Ernest Ange Duez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Duez.
Ernest Ange Duez
Ernest Ange Duez BNF Gallica.jpg

Ernest Ange Duez, photographie de Anatole Louis Godet,
Paris, Bibliothèque nationale de France.

Naissance
Décès
(à 53 ans)
Bougival
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Distinctions
Médaille de 3e classe au Salon de 1874
Médaille de 1e classe au Salon de 1879
Officier de la Légion d'honneur en 1889

Ernest Ange Duez, né à Paris le , mort à Bougival le , est un peintre et illustrateur[1] français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève d'Isidore Pils et de Carolus-Duran, Ernest Ange Duez est le fils d'un marchand tailleur.

Peintre, pastelliste et aquarelliste au trait subtil, peintre de la vie quotidienne, Duez est un portraitiste habile et un illustrateur reconnu.

Ami d'Alphonse de Neuville, Édouard Detaille, André Gill et Ulysse Butin, il est un actif admirateur d'Édouard Manet[2]. Son inspiration artistique se partage essentiellement entre portraits, sujets religieux, scènes de genre et marines de bord de mer, peintes d'après nature à Villerville en Normandie. Comme illustrateur, il dessine notamment les planches des Travailleurs de la mer de Victor Hugo et de La Terre de Zola.

Il exposa régulièrement au Salon à partir de 1868, année où il présente une Mater Dolorosa. Il y est récompensé à deux reprises, par une médaille de 3e classe en 1874 pour un diptyque baptisé Splendeur et Misère, puis par une médaille de 1re classe qui distingue en 1879 son triptyque de Saint Cuthbert (Paris, musée d'Orsay). Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le , puis promu officier du même ordre le à l'occasion de sa participation, comme exposant hors-concours, à l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Il est l'un des dix-huit membres fondateurs de la nouvelle Société nationale des beaux-arts en 1890. Il est aussi président de la Société des amis des arts du Département de l'Eure. Il a pour élève Henri Caruchet.

Son voisin et ami est le sculpteur Pierre-Nicolas Tourgueneff qui a son atelier au château de Vert-Bois, sur la commune de Rueil-Malmaison, où il séjourne le plus souvent[3].

Duez meurt d'une hémorragie cérébrale alors qu'il se promène à vélo dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Sur la plage

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. par exemple Cosmopolis, livre de Paul Bourget, chez Alphonse Lemerre,1898, avec d'autres illustrations de Myrbach et de Jeanniot
  2. Il est l'un des artistes qui ouvrent la souscription destinée à offrir Olympia au musée du Louvre.
  3. Parmi les autres visiteurs de Tourgueneff on trouve des écrivains, artistes, peintres et dessinateurs comme Jean-Louis Forain, Roger-Joseph Jourdain, Miguel Zamacoïs, journaliste au journal Le Gaulois(Madeleine de Poix, née Viaris de Lesegno, Souvenirs, témoignages sur la famille Tourgueneff, éditeur ?)[réf. insuffisante]
  4. « Saint Cuthbert », notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay
  5. « Autour de la lampe », notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay
  6. « Paysage », notice no 50350502214, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Ulysse Butin », notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay
  8. La Grande Encyclopédie, vol. 15, , 1200 p. (lire en ligne), p. 10
  9. « Saint François d'Assise, le miracle des roses », notice no 00980001872, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Alphonse de Neuville (1835-1885) », notice no 000PE011368, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « L'Heure du bain au bord de la mer », notice no 07290022693, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Femme de marin », notice no 00160000928, base Joconde, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]