Mohammed Bouyeri

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Mohammed Bouyeri
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Condamné pour

Mohammed Bouyeri (en arabe : محمد بويري), né le à Amsterdam, est un terroriste islamiste néerlandais d'origine marocaine[1], incarcéré à perpétuité sans possibilité de libération à la prison de haute sécurité de Vught. Il est condamné à la plus lourde peine prévue par le système judiciaire néerlandais le , pour le meurtre au nom de l'islam du cinéaste Theo van Gogh, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Mohammed Bouyeri, est née et à grandi à Amsterdam. Il est le fils de parents maroccain[2] et possède la double nationalité (néerlandaise et marocaine)[3]. Il est considéré comme bon élève et bien intégrè, ayant passée un diplôme de technicien supérieur et étant animateur bénévole dans une association de quartier[4].

Attentat[modifier | modifier le code]

Le 2 novembre 2004, il tire sur Van Gogh alors que ce dernier se déplace à vélo, faisant tomber le réalisateur alors blessé, qui demande « Pitié! Pitié! Est-ce qu'on peut parler? » avant que Bouyeri ne le tue. Lors de l'assassinat de Theo van Gogh, Mohammed Bouyeri lui tire dessus huit fois, l'égorge en le décapitant presque, et lui plante deux couteaux dans la poitrine. Il est arrêté sur place peu après. Sur le manche de l'un des couteaux est accroché un texte menaçant adressé à la représentante au Parlement Ayaan Hirsi Ali qui, selon Mohammed Bouyeri, provoque l'islam par les images du court-métrage Submission de Van Gogh, dans lequel elle apparaît.

Procès[modifier | modifier le code]

Au cours de son procès, il choisi de ne pas être défendu et de rester silencieux. Il déclare cependant vouloir « être tenu responsable de ses actes »[5].

il ne présente pas de remords et déclare qu'il recommencerait s'il a « la chance » d'être libéré un jour, expliquant que le Coran indique qu'il est le devoir de tout bon musulman de combattre les ennemis de l'islam[6]. Au moment où il est arrêté, Bouyeri porte sur lui un poème d'adieu avec le titre Baptisé dans le sang[7]. Le 12 juillet, il justifie son acte par l'islam: « Il y a une loi qui m'oblige à couper la tête à celui qui insulte le Prophète »[2], « J'ai agi par conviction, pas par haine »[4]. Mohammed Bouyeri est condamné par le tribunal d'Amsterdam à la prison à vie, peine rarement prononcée et appliquée aux Pays-Bas. Afin de mourir en martyr il demande la peine de mort[6], bannie par la Constitution du royaume.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]