Marcel Leyat

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Marcel Leyat
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Portrait photo en 1927.

Naissance
Die
Décès (à 101 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Concepteur de voiture à hélice
Formation

Marcel Leyat est un ingénieur, inventeur, pionnier de l'aviation, constructeur aéronautique et automobile français, né le à Die, dans la Drôme, et mort le 3 décembre 1986[1]. Il fonde en 1913 les établissements Leyat (Paris), disparus en 1927. Il s'installe en 1922 à Meursault.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'aviateur[modifier | modifier le code]

Marcel Leyat fait ses études à l'École centrale de Paris et en sort diplômé en 1907. Dès 1908, il travaille pour la Société Astra[2], et Leyat construit un planeur biplan baptisé le Quand Même, puis un second, remorqué par une de Dion de 5 ch, avec lequel il effectue un vol de 200 m à 10 m du sol le 15 août 1909[2]. Il prétendait en 1909 à la première traversée de la Manche, mais Blériot effectue la sienne le 21 juillet.

En 1910, il construit un biplan à hélices de 11 m de longueur et de 16 m d'envergure. Il obtient le brevet de pilote FAI en 1911. Durant la Première Guerre mondiale, il construit plusieurs avions, dont un bombardier à « aile vivante ».

En tout, il conçoit et construit une trentaine d'appareils différents jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Les automobiles Leyat[modifier | modifier le code]

Leyat

Création 1913
Disparition 1927
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Construction automobileVoir et modifier les données sur Wikidata
L'Hélica, modèle de 1921 (Paris, Musée des arts et métiers).
Leyat 1922 (Angleterre, Beaulieu Motors Museum).

Les automobiles des ateliers Leyat, fondés en 1913, sont construites au 27, quai de Grenelle à Paris. Hormis les prototypes Hélicocycles, le premier modèle automobile est appelé Hélica, aussi connu sous le nom d'avion sans ailes et date de 1919. Le véhicule est inspiré d'un fuselage d'avion en contre-plaqué et propulsé par une hélice située à l'avant, avec les roues arrière directrices, et les freins à l'avant. Les passagers sont assis l'un derrière l'autre. Le moteur est un ABC Scorpion de 8 ch et consommant 6 litres au 100 km. Le véhicule pèse 225 kg, ce qui le rend très rapide pour l'époque. L'Hélica est rendue célèbre par la parution d'un ouvrage de Gustave Courau, Mon hélice au pays des merveilles[3], qui a parcouru la France au volant d'une Hélica entre 1921 et 1930.

Il aura vendu en tout moins de cinquante véhicules ; certains musées en exposent.

Les modèles de véhicules[modifier | modifier le code]

  • 1913 : Hélicocycle, 3 roues, moteur JAP, un seul exemplaire
  • 1915 : Hélicocycle version 2, un seul exemplaire
  • 1919 : Hélica, 4 roues, moteur MAG, 6 exemplaires
  • 1921 : Voiture à hélice Leyat, 4 roues, moteur ABC, 10 exemplaires conduite intérieure, 3 exemplaires sport cabriolet
  • 1925 : Draisine rail/route, destiné au directeur des mines au Congo, 1 exemplaire
  • 1927 : Modèle de record, 3 roues, moteur ABC, 1 exemplaire. Le 7 septembre 1927, cet exemplaire atteint la vitesse de 170 km/h sur l'anneau de Montlhéry.

Une méthode de solfège[modifier | modifier le code]

Marcel Leyat invente également en 1927 une méthode alternative d'apprentissage du solfège, dont il fait part à Maurice Ravel. Cette méthode est incluse dans une méthodologie plus large qui regroupe ses disciplines de prédilection, appelée Maller pour « Méthode Analytique Logique Leyatd'Éducation Rationnelle », et qui se compose de quatre parties : la sonologie, la logologie, la cogitologie et la locomotologie. Le système de transcription de la musique est basé sur des partitions représentant graphiquement les touches d'un piano, un trait noir couvrant la touche à jouer, la longueur du trait déterminant la longueur de la note. Il fait construire un piano portant la marque Leyat, doté d'un clavier de 85 touches. Il construit également un autre clavier de piano doté de touches alternativement blanches et noires. Leyat instruit à cette méthode sa fille Odette qui donne le 29 octobre 1929 une représentation à la salle Molière à Lyon[2].

Il meurt centenaire en 1986, en partie oublié, excepté par les spécialistes de l'histoire de l'automobile.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Courau, Les automobiles à hélice – La voiture à hélice de Leyat – 1921, Clermont-Ferrand, Éditions automobiles Paul Couty, , 42 p. (lire en ligne).
  • « Leyat », In: George Nicolas Georgano (direction), Autos. Encyclopédie complète, de 1885 à nos jours, [Paris], Éditions de la Courtille, 1973 ; réédition Temps actuels, 1982 (ISBN 9782201016097).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Die Propeller-Autos von Marcel Leyat »], article du 15 juin 2007, In: Text42, blog de Julian van Heyl, en ligne.
  2. a, b et c L'Hélica Marcel Layat, archives en ligne [revue de presse, biographie, actualités d'époque].
  3. Ouvrage réédité aux éditions Paul Couty (Clermont-Ferrand) en 1979 — notice en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]