Michał Sopoćko

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Michel Sopoćko
Image illustrative de l'article Michał Sopoćko
Père Michał Sopoćko
Bienheureux
Naissance
Juszewszczyzna (aussi connu comme Nowosady) près de Achmiany
Décès   (86 ans)
Białystok
Nationalité Drapeau de la Pologne Pologne
Vénéré à Białystok
Béatification 28 septembre 2008 Białystok
par Benoît XVI
Vénéré par l'Église catholique

Michel Sopoćko (en polonais : Michał), né le et mort le , fut - entre autres - le confesseur de la mystique polonaise sainte Faustine Kowalska. Il a été béatifié en 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre en 1914 après de études au séminaire catholique de Vilnius. Il devient docteur en théologie (1926) puis professeur à l'Université de Vilnius après des études à l’Université de Varsovie (1926 -1934) puis recteur de l’église Saint-Michel de Vilnius. Il poursuit aussi des études de pédagogie, et écrira quelques livres dans ce domaine. Il lutte contre l'alcoolisme, devient confesseur de prêtres et de religieuses.

Il rencontre sœur Faustine chez les Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde : elle a auparavant des visions de ce futur confesseur, à Varsovie et à Cracovie. Il donne foi aux révélations de Sainte Faustine et devient un propagateur acharné de la Divine Miséricorde. Il permet au peintre Eugeniusz Kazimirowski de peindre cette icône de la Miséricorde divine et ce tableau fut exposé à la porte « Notre-Dame de la Miséricorde » plus connue sous le nom de « Porte de l'Aurore » à Vilnius, après Pâques 1935, le Dimanche de la divine Miséricorde[1], ce qui correspondait aussi à la fin du jubilé de la Rédemption du monde.

Après la mort de sainte Faustine Kowalska, en 1938, il commença à écrire un traité sur la Miséricorde Divine : De Misericordia Dei deque eiusdem festo instituendo mais à la suite de troubles et de l'invasion soviétique, puis de l'invasion allemande qui suivit, il ne fut pas publié. En 1942 Zgromadzenie Sióstr Jezusa Miłosiernego (la Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux) voit le jour: « Dieu n'opère des œuvres merveilleuses que lorsqu'elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire » (saint Jean de la Croix).

Après la Seconde Guerre mondiale et le changement des limits de Pologne il quitta Vilnius et s'installa à Białystok. Il achève les quatre volumes de Miłosierdzie Boga w dziełach Jego (La miséricorde de Dieu dans ses œuvres) [2]. L'abbé Michał Sopoćko mourut le 15 février 1975.

En 1987 : ouverture de son procès en béatification et il est béatifié le 28 septembre 2008 à Białystok où il fut inhumé au sein de sa congrégation. Jésus dit à sainte Faustine de lui entre autres : « Il t’aidera à accomplir Ma volonté sur la Terre. [...] Ecris que nuit et jour Mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c’est pour augmenter ses mérites. [...] Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre. [...] C'est un prêtre selon Mon cœur, ses efforts Me sont agréables. [...] Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée, sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre, je ne le laisserai pas se tromper, et toi, ne fais rien sans son autorisation » (Le Petit Journal 53, 86, 90, 1256, 1408).

Citation[modifier | modifier le code]

« La Miséricorde de Dieu est la perfection de Son action qui s’abaisse aux êtres inférieurs pour les faire sortir de leur misère et pour combler leurs manques. C’est Sa volonté de faire du bien à tous ceux qui souffrent par quelque défaut et ne sont pas capables de les compléter d’eux-mêmes. Un acte singulier de miséricorde c’est la pitié et un état constant de pitié c’est la miséricorde. La relation de Dieu envers les créatures se manifeste par élimination de leurs défauts par accord de perfections, aussi grandes ou petites qu’elles soient. Accorder des perfections, considéré en soi-même, indépendamment des circonstances quelconques est une œuvre de bonté Divine qui élargit à chacun Ses grâces selon sa prédilection » ( La miséricorde de Dieu dans ses œuvres)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. devenu sous le pontificat de Jean Paul II «  Dimanche de la Divine Miséricorde dans l'Église catholique
  2. Le premier fut édité à Londres en 1959 et les trois autres à Paris dans les années 1960 grâce au dévouement de chrétiens séjournant à l’étranger. Ce livre fut aussi traduit en anglais.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]