Bristol-Myers Squibb

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Bristol-Myers Squibb Company
logo de Bristol-Myers Squibb
illustration de Bristol-Myers Squibb

Création 1887
Fondateurs William McLaren Bristol & John Ripley Myers
Forme juridique Appel public à l'épargne
Action NYSE : BMY
Slogan Ensemble, nous pouvons vaincre
Siège social Drapeau des États-Unis New York, États-Unis
Direction Giovanni Caforio
Activité industrie pharmaceutique
Filiales Bristol-Myers Squibb (Japan) (d), Bristol Myers Squibb (Canada) (d), Bristol-Myers Squibb (India) (d), Kosan Biosciences (en) et Bristol-Myers Squibb (Germany) (d)
Effectif 23 300 environ (2018)
Site web www.bms.com

Capitalisation 91 973 millions USD (2019)
Chiffre d'affaires 22 561 millions USD (2018)
Résultat net 4 952 millions USD (2018)[1]

Bristol-Myers Squibb (BMS) est une entreprise pharmaceutique américaine née, en 1989, de la fusion entre Bristol-Myers Company, fondée en 1887 par William McLaren Bristol et John Ripley Myers (diplômés au Hamilton College) à Clinton (New York), et Squibb Corporation. C'est le dixième groupe pharmaceutique mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1994, Bristol-Myers Squibb acquiert l'entreprise française UPSA, 4 ans après avoir pris 45 % de son capital

En 2001, Bristol-Myers Squibb scinde ses activités dans le matériel médical dans une nouvelle entreprise, Zimmer Holdings.

En 2009, Bristol-Myers Squibb se sépare de sa filiale de nutrition infantile, Mead Johnson, via une opération de spin-off, pour se concentrer sur la pharmacopée.

En février 2015, Bristol-Myers acquiert Flexus Biosciences, une entreprise pharmaceutique spécialisé dans l'oncologie, pour 1,25 milliard de dollars[2]. En novembre 2015, Bristol-Myers annonce l'acquisition de Cardioxyl Pharmaceuticals, qui possède un traitement contre les arrêts cardiaques, pour 2,07 milliards de dollars[3]. En décembre 2015, GlaxoSmithKline acquiert des médicaments en développement contre le VIH à Bristol-Myers Squibb pour 1,46 milliard de dollars[4].

En août 2017, Bristol-Myers annonce l'acquisition d'IFM Therapeutics, spécialisée dans l'oncologie, pour 300 millions de dollars[5].

En décembre 2018, Bristol-Myers annonce la vente de UPSA au groupe japonais Taisho Pharmaceutical (en) pour 1,6 milliard de dollars[6].

En janvier 2019, Bristol-Myers Squibb annonce l'acquisition de Celgene, entreprise spécialisée dans l'oncologie comme Bristol-Myers Squibb pour 74 milliards de dollars en plus d'une reprise de dette de 21 milliards de dollars[7].

La justice américaine accepte en janvier 2019 d'ouvrir un procès contre Bristol-Myers Squibb pour sa participation dans les années 1940 à un programme expérimental mené par les États-Unis au Guatemala. Près de 700 cobayes, parmi lesquels des enfants, avaient été contaminés sans leur consentement pour vérifier l’efficacité de la pénicilline sur les maladies sexuellement transmissible[8].

Présence en France[modifier | modifier le code]

En 1990, le groupe implante un site de production à Meymac. L'usine est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments destinés à la prévention et au traitement du VIH et du sida, notamment le Videx ; y sont aussi fabriqués des médicaments pour traiter les maladies cardio-vasculaires, la douleur ou la dépression.

Après plusieurs mois d'incertitude, le 25 septembre 2008, la fermeture du site de Meymac et le transfert d'une partie de ses activités sur le site UPSA d'Agen sont confirmés pour 2010[9]. Le site de Meymac est repris par les Laboratoires Salem France en septembre 2010.

Avec près de 3 000 collaborateurs et 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2009, Bristol-Myers Squibb France, dont le siège est à Rueil-Malmaison, est la première filiale du groupe hors États-Unis[10]. Les usines UPSA à Agen sortent 50 % de la production mondiale du groupe et sont sa seule présence industrielle française.

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

Au 23 novembre 2019[11]:

Capital Research & Management 12,5%
The Vanguard Group 8,08%
Wellington Management 6,70%
SSgA Funds Management 4,19%
Dodge & Cox 3,08%
BlackRock Fund Advisors 2,55%
Fidelity Management & Research 2,47%
Renaissance Technologies 2,00%
Putnam 1,69%
Geode Capital Management 1,68%

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de Bristol-Myers Squibb aux États-Unis s'élèvent en 2017 à 3 610 000 dollars[12].

Auprès des institutions de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Bristol-Myers Squibb est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d'un montant compris entre 500 000 et 600 000 euros[13].

En France[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2017, Bristol-Myers Squibb déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 75 000 euros[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.zonebourse.com/BRISTOL-MYERS-SQUIBB-COMP-11877/fondamentaux/
  2. Bristol-Myers to buy private cancer drugmaker for up to $1.25 billion, Reuters, 23 février 2015
  3. Bristol-Myers buys private drugmaker to boost heart treatment pipeline, Reuters, 2 novembre 2015
  4. GlaxoSmithKline to Buy Raft of H.I.V. Drugs in Development, Chad Bray, The New York Times, 18 décembre 2015
  5. « Bristol-Myers to buy IFM Therapeutics to strengthen cancer pipeline »,
  6. Philippe Jacqué, « Médicament : UPSA tombe dans l’escarcelle du japonais Taisho », sur Le Monde,
  7. « Bristol-Myers to buy Celgene for $74 billion in largest biopharma deal », sur Reuters,
  8. « La syphilis inoculée à des cobayes au Guatemala: procès en vue aux Etats-Unis », sur RFI, (consulté le 7 janvier 2019)
  9. Reportage de France 3 sur Bristol-Myers-Squibb
  10. http://www.bmsfrance.fr/Bristol-Myers-Squibb-en-France.html
  11. Zone Bourse, « BRISTOL-MYERS SQUIBB COMPANY : Actionnaires Dirigeants et Profil Société | BMY | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 23 novembre 2019)
  12. (en) « Opensecrets.org », sur le site du Center for Responsive Politics (consulté le 6 juin 2018)
  13. « Registre de transparence », sur le site de la Commission européenne (consulté le 6 juin 2018)
  14. « Fiche Organisation « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 6 juin 2018)