Maurice Finat

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Maurice Finat
Naissance
Bordeaux, Gironde Drapeau de la France France
Décès (à 40 ans)
Moshi, Tanganyika Drapeau de la Tanzanie Tanzanie
Origine Drapeau de la France France
Arme French-roundel.svg Aéronautique militaire
Unité escadrille MF.20
Conflits Première Guerre mondiale
Autres fonctions pilote d'essai

Maurice Finat, né le à Bordeaux, Gironde, et mort le près de Moshi au Tanganyika, était un aviateur français. Spécialiste des avions légers, il a gagné de nombreux concours et battu plusieurs records du monde de vitesse et de distance dans les années 1920 et 1930.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé ingénieur de l'École Breguet de Paris en 1914, à la déclaration de guerre Maurice Finat est mobilisé au 134e régiment d'infanterie de septembre 1914 à novembre 1915. Puis il passe dans l'aviation et est affecté à l'escadrille MF.20 qui vole sur biplan Maurice Farman MF.7, d’où son sigle.

Démobilisé après la fin de la guerre, Maurice Finat reste cependant dans l'aviation. Il fonde la «Ligue des pilotes aviateurs » qui, à l'issue de la guerre, groupe tout le personnel navigant. Il en est Secrétaire général de 1919 à 1921. Il s’associe avec le lieutenant Charles Robin (1884-1926), autre ancien pilote de guerre, fondateur de la Société de Propagande Aérienne (SPA). Ils organisent à travers toute la France des conférences, suivies de démonstrations en vol, afin de donner au public une idée réaliste de la navigation aérienne. Ces réunions développent en province le goût de l’aviation, elles débouchent sur de nombreux baptêmes de l’air et favorisent la création d’aéro-clubs locaux. Ainsi, en 1922, Maurice Finat donne dix-huit meetings, et en 1924 la SPA en enchaîne cinquante. En 1924, co-fondateur de la Société pour le développement de l’aviation, il crée la première Fête Aérienne de Vincennes, une manifestation qui se reproduira tous les ans. Puis il est vice-président de l'Union des pilotes civils de France entre 1925 et 1927. En 1927, il est Commissaire général de la 4e Fête Aérienne de Vincennes, et a l’honneur d’accueillir les personnalités officielles.

Classé dans de nombreux concours, il gagne avec Roger Labric en 1927 le concours international d'avions légers de Zurich[1], et établit le record du monde de distance en circuit fermé (1 146 kilomètres). Ensuite il bat le record du monde de distance en ligne droite pour avion léger biplace (368 km), ayant comme passager son épouse Mme Denise Finat, née Lesage[2].

En 1928, il devient titulaire du record de distance en circuit fermé (1 740 km) et du record du monde de durée sur avion léger monoplace. En 1931, il gagne le concours national d'avions de tourisme. En 1933, il est classé second dans les « Douze Heures » d'Angers. Il participe au Tour de France de l'Union des pilotes civils de France (U.P.C.F). Il remporte les 1re, 2e, et 4e places dans la Coupe Zénith Internationale. Titulaire du record du monde de vitesse sur 100 km (avions légers),

Il est tué le au cours du raid Paris-Tananarive[2]. Faisant équipe avec Paul de Forges, à bord d’un monoplan biplace Farman 359 immatriculé « F-ALMK » à moteur De Havilland Gipsy de 135 ch, il était parti de Tananarive la veille, vendredi 19 avril, à 15 heures GMT, pour tenter de battre le record de vitesse Madagascar - Paris au retour d'un voyage qu'ils avaient effectué de Paris à Madagascar. Les aviateurs avaient fait escale à Moshi au Tanganyika où ils étaient arrivés à 14 heures, retardés par le mauvais temps, et étaient repartis le matin en direction de Djouba et Khartoum au Soudan. Peu après le décollage, l'appareil fut pris dans de violents remous aux environs de la montagne Saya et s'écrasa. Les indigènes dégagèrent des débris les deux victimes. Paul de Forges était grièvement blessé, mais Maurice Finat avait été tué sur le coup[3].

Il comptait plus de 5 000 heures de vol. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "L'Ouest-Eclair" du 22 avril 1935 disponible sur Gallica
  2. a, b, c et d Pierre Pécastaingts, « Tombe Maurice Finat », sur Aérostèles,lieux de mémoire aéronautique, (consulté le 20 novembre 2017).
  3. Jean Pierre Pénette et Christine Pénette Lohau, Le livre d'or de l'aviation Malgache, Jean Pierre Penette, , 240 p. (ISBN 2-9523-64605, EAN 978-2-9523-6460-7, lire en ligne), p. 18.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 377-378 p. (ISBN 2-84734-060-2).

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