Nivolumab

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Le nivolumab est un anticorps monoclonal se fixant et bloquant le récepteur à la Programmed cell death 1 (PD1). Il est utilisé contre certains cancers.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société Medarex basée à Princeton a développé un modèle de souris transgénique permettant de produire des anticorps entièrement humains. La société a été ensuite rachetée en 2009 par Bristol Myers Squibb qui a développé le nivolumab.[1]

Efficacité[modifier | modifier le code]

Un cinquième à un quart des mélanomes, des cancers du poumon non à petites cellules et des cancers rénaux répondent à ce traitement[2].

Dans le mélanome, l'efficacité est d'autant plus importante si le traitement est associé avec de l'ipilimumab[3]. Il est plus efficace que l'ipilimumab dans les formes métastatiques[4] et que la dacarbazine dans les tumeurs métastatiques non porteuses d'une mutation sur le gène BRAF[5].

Il améliore la survie du cancer de l'estomac réfractaire aux autres traitements[6].

Il est testé dans les formes réfractaires ou les rechutes de la maladie de Hodgkin[7].

Autorisation de mise sur le marché[modifier | modifier le code]

Le , une autorisation de mise sur le marché (AMM) a été accordée au nivolumab par le Japon dans l’indication mélanome non résécable. Il sera commercialisé par la firme japonaise Ono Pharmaceutical sous l’appellation Opdivo. Hors Asie, la molécule est sous licence Bristol-Myers Squibb[8].

Le , le nivolumab, jusqu’ici indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'un mélanome avancé (non résécable ou métastatique), dispose désormais d’une nouvelle AMM en monothérapie dans le traitement adjuvant des patients adultes atteints d’un mélanome avec atteinte des ganglions lymphatiques ou une maladie métastatique, et ayant subi une résection complète[9].

A cette date, le nivolumab est utilisé pour traiter les personnes souffrant[10] :

  • d’un mélanome : il est utilisé seul ou avec un autre médicament anticancéreux, l'ipilimumab, dans le traitement des adultes dont le cancer s'est propagé à d'autres parties du corps ou ne peut pas être retiré par voie chirurgicale. Il est également utilisé seul chez des patients ayant subi une intervention chirurgicale pour retirer un mélanome qui s’est répandu dans les ganglions lymphatiques ou ailleurs dans le corps ;
  • d’un type de cancer du poumon appelé cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) qui s'est propagé localement ou à d'autres parties du corps. Le nivolumab est utilisé seul chez des patients ayant été antérieurement traités par d'autres médicaments anticancéreux (chimiothérapie) ;
  • d’un carcinome rénal avancé. Le nivolumab est utilisé seul chez des patients ayant été antérieurement traités par d'autres médicaments anticancéreux ;
  • d’un lymphome de Hodgkin classique, qui n'a pas régressé ou qui a récidivé après une autogreffe de cellules souches (procédure par laquelle la moelle osseuse est remplacée par les propres cellules souches du patient afin de constituer une nouvelle moelle osseuse qui produise des cellules sanguines saines). Le nivolumab est utilisé seul après un traitement par brentuximab védotine (en) (un autre médicament anticancéreux) ;
  • d’un carcinome à cellules squameuses de la tête et du cou (SCCHN) qui a récidivé ou s'est propagé à d'autres parties du corps. Le nivolumab est utilisé seul chez des patients dont le cancer est en progression malgré un traitement par des médicaments anticancéreux à base de platine ;
  • d’un cancer urothélial (de la vessie et des voies urinaires) qui s'est propagé localement et ne peut pas être retiré par voie chirurgicale ou qui a atteint d'autres parties du corps. Il est utilisé seul lorsque le traitement par des médicaments anticancéreux à base de platine n'a pas fonctionné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le lambrolizumab est un autre anticorps monoclonal ciblant le récepteur à la PD-1 (Programmed cell death protein 1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Compendium suisse des médicaments : spécialités contenant Nivolumab

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bristol-Myers to buy Medarex for $2.4 billion », Reuters,‎ (lire en ligne)
  2. Topalian SL, Hodi FS, Brahmer JR et al. Safety, activity, and immune correlates of anti-PD-1 antibody in cancer, N Engl J Med, 2012;366:2443-2454
  3. Wolchok JD, Kluger H, Callahan MK et al. Nivolumab plus Ipilimumab in advanced melanoma, N Engl J Med, 2013;369:122-133
  4. Larkin J, Chiarion-Sileni V, Gonzalez R et al. Combined nivolumab and ipilimumab or monotherapy in untreated melanoma, N Engl J Med, 2015; 373:23-34
  5. Robert C, Long GV, Brady B et al. Nivolumab in previously untreated melanoma without BRAF mutation, N Engl J Med, 2015;372:320-330
  6. Kang YK, Boku N, Satoh T et al. |http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0140673617318275 Nivolumab in patients with advanced gastric or gastro-oesophageal junction cancer refractory to, or intolerant of, at least two previous chemotherapy regimens (ONO-4538-12, ATTRACTION-2): a randomised, double-blind, placebo-controlled, phase 3 trial], Lancet, 2017;390:2461-2471
  7. Ansell SM, Lesokhin AM, Borrello I et al. PD-1 blockade with nivolumab in relapsed or refractory Hodgkin's lymphoma, N Engl J Med, 2015;372:311-319
  8. (en) Ono Pharmaceutical Co., Ltd., « Communiqué de presse » [PDF], (consulté le 14 juillet 2014).
  9. [PDF]« Résumé des caractéristiques du produit », sur http://www.ema.europa.eu, European Medicines Agency (consulté le 20 septembre 2018).
  10. [PDF]« Opdivo (nivolumab) », sur http://www.ema.europa.eu, European Medicines Agency, (consulté le 20 septembre 2018).