Miguel Zamacoïs

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Miguel Zamacois
Naissance
Louveciennes
Décès (à 88 ans)
Paris
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman, poésie, conte, auteur dramatique.

Œuvres principales

  • Les bouffons
Signature de Miguel Zamacois

Miguel Zamacoïs, né à Louveciennes le 8 septembre 1866[1] et mort à Paris le 22 mars 1955, est un romancier, auteur dramatique, poète et journaliste français

Biographie[modifier | modifier le code]

Miguel Zamacoïs est le fils du peintre basque espagnol Eduardo Zamacois y Zabala (es) et de Marie Louise Perrin.

Le 15 décembre 1931 il épouse a Versailles Marie Thérèse Ozanne.

Outre une douzaine de pièces, dont Les Bouffons, créée par Sarah Bernhardt, il est l'auteur de livrets d'opéras, de contes et de poèmes fantaisistes. Pendant les années 1930, il collabore au journal Je suis partout. En 1948, il fait paraître un volume de souvenirs, Pinceaux et stylos, qui retrace soixante ans de vie parisienne.

Il est aussi l'auteur de La Française (1915), marche militaire mise en musique par Camille Saint-Saëns, et de L'Arche de Noé (1911), recueil de poèmes animaliers.

Il allait souvent rendre visite à son ami, et voisin, le sculpteur Pierre-Nicolas Tourgueneff qui avait son atelier au Château de Vert-Bois, sur la commune de Rueil-Malmaison où il séjournait le plus souvent et qu'il fit reconstruire en 1903. Parmi les autres visiteurs des écrivains, artistes, peintres et dessinateurs: Roger-Joseph Jourdain, Ernest Ange Duez, Jean-Louis Forain[2].

Il est élevé au grade de commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur en 1953[3]

Décédé en 1955, il est enterré au Père Lachaise division 93, dans la tombe de Jean Alfred Marioton, artiste peintre (1863-1903) son beau-frère.

tombe de Zamacois, au Père Lachaise, Paris

Extraits de L'Arche de Noé[modifier | modifier le code]

La pie

L'œil mauvais et l'air provocant,
Sur le rebord de la croisée,
Comme au coin d'un bois un brigand,
Surgit la pie apprivoisée...

Le poisson rouge

Tel un petit sous-marin
Cuirassé de cuivre rouge,
Dans son bocal cyprin
Imperceptiblement bouge...

Son poème le plus connu[modifier | modifier le code]

L'accent.

« De l'accent ! De l'accent ! Mais après tout en-ai-je ?
Pourquoi cette faveur ? Pourquoi ce privilège ?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
« Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde ! »
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...

Eh bien non ! je blasphème ! Et je suis las de feindre !
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre !
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne !
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent ? Mais c'est un peu le pays qui vous suit !
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage !
C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers !

Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose !...
Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent !
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant !
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent fièrement sur l'oreille !
Mon accent ! Il faudrait l'écouter à genoux !
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages !
Écoutez ! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord !
Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges ;
Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où les treilles splendides
Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides !
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
À toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole
Tous les mots que je dis dansent la farandole ! »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Vélocipède à travers les âges, 1893.
  • Dites-nous donc quelque chose ! 1896.
  • Articles de Paris, 1900.
  • Redites-nous quelque chose ! 1906.
  • L'Arche de Noé, 1911.
  • L'Ineffaçable la grande guerre, poésies, 1916.
  • L'Avant-scène D, 1918.
  • Les Sacrifices, les Flandres, Noël, Reims, poème dramatique en 3 tableaux, avec Henri Lavedan, 1918.
  • Les Rêves d'Angélique, 1919.
  • La Dame au rendez-vous, 1921.
  • Le Beau garçon de l'ascenseur, 1922.
  • Les Classiques ont menti, 1923.
  • Feux follets et fantômes, 1923.
  • Une dame filée, 1925.
  • Pinceaux et stylos, 1948.
  • Alain de Kerogan, chevalier errant, préface de Jean de La Varende, 1954.
Théâtre

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. acte naissance p.248
  2. Madeleine de Poix, née Viaris de Lesegno, Souvenirs, témoignages sur la famille Tourgueneff.
  3. [1]dossier Léonore

Lien externe[modifier | modifier le code]