Olivier Rousteing

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Olivier Rousteing
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Olivier Rousteing, à gauche, remet le British Fashion Award (en) 2015 du meilleur modèle à Jourdan Dunn.
Naissance (35 ans)[1],[2],[3]
Nationalité Française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession

Olivier Rousteing, né le [1],[4], est un styliste français.

Entré chez Balmain en 2009 comme responsable de studio, il devient directeur artistique et se fait rapidement connaître par ses créations ainsi que par son usage important des réseaux sociaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abandonné à la naissance et né sous X[5], d'une mère somalienne immigrée en France (qui avait 14 ans) et d'un père éthiopien de 25 ans, tous deux anonymes[6],[7], il est adopté à l'âge d'un an[8]. Son père est directeur du port autonome de Bordeaux et sa mère assistante sociale[9]. Olivier Rousteing grandit à Bordeaux[10].

Olivier Rousteing est bon élève[9]. Il étudie à ESMOD Bordeaux durant quatre mois[9]. À la suite de quoi, à 19 ans, il part voyager, puis revient faire des études de droit durant quelques semaines, pour faire plaisir à ses parents[9].

Mode[modifier | modifier le code]

il commence sa carrière à Rome pour un court stage[9]. Il part sur un coup de tête à Florence. Alors qu'il vient avec son book chez Roberto Cavalli pour obtenir un stage, il finit par décrocher un travail comme styliste pour la marque[11],[12]. Il est bientôt promu créateur pour les collections prêt-à-porter de la marque italienne. L’expérience dure plus de cinq ans et lui apporte une importante expérience[9].

Balmain[modifier | modifier le code]

En 2009, Olivier Rousteing est contacté par la maison Balmain. Il y décroche un poste de responsable du studio de création pour les collections prêt-à-porter femme de la marque française. Il travaille aux côtés de Christophe Decarnin, directeur artistique de Balmain depuis 2010. Olivier Rousteing, dans la continuité de Decarnin, est reconnu pour ses créations à la fois rock et ultra-féminines[10], « l’héritage rock sexy de la marque »[13].

Le , à l’âge de 25 ans, Olivier Rousteing succède à Christophe Decarnin au poste de directeur artistique de la maison Balmain[14]. Il supervise désormais le développement des collections femme et homme de la marque. Sa première collection prêt-à-porter pour Balmain est présentée en à Paris, peu de mois après le départ de Christophe Decarnin[15], lors du défilé printemps-été 2012. Celle-ci est remarquée pour son anticonformisme[13], éloignée de son prédécesseur : « nos inspirations divergent. Il était plus rock, plus Bowie, plus années 1980 et pantalon alors que j'aime les robes courtes avec des références 2000[9]. »

Vestes structurées à épaulettes, robes cloutées, teintes or et jambes dévoilées règnent sur les podiums, mais également des tendances sportswear et un mélange des genres d'inspirations variées[13]. Il éloigne Balmain de l'esprit parisien de la mode, faisant faire à la marque « le grand écart » entre différents styles très marqués et internationaux[9].

Actif sur les réseaux sociaux, sa popularité se mesure notamment par la popularité de son compte Instagram, comptant plusieurs millions d'abonnés[16],[17],[18]. Grâce aux nombreux selfies publiés sur les réseaux sociaux, mettant en scène sa vie quotidienne[9] ou en compagnie de célébrités telles que Emmanuelle Alt[13], le clan Kardashian, Beyoncé, Rihanna[15], Jennifer Lopez[18] et divers mannequins dont ceux de Victoria's Secret, Rousteing fait de Balmain une des marques française de tête sur les réseaux sociaux, aux côtés de Louis Vuitton ou Chanel[19]. « C'est un moyen de ne pas m'enfermer […] Poster une photo de moi, chez moi, avec des amis, au bureau ou ailleurs dans le monde, c'est une manière d'exister » précise-t-il[9]. La marque gagnant en notoriété depuis qu'Olivier en est à sa tête, désormais des tops models reconnues défilent pour Balmain[17],[18].

En 2017, il collabore avec le danseur et chorégraphe Sébastien Berthaud pour concevoir les costumes du ballet Renaissance pour l'Opéra national de Paris[20].

En 2018, Balmain collabore avec Beyoncé pour les costumes de scène de la chanteuse et de ses danseurs, durant la tournée On The Run II.

Documentaire[modifier | modifier le code]

En 2019, Wonder Boy, Olivier Rousteing, né sous X, un documentaire d'Anissa Bonnefont, sort au cinéma[21],[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Emmanuelle Skyvington, « Anissa Bonnefont, réalisatrice de “Wonder Boy” : “Je pleurais derrière ma caméra” », Télérama,‎ , p. 60.
  2. « Invités : Olivier Rousteing cherche sa mère biologique dans « Wonder Boy » d'Anissa Bonnefont », sur Youtube.fr, (consulté le 6 mai 2020)
  3. « Olivier ROUSTEING, le surdoué de la "popcouture" », (consulté le 6 mai 2020)
  4. « Invités : Olivier Rousteing cherche sa mère biologique dans « Wonder Boy » d'Anissa Bonnefont », sur Youtube.fr, (consulté le 6 mai 2020).
  5. « Olivier Rousteing, la révélation », sur Madame Figaro, (consulté le 8 octobre 2020).
  6. Igor Tony N'Kodia, « Olivier Rousteing, né sous X : son message émouvant à sa mère biologique », sur purepeople.com, (consulté le 8 octobre 2020).
  7. « Fashion Week Homme Automne-Hiver 2020–21 – La célébration multiculturelle de Balmain », sur lesechos.fr, (consulté le 22 février 2020)
  8. Marie Blanchet, « #Fashionweek : Qui est Olivier Rousteing, l'homme derrière Balmain ? », marieclaire.fr, 3 mars 2016. « Adopté à l’âge de 1 an, il a grandi dans une famille bordelaise »
  9. a b c d e f g h i et j Fabrice Paineau, « O.R. comme Olivier Rousteing », L'Express Styles, no supplément de L'Express n° 3296,‎ du 3 au 9 septembre 2014, p. 104 à 107
  10. a et b (en) « Rihanna, Kim Kardashian and me: How Olivier Rousteing is revitalising the house of Balmain », sur independent.co.uk, The Independant,
  11. Olivier Rousteing, la révélation, Madame Figaro, 2 avril 2013
  12. Un remplaçant de Decarnin chez Balmain, Libération, 27 avril 2011
  13. a b c et d Alice Pfeiffer, « Olivier Rousteing de chez Balmain: “Je suis un maximaliste” », sur lesinrocks.com, Les Inrocks,
  14. « Olivier Rousteing chez Balmain : “J'essaie d'être à la hauteur” », L'Express, 25 septembre 2014
  15. a et b (en) Karin Nelson, « Balmain’s Olivier Rousteing: Phresh Out the Runway », sur wmagazine.com, W,
  16. Tess Lochanski, « La coqueluche du « Red Carpet » », Le Nouvel Observateur, no 2590,‎ , p. 60 (ISSN 0029-4713)
  17. a et b Imran Amed (en) et Robin Mellery-Pratt, The Business of Fashion, « La révolution digitale de Balmain », sur lemonde.fr,
  18. a b et c Cora Delacroix, « “Balmain est presque féministe” pour son directeur artistique Olivier Rousteing », sur lesinrocks, Les Inrocks,
  19. Théodora Aspart, « Kevin Systrom #Nofilter », Vogue Paris, no 957,‎ , p. 210 à 213 (ISSN 0750-3628)
  20. Olivier Rousteing habille l'Opéra de Paris, Paris Match, 11 juin 2017
  21. Rania Hoballah, « "Wonderboy" : pourquoi il faut absolument voir le documentaire sur le créateur Olivier Rousteing, né sous X », sur lci.fr,
  22. « Le directeur artistique de Balmain Olivier Rousteing va faire l'objet d'un documentaire sur Canal+ », sur hypebeast.com,

Liens externes[modifier | modifier le code]