Niederwald

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Niederwald
Niederwald
Vue du village de Niederwald.
Blason de Niederwald
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Conches
Commune Goms
NPA 3989
N° OFS 6064
Démographie
Population
permanente
45 hab. (avant la fusion)
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 09″ nord, 8° 11′ 25″ est
Altitude 1 251 m
Divers
Langue Allemand
Localisation
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Niederwald
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Niederwald est une localité et une ancienne commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Conches.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fusionne le avec les communes de Blitzingen, de Grafschaft, de Münster-Geschinen et de Reckingen-Gluringen pour former la commune de Goms.

Personnalités[modifier | modifier le code]

La famille Ritz est liée à Niederwald. Elle a fourni, au XIXe siècle plusieurs artistes de renom, comme le sculpteur Anton Ritz (1800-1853), le peintre Franz Ritz (1788-1859), le peintre d’église et portraitiste Lorenz Justin Ritz (1796-1860) né dans ce village dans le bâtiment appelé "Schloss", et le fils de ce dernier, Raphael Ritz (1829-1894) qui fut l’un des principaux peintres suisses de son temps[3].

César Ritz (1850-1918), le fondateur des célèbres hôtels « Ritz », est également né à Niederwald[4]. Il est mort à Paris en 1918. Ses cendres ont été rapatriées en 1961, à la mort de son épouse Marie-Louise, née Beck. Leur tombe commune se trouve au cimetière du village.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Église Saint-Théodule. Une chapelle est attestée en 1464 et une église plus grande, dotée d’un clocher, est élevée en 1666. L’église est consacrée en 1678. Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle le peintre Johann Georg Pfefferle[5] orne les voûtes de la nef de médaillons illustrant les Sept Douleurs de Marie, et celles du chœur avec trois scènes de la vie de saint Théodule. Importantes restaurations et rénovations en 1910 et 1948[6].

Autels. Le maître-autel dédié aux saints Théodule, Pierre et Maurice, a été sculpté en 1787 par Johann Baptist Lagger, en intégrant un retable de 1678. À gauche, l’autel latéral, dont le retable peut être attribué à Anton Sigristen, est celui de la Sainte-Famille et du Rosaire. À droite, l’autel latéral est consacré aux Trois Rois et aux Sept Douleurs de Marie. La chaire, vers 1700, est sans doute l’œuvre de Johann Sigristen, et les fonts baptismaux, de 1671 portent un couvercle monumental. Celui-ci, en bois sculpté, du troisième quart du XVIIIe siècle, est dû sans doute à l’atelier de Peter Lagger[7].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

L’école et maison de commune a été bâtie en 1526.

« Schloss » Tout au haut du village, à sa limite orientale, l’une des plus grandes demeures du lieu est appelée localement le « Schloss » (château), bien que l’édifice, hormis sa taille imposante, ne se distingue guère de l’architecture du reste du village. En bois, comme toutes les habitations du village, il réunit deux parties d’époques différentes : l’une élevée au XVIe siècle ou durant le premier tiers du XVIIe siècle, l’autre plus ancienne, ou tout au moins construite avec des bois plus anciens. L’un des poêles affiche les initiales AHM et le millésime 1840 et, au-dessous, sa date primitive, 1771. Un autre poêle de 1860 montre un médaillon orné de rinceaux et de lauriers, avec les initiales d’un couple : « A[nton] R[itz]/18 IHS [Maria]C[reszentia] H[eimen]/60 »[8].

Cette demeure est la maison natale de Lorenz Justin Ritz (de), portraitiste et peintre religieux du XIXe siècle. Fils de Josef Ignaz Ritz, agriculteur et sacristain de la paroisse, et de Katharina Schwick, fille de menuisier et sculpteur, il est né au « Schloss » le 5 septembre 1796[9].

Musée[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Niederwald est devenue la Station Ritz Niederwald, à la fois bistro, shop, musée et lieu de rencontre pour les locaux et les hôtes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2019 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  3. Bernard Truffer, « Ritz » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. « Mort il y a 100 ans, le haut-valaisan César Ritz est à l'origine de l'hôtellerie de luxe », RTS Info, Radio télévision suisse « 19h30 »,‎ (résumé, lire en ligne [[vidéo]])
  5. Werner Bellwald, « Pfefferle » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  6. (de) Walter Ruppen, Die Kunstdenkmäler des Kantons Wallis II. : Das Untergoms, die ehemalige Pfarrei Ernen, Bâle, Société d’histoire de l’art en Suisse, coll. « Die Kunstdenkmäler der Schweiz 67 », , 477 p., p. 262-272.
  7. Ruppen 1979, p. 262-272
  8. Ruppen 1979, p. 262-272
  9. Lorenz Justin Ritz, Lorenz Justin Ritz, peintre valaisan 1796-1870 : Notes sur ma vie à l’intention de mes chers enfants, Sierre, Monographie SA, , 246 p.

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