Nits

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Nits ou "The Nits" est un groupe pop originaire d'Amsterdam créé en 1974, dont la créativité, infaillible depuis ses débuts, se double d'un succès public, modeste mais réel, à l'échelle de l'Europe continentale. La presse ne tarit pas d'éloges "Le secret le mieux gardé de la pop se trouve aux Pays-Bas : depuis près de trois décennies" pouvait on lire dans Télérama en 2007.

Les membres[modifier | modifier le code]

Henk Hofstede
Robert Jan Stips
Rob Kloet

Les Nits sont principalement Henk Hofstede (chanteur, guitariste et auteur-compositeur), Rob Kloet (batteur-percussionniste), cofondateurs du groupe, et Robert Jan Stips (claviers), d'abord producteur, devenu membre à part entière au début des années 1980. Ce trio très complémentaire continue de tourner aujourd'hui, Robert Jan Stips, qui avait quitté le groupe en 1996, l'ayant retrouvé à l'occasion de l'album intitulé "1974" en 2003.

Parmi les anciens membres importants du groupe, on peut citer :

  • les fondateurs Alex Roelofs et Michiel Peters, ce dernier présent jusqu'au milieu des années 1980;
  • Joke Geraets bassiste à la fin des années 1980, à l'époque de l'album live Urk, contrainte d'abandonner la musique en raison d'une maladie musculaire;
  • Peter Meuris (percussionniste) et Martin Bakker (bassiste et ancien membre de Gruppo Sportivo) qui accompagnèrent les tournées des albums Ting et dAdAdA;
  • Laeticia Van Krieken (piano/violon) et Arwen Linnemann (bassiste), lors de l'éclipse solo de Robert Jan Stips.

Carrière et influences[modifier | modifier le code]

Leur style musical a beaucoup évolué durant leur carrière. D'abord très marqué par la vague New wave et l'influence des Beatles et des Kinks, le groupe s'est forgé au cours des années 1980 un style bien à lui, une pop tantôt drôle et entraînante, tantôt mélancolique, toujours mélodique avec des chansons de plus en plus construites. Parmi les morceaux qui ont attiré l'attention du public durant cette période, on peut citer Adieu Sweet Bahnhof, Nescio, Sketches of Spain et In the Dutch Mountains.

Surtout connus pour leur sens aigu de la mélodie et la finesse de leur jeu, les Nits, malgré leur discrétion, ont séduit de nombreux mélomanes à travers une vingtaine d'albums en trois décennies. Ils ont su apporter un vent frais à la musique pop, ne cessant d'explorer différentes voies, plus contemporaines sur le cristallin "Ting", ou plus jazzy sur "Wool". Depuis l'album "1974", nommé en référence à l'année de leur formation et à l'esprit plus proche, en apparence, des premiers albums, le groupe continue d'innover, avec par exemple l'appui des violons du Mondrian Quartet accompagnant l'album subtil et mélancolique intitulé Les Nuits.

"Doing the Dishes" est sorti le 21 janvier 2008 aux Pays-Bas, se classant numéro 8 des ventes dès la première semaine. C'est un album plutôt joyeux et enlevé, très cohérent malgré ses sources multiples : un peu de folk (on y retrouve l'influence de Bob Dylan et de Tom Petty), de la new-wave des années 1980 et même du rock'n'roll, le tout habilement digéré dans un son Nits des plus frais.

On peut noter l'adéquation entre les beaux arts et les thèmes des Nits. La formation de plasticien de Henk Hofstede contribue certainement à ce rapprochement. Sa participation à la 8e biennale d'art contemporain de Lyon (2005) réunissant les œuvres d'une soixantaine d'artistes, en est une autre démonstration. Il y avait présenté une installation : Maison portative 2001. Une autre influence majeure d'Henk Hofstede est sans nul doute Leonard Cohen, évoqué dans des chansons comme le lancinant "The Night Owl", ou sur l'album "Alankomaat", volontiers pop-folk.

Enfin, leurs nombreuses prestations scéniques, superbement mises en scène depuis leurs débuts par Paul et Tom Telman, respectivement pour le son et les lumières, valent à elles seules le détour. Ces excellents musiciens, qui produisent eux-mêmes leurs albums, s'attachent à créer une ambiance sonore riche, agrémentée par des montages vidéos toujours renouvelés. Leur simplicité et leur bonne humeur participent également à l'ambiance chaleureuse de leurs tournées.

À l'automne 2009, "Strawberry Wood" voit les Nits creuser leur sillon pop, avec une influence Beatlesienne revendiquée dès le titre. Plus varié que les précédents, l'album rassemble des titres à la délicatesse épurée ("Departure", "Return"), des fantaisies réjouissantes ("Nick in the house of John", "La petite robe noire") et des mélodies habilement troussées ("Tannenbaum", Jisp").

"Malpensa" sort à la fin de l'hiver 2012. Enregistré en différents lieux et notamment dans un château en Italie, l'album est marqué par des refrains évanescents et des ambiances aériennes enveloppés dans un son électronique.


Giant Normal Dwarf (1990)[modifier | modifier le code]

Bâti comme un conte de fées, cet album marque un tournant musical. Plutôt que de poursuivre la veine à succès de "In the Dutch Mountains" et du live "Urk", le groupe s'oriente ici vers une pop plus introspective, tout en diversifiant sa palette sonore.

Hjuvi - A Rhapsody in Time (1992)[modifier | modifier le code]

Vaut à lui seul que l'on s'intéresse à cette formation tant la prestation est spectaculaire. L'idée de cet album, initiée par le pianiste Robert Jan Stips, est un hommage à la musique classique contemporaine (on y croise les ombres de Satie, Gerschwin et Bartok). Il est le pendant orchestral de "Ting", sorti la même année.

Ting (1992)[modifier | modifier le code]

Considéré par certains comme le chef-d'œuvre des Nits, "Ting" joue sur la nuance et le silence : un piano de cristal, une voix retenue, quelques larmes de violoncelle. En guise de batterie, des sculptures frôlées par des baguettes et des boîtes d'allumettes secouées par le public...


Discographie[modifier | modifier le code]

Albums Studio[modifier | modifier le code]

Albums Live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]