Mikhail Fridman

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Mikhail Fridman
Mikhail Maratovich Fridman at L1 in 2015.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (55 ans)
LvivVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Михаи́л Мара́тович Фри́дманVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domicile
Formation
National Research Technological University (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Propriétaire de
Alfa Bank, Athlone House (en), LetterOne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mikhaïl Maratovitch Fridman (en russe : Михаил Маратович Фридман) est un homme d'affaires russe né le à Lviv, Ukraine. En 2019, sa fortune est évaluée à 15,3 milliards de dollars. Il est la 79e fortune de la planète.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Il est né le à Lviv en Ukraine, dans une famille d'ingénieurs[1]. Il est diplômé de l'Institute of steel and Alloys de Moscou en 1986[1]. Il est issu d'une famille juive ukrainienne.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après l'obtention de son diplôme, Fridman travaille de 1986 à 1988[2] comme ingénieur en conception métallurgique à Elektrostal Metallurgical Work[3], une usine de machines électriques, et il crée plusieurs entreprises dans des domaines variés[4].

En 1988, Fridman cofonde Alfa-Photo[5] avec German Khan et Alexey Kuzmichev, une société qui importe des produits chimiques photographiques. En 1989, les trois partenaires créent Alfa-Eco et Alfa Capital[2].

En 1991, il crée Alfa Bank devient l'activité principale du Groupe Alfa, une société holding qui détient des participations dans les télécommunications et le commerce de détail[6]. Fridman est le principal actionnaire du Groupe Alfa[1].

En 1997, il acquiert une partie du capital de TNK, une ancienne compagnie pétrolière d'État[7], qui fait une joint-venture avec BP en 2003[8]. En mai 2012, Fridman démissionne de son poste de directeur général de TNK-BP[8].

En 2013, il fonde la société d'investissement LetterOne (L1) au Luxembourg[9], ainsi que L1 Energy[1],[10].

Il fait partie des « sept banquiers »[11], nommés également « oligarques », un clan d'hommes d'affaires qui entretient une influence décisive sur la politique russe durant les années Boris Eltsine[12].

Au mois d'aout 2010, il est inculpé en Espagne pour des faits de corruption[13].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Fridman est membre de nombreux organismes publics, dont le Conseil national sur la gouvernance d'entreprise en Russie[14] et membre du conseil d'administration de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs[15]. En février 2001, il devient membre du Conseil de l'entrepreneuriat du gouvernement de la Fédération de Russie[16] et il est élu membre de la Chambre publique russe en novembre 2005[15].

Depuis 2005, Fridman est un représentant russe à l’International Advisory Board du Council on Foreign Relations[7].

Fridman est également l'un des principaux mécènes des initiatives juives en Russie et ailleurs en Europe. En 1996, il est l'un des fondateurs du Congrès juif russe. Il apporte d'importantes contributions au Fonds juif européen, une organisation à but non lucratif qui promeut la tolérance et la réconciliation[17].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2003, Fridman reçoit le Golden Plate Award de l'Academy of Achievement de Washington, décerné par l'ancien président américain Bill Clinton.

En 2004, il figure sur la liste du Financial Times des 25 chefs d'entreprise "Leaders of new Europe"[18]. Forbes Russie nomme Fridman homme d'affaires russe de l'année en 2012 et 2017[19],[20].

Fortune[modifier | modifier le code]

En 2008 il est le 20e homme le plus riche du monde avec une fortune de plus de 20,8 milliards de dollars[21]. En 2009 il est classé 71e avec une fortune de 6,3 milliards de dollars[22].

En 2011, selon Forbes, il serait classé 43e avec une fortune de 15 milliards de dollars[23].

En 2016, il précise que sa fortune sera léguée à des œuvres caritatives[17].

En 2019, sa fortune est estimée à 15,3 milliards de dollars pat le magazine Forbes[24].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est divorcé et père de quatre enfants[1]. Il résiderait principalement en Grande-Bretagne[25], où il achète en 2016 la propriété Athlone House pour 90 millions de dollars[6].

Il a également la citoyenneté israélienne[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

http://www.therichest.com/celebnetworth/celebrity-business/men/mikhail-fridman-net-worth/

  1. a b c d et e « Mikhail Fridman », sur www.bloomberg.com (consulté le 30 juillet 2019)
  2. a et b (en) Marshall I. Goldman, The Piratization of Russia: Russian Reform Goes Awry, Routledge, (ISBN 9781134376858, lire en ligne)
  3. « Officer Profile | Reuters.co.uk », sur uk.reuters.com (consulté le 31 juillet 2019)
  4. (en-GB) « Alfa’s Mikhail Fridman Skirts Russian Sanctions to Invest Abroad », sur Institutional Investor (consulté le 31 juillet 2019)
  5. (en) Andrew C. Inkpen, Michael H. Moffett et Kannan Ramaswamy, The Global Oil & Gas Industry: Stories From the Field, PennWell Corporation, (ISBN 9781593703813, lire en ligne)
  6. a b et c (en) « Mikhail Fridman », sur Forbes (consulté le 30 juillet 2019)
  7. a et b Membership. Council of Foreign Relations. Retrieved 14 November 2011.
  8. a et b (en-GB) Reuters, « TNK-BP: a troubled history », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le 31 juillet 2019)
  9. (en-US) Selina Williams and Jenny Busche, « LetterOne, RWE to Close Acquisition of RWE’s Dea Monday », sur WSJ (consulté le 31 juillet 2019)
  10. (en-GB) « Mikhail Fridman: Oligarchy with all that jazz », sur Financial Times (consulté le 30 juillet 2019)
  11. « Les sept banquiers », sur Libération.fr, (consulté le 30 juillet 2019)
  12. Natalie Nougayrède, « Les oligarques et le pouvoir : la redistribution des cartes », Pouvoirs,‎ (Les oligarques et le pouvoir : la redistribution des cartes)
  13. « Le milliardaire russe Mikhaïl Fridman inculpé pour corruption en Espagne », sur FIGARO, (consulté le 26 août 2019)
  14. « AlfaGroup : About Us : Supervisory Board », sur www.alfagroup.org (consulté le 31 juillet 2019)
  15. a et b « Mikhail Fridman | MT Profile | The Moscow Times », sur web.archive.org, (consulté le 31 juillet 2019)
  16. « Biography for Mikhail Fridman - Silobreaker », sur web.archive.org, (consulté le 31 juillet 2019)
  17. a et b (en-US) JNi.Media, « Jewish Billionaire Mikhail Fridman Leaving Nothing to his Children » (consulté le 1er août 2019)
  18. « Financial Times listed Mikhail Fridman, Chairman of the Board of Alfa-Bank, among 25 executives who — according to Leaders of the New Europe article — “will shape the way the business is done across the continent” - Alfa Bank », sur web.archive.org, (consulté le 1er août 2019)
  19. (en-US) « Бизнесмен года: по каким правилам Михаил Фридман строит бизнес | Миллиардеры », sur Forbes.ru,‎ (consulté le 1er août 2019)
  20. (en-US) « Новая территория. Михаил Фридман — бизнесмен года по версии Forbes | Миллиардеры », sur Forbes.ru,‎ (consulté le 1er août 2019)
  21. Liste des milliardaires du monde en 2008
  22. Liste des milliardaires du monde en 2009
  23. Liste des milliardaires du monde en 2011
  24. (en) « Mikhail Fridman », sur Forbes (consulté le 26 août 2019)
  25. (en) Anna Behrmann, « New Athlone House owner: 'I want to restore it to its former glory' », sur Hampstead Highgate Express (consulté le 1er août 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]