Manoir de Bel-Air

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Manoir de Bel-Air
Image illustrative de l’article Manoir de Bel-Air
Type Manoir
Début construction 1585
Fin construction 1599
Propriétaire initial François de Kerangar
Protection Logo monument historique Classé MH (1993)
Coordonnées 48° 28′ 33″ nord, 4° 43′ 18″ ouest[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Finistère
Commune Brélès
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Manoir de Bel-Air
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Manoir de Bel-Air

Sur la rive nord de l’Aber Ildut, le manoir de Bel-Air est un manoir ayant conservé la plupart de ses bâtiments d'origine des XVIe siècle et XVIIe siècle, disposés en U sur une cour fermée. Il est situé sur la commune de Brélès, dans le département du Finistère, en Bretagne. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est à l’emplacement de Bel Air que certains historiens situent le légendaire Castell Meriadec qui aurait été édifié par Conan Meriadec, premier roi de Bretagne, au IVe siècle[3]. Plus sûrement, le manoir remplace un édifice plus ancien situé au lieu-dit « Kerengar », encore attesté en 1462, qui appartient alors à Yvon de Kerengar.

La construction du logis actuel s'étage de 1585 à 1599.

L'emplacement est stratégique, un quai et une cale donnent un accès direct à la mer aux caves du manoir. La fortune des Kerengar était directement liée à l'activité commerciale et maritime sur ce site. Encore aujourd'hui, le quai est défendu par quatre canons placés là depuis le XIXe siècle.

« Priez pour François de Kerengar qui m’a fait faire et Bel Air m’a nommé 1599 », telle est la devise figurant au-dessus de la porte principale du logis[4].

Le manoir de Bel-Air reste dans la descendance des Kerengar jusqu'en 1810, date à laquelle il passe entre les mains de la famille de Claisrambault (de chêne à un arbre arraché de sinople). Il est racheté au milieu du XIXe siècle par le baron Grivel, vice-amiral, vétéran des campagnes du Premier Empire, sénateur sous le Second Empire. À cette époque, la légende situe un séjour à Bel-Air de Victor Hugo. Le manoir devient la propriété de la famille de Taisne de Raymonval en 1893[5].

Bel-Air fait l’objet d’importants travaux de restauration depuis le début des années 2000 (aile nord, cale).

Architecture[modifier | modifier le code]

L'aspect défensif est exprimé par son plan carré organisé autour d’une cour fermée à l’est par un haut mur. L'ensemble incarne parfaitement le type du manoir breton de la fin du moyen-âge, incluant de nombreux éléments décoratifs, à commencer par l'appareillage des façades. Le logis, construit en 1599 par François de Kerangar, est resté intact et a conservé ses dispositions d'origine, en particulier des éléments défensifs et décoratifs : deux échauguettes sur la façade ouest et le dispositif d'un ancien pont-levis. À l'intérieur, deux très belles cheminées ouvragées et peintes. Dans la salle principale, 4 visages encadrés d'entrelacs sont sculptés en demi-relief sur une cheminée polychrome. Deux d'entre eux semblent représenter le roi Henri III et sa mère Catherine de Médicis.

Les deux ailes en retour d'équerre ont sans doute été ajoutées au XVIIe siècle.

À l'occasion d'un classement au titre des Monuments Historiques par un arrêté du , c'est quasiment l'ensemble du manoir qui fait l'objet d'une protection, à savoir : le logis et les ailes en retour, les murs de clôture, le portail et le sol de la cour, le colombier, les cales et piliers d'entrée de l'allée.

Domaine[modifier | modifier le code]

Sur le domaine, subsistent encore le colombier et un moulin en ruine. Le colombier est de plan classique rond (XVIIe siècle).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]