte contre eux pour diffamation en 2010 et en 2011[5],[6]. Le magazine Les Inrocks a publié un récit basé sur le témoignages de copwatchers français [7].

Tract du copwatch de Colombus en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nicholas Mirzoeff, The Visual Culture Reader, Routledge,‎ 2002, p. 390
  2. (en) Toran Monahan, Surveillance and Security: Technological Politics and Power in Everyday Life, Routledge,‎ 2006, p. 152
  3. Cordélia Bonal, « Les copwatchers incitent les policiers au repli », Libération,‎ 1er octobre 2011 (lire en ligne)
  4. (en) Steven Chermak, Crimes and Trials of the Century: From the Black Sox Scandal to the Attica Prison Riots, Greenwood Publishing Group,‎ 2007, p. 157
  5. Finalement le juge ne retiendra que les propos injurieux .Charlotte Menegaux, « Brice Hortefeux porte plainte contre un site “anti-flics” », Le Figaro,‎ 23 décembre 2010
  6. Marion Sauveur, « Copwatch, le site qui fiche les policiers », Europe 1,‎ 30 septembre 2011 (lire en ligne)
  7. Une plainte contre des policiers pour violence et vol de caméra

Liens externes[modifier | modifier le code]