Parti pour la protection des droits de l'homme

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Parti pour la protection des droits de l'homme
Présentation
Chef Tuilaepa Sailele Malielegaoi
Fondation mai 1979
Idéologie centre droit
conservatisme
démocratie chrétienne
Site web http://hrpp.org.ws
Représentation
Députés
36 / 49

Le Parti pour la protection des droits de l'homme (PPDH, en anglais : Human Rights Protection Party) est un parti politique samoan. Généralement conservateur, profondément chrétien, il combine libéralisme économique et politiques sociales. Le premier parti à avoir été fondé aux Samoa, il dirige le pays sans discontinuer depuis 1988.

Histoire[modifier | modifier le code]

Colonie néo-zélandaise, les Samoa obtiennent leur indépendance en 1962. Durant les dix-sept années qui suivent, il n'y a pas de partis politiques. Les élus s'accordent sur une politique de stabilité conservatrice, accordant la prééminence à l'aristocratie. À la suite des élections législatives de février 1979 toutefois, l'opposition s'assemble derrière le député Va'ai Kolone, et fonde le premier parti politique samoan en mai : le PPDH. Le parti remporte de peu les élections de 1982, perd le pouvoir en 1985 à la suite d'une scission dans le parti, puis le retrouve de justesse lors des élections de 1988. Le PPDH a depuis remporté toutes les élections. Depuis 1998, Tuilaepa Sailele Malielegaoi, à la tête du parti, est premier ministre des Samoa[1].

C'est le PPDH qui, au pouvoir, introduit le suffrage universel à la suite d'un référendum, en 1990. Auparavant, seuls les tenants d'un titre traditionnel de chef de famille (matai) pouvaient voter[2].

Premiers ministres

Objectifs et valeurs[modifier | modifier le code]

Les objectifs affichés par le parti sont « très généraux » ; il n'existe pas d'oppositions idéologiques importantes entre les partis. Le PPDH promet la sauvegarde des libertés, de la sécurité et de la prospérité des Samoans, l'amélioration du niveau de vie, et l'ouverture des Samoa au monde extérieur. Il prône chez les citoyens « un esprit d'indépendance, d'autonomie, d'application, d'assurance et d'instinct de possession »[1]. Il soutient le développement du secteur privé pour stimuler la croissance économique, et la garantie des services publics financés par l'État, notamment en matière de santé et d'éducation. Il prône un développement économique dans le respect de l'environnement, et tenant compte des enjeux soulevés par le réchauffement climatique[3]. Le parti indique « croi[re] fermement que les Samoa sont fondées sur Dieu », et invoque « l'aide du Saint-Esprit » pour guider ses décisions. Toute réunion du parti débute par une session de prières, et le gouvernement « travaille étroitement avec le Conseil national des Églises », instaurant des prières nationales ou des semaines de jeûne chrétien[2]. À ce titre, en décembre 2016 le premier ministre Tuilaepa Sailele Malielegaoi introduit au Parlement une proposition d'amendement constitutionnel pour faire du christianisme (sans dénomination particulière) la religion d'État aux Samoa[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Asofou So’o, « The establishment and operation of Samoa's political party system », in Roland Rich et alii, Political Parties in the Pacific Islands, Canberra : Pandanus Books, 2006, (ISBN 9781921313769), p. 189 et suivantes
  2. a et b (en) "History", site officiel du parti
  3. (en) "Manifesto", site officiel du parti
  4. (en) "Govt. amends Constitution to reflect Christian State", Samoa Observer, 21 décembre 2016