Metaspriggina

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Metaspriggina est un genre éteint de chordé primitif de la faune de Burgess datés du Cambrien moyen, il y a environ 505 Ma (millions d'années). Initialement connu à travers deux spécimens des schistes de Burgess du Cambrien moyen, puis par 44 autres spécimens trouvés en 2012 dans le lit du Marble Canyon (en) à Kootenay National Park, et enfin par une centaine d'autres exemplaires dans les schistes de Burgess en 2014.

Nomenclature[modifier | modifier le code]

Le nom de l'espèce, Metaspriggina walcotti, fait référence à Charles Doolittle Walcott, le découvreur de la faune de Burgess. Bien que nommé d'après Spriggina, un organisme de l'Ediacara, des travaux ultérieurs ont démontré qu'ils n'étaient pas reliés. Metaspriggina est considérée comme un représentant d'un chordé primitif, sans doute une transition entre les céphalochordés et les premiers vertébrés (Conway Morris, 2008).

Caractères[modifier | modifier le code]

Metaspriggina est apparemment sans nageoires et possède un crâne peu développé mais dispose de deux yeux bien développés regardant vers le haut et de narines derrière ces yeux. Metaspriggina possède également une notochorde avec six paires de barres de pharynx, peut-être en cartilage. Les spécimens les plus grands mesurent 10 cm de long, ceux de Burgess moins de 7 cm. Les nombreux spécimens découverts à Burgess montrent une disposition des arcs branchiaux laissant supposer la genèse des mâchoires des futurs vertébrés[1].

Découvertes de l'espèce[modifier | modifier le code]

Mis de côté par Walcott pour une étude ultérieure, les deux premiers spécimens connus furent brièvement examinés par Conway Morris en 1979, avant d'être décrits par Simonetta et Insom en 1993. Le nom du genre, composé de Meta-spriggina, est composé du préfixe grec “meta” (dans le sens de tardif) et du nom de Reg Sprigg, le découvreur de la faune de l'Édiacarien dans les collines Ediacara en Australie.

Les deux spécimens-type sont le lectotype –USNM198612 et l'ancien holotype 198611, conservés au National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, à Washington. Le holotype est un possible parent de Spriggina, tandis que le lectotype était considéré comme un chordé potentiel, avant que les deux spécimens ne soient réinterprétés comme des chordés en 1998 et 2001 et que Conway Morris ne les réassigne à un seul genre et une seule espèce.

En 2014, une centaine de spécimens supplémentaires de Metaspriggina sont découverts dans les schistes de Burgess[2],[3], [4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • CONWAY MORRIS, S. 1979. The Burgess Shale (Middle Cambrian) fauna. Annual Review of Ecology and Systematics, 10(1): 327-349.
  • CONWAY MORRIS, S. 2008. A redescription of a rare chordate, Metaspriggina walcotti Simonetta and Insom, from the Burgess Shale (Middle Cambrian), Colombie-Britannique, Canada. Journal of Paleontology, 82(2): 424-430.
  • JANVIER, P. 1998. Les vertébrés avant le Silurien. GeoBios, 30: 931-950.
  • SIMONETTA, A. M. et E. INSOM. 1993. New animals from the Burgess Shale (Middle Cambrian) and their possible significance for the understanding of the Bilateria. Bolletino di Zoologia, 60(1): 97 - 107.
  • SMITH, M. P., I. J. SANSOM et K. D. COCHRANE. 2001. « The Cambrian origin of vertebrates », p. 67-84. In P. E. Ahlberg (ed.), Major Events in Early Vertebrate Evolution: Palaeontology, Phylogeny, Genetics and Development. Taylor and Francis, Londres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maxime Feutry, « Un poisson primitif à l'origine des mâchoires ? », sur citizenpost.fr, CitizenPost,
  2. (en) Simon Conway Morris et Jean-Bernard Caron, « A primitive fish from the Cambrian of North America », Nature,‎ (DOI 10.1038/nature13414)
  3. « Un poisson vieux de 505 millions d’années », sur lemonde.fr, Le Monde,
  4. Joël Ignasse, « Voici un des premiers poissons ayant existé un des premiers poissons ayant existé », sur sciencesetavenir.fr, Sciences & Avenir,