Trait allemand du Sud

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Oberlander

Trait allemand du Sud
Trait allemand du Sud au Landwirtschaftliches Hauptfest 2010
Trait allemand du Sud au Landwirtschaftliches Hauptfest 2010
Région d’origine
Région Bavière, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait
Taille 1,60 m à 1,67 m
Poids Environ 500 kg
Robe Alezan crins lavés

Le Trait allemand du Sud (allemand : Süddeutsches Kaltblut) est une race de chevaux de trait originaires de Bavière, très adaptés à leur région accidentée. Plus légers que le Noriker, auquel ils sont apparentés, ils sont employés pour des travaux de traction et en voltige. Ils constituent la plus nombreuse des races de chevaux de trait allemandes, et la seule à ne pas être menacée d'extinction.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ancêtres de la race sont essentiellement des chevaux Noriker présents dans le Sud de l'Allemagne, qui portaient historiquement le nom d'Oberlander[1]. Aussi, le Trait allemand du Sud est parfois considéré comme inclus parmi la race Noriker[2]. Il reçoit au XIXe siècle des influences de chevaux Normands, Holstein, Hongrois, Oldenbourg et Clydesdale[1]. Le trait allemand du Sud dispose d'un stud-book[3].

Description[modifier | modifier le code]

La base de données DAD-IS (2018) indique une taille moyenne de 1,60 m chez les femelles et 1,64 m chez les mâles, pour un poids moyen de 500 kg[3]. Le guide Delachaux (2016) indique la même fourchette de taille[1]. En revanche, CAB International donne une fourchette de 1,62 m à 1,67 m[4]. Le Trait allemand du Sud ressemble beaucoup au Noriker, bien qu'il soit plus petit[4],[1].

La tête est grosse, l'encolure courte et forte, le dos est large, la croupe puissante[1].

La robe est le plus souvent alezane ou baie, mais la race présente une grande variété de couleurs, dont le bai-brun, le noir, le blanc ou encore le pie[3].

Les juments et les étalons passent des tests rigoureux de conformation et d'aptitudes sous la selle, pour être accepté dans le standard de la race.

Il est relativement distant génétiquement des trois autres races de chevaux de trait allemandes[5],[6]. mais aussi des Noriker du Salzbourg et de Carinthie[7]. Ces particularités sont attribuées à l'influence des croisements avec le Pur-sang et les races warmblood[7].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Les Traits allemands du sud servaient historiquement de chevaux agricoles ou de traction d'artillerie[1]. Ils sont notamment employés pour de la traction lourde, des usages militaires, du débardage, et au bât[4]. Désormais, ces chevaux servent à la traction ou sont montés en équitation sportive[3].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Traits allemands du Sud au pâturage

La race est indiquée comme rare sur DAD-IS (2018)[3]. Elle provient des régions de Bavière[3] et du Bade-Wurtemberg[1], dans le sud de l'Allemagne. Il existe aussi des sujets en Amérique du Nord[1]. En 2016, les effectifs recensés pour l'Allemagne sont de 2 040 chevaux[3].

Des quatre races de chevaux de trait allemandes, le trait allemand du Sud est le plus numériquement nombreux (en 2004), et le seul à ne pas être menacé d'extinction[5]. L'étude menée par l'université d'Uppsala, publiée en août 2010 pour la FAO, signale le South German coldblood comme une race locale européenne qui n'est pas menacée d'extinction[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Rousseau 2016, p. 219.
  2. (en) Kerstin Aberle, Jörn Wrede et Ottmar Distl, « [Analysis of the population structure of the South German coldblood in Bavaria, Germany] », Berliner Und Munchener Tierarztliche Wochenschrift, vol. 117, nos 1-2,‎ , p. 57–62 (ISSN 0005-9366, PMID 14964125, lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e, f et g DAD-IS.
  4. a, b et c Porter et al. 2016, p. 490.
  5. a et b (en) K. S. Aberle, H. Hamann, C. Drögemüller et O. Distl, « Genetic diversity in German draught horse breeds compared with a group of primitive, riding and wild horses by means of microsatellite DNA markers », Animal Genetics, vol. 35, no 4,‎ , p. 270–277 (ISSN 1365-2052, DOI 10.1111/j.1365-2052.2004.01166.x, résumé, lire en ligne)
  6. (en) K. Aberle, H. Hamann, C. Drögemüller et O. Distl, « Conservation of genetic diversity in German draught horse breeds using DNA markers (session G3.14). Proceedings of the annual meeting of the EAAP, University of Veterinary Medicine Hannover: Institute for Animal Breeding & Genetics » [archive du ],
  7. a et b (en) T Druml, I Curik, R Baumung et K Aberle, « Individual-based assessment of population structure and admixture in Austrian, Croatian and German draught horses », Heredity, vol. 98, no 2,‎ , p. 114–122 (ISSN 1365-2540, DOI 10.1038/sj.hdy.6800910, lire en ligne)
  8. (en) Rupak Khadka, « Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status », Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , p. 60 ; 68.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107  p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453), « South German Coldblood », p. 490. Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Rousseau 2016] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Guide des chevaux d'Europe, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02437-9), « Trait allemand du Sud », p. 219Voir et modifier les données sur Wikidata