Machine de Montréal

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Machine de Montréal
Logo de l'équipe
Activité de 1991 à 1992
Stade Stade olympique de Montréal
Ville Montréal, Québec
Pays Canada
Ligue WLAF

La Machine de Montréal était la seule équipe canadienne dans la World League of American Football, une ligue créée par la Ligue nationale de football afin de développer le football américain en dehors du sol américain. Cette équipe fut en activité pendant les saisons 1991 et 1992, évoluant dans la division Nord-américaine Est, où elle se classa chaque fois en troisième position sur quatre équipes, ratant chaque fois la ronde éliminatoire d'après-saison. Après avoir compilé un dossier de 4 victoires et 6 défaites lors de la première année, l'équipe montréalaise ne remporte que deux de ses dix matchs en 1992. L'entraîneur de la Machine était Jacques Dussault.

La Machine de Montréal s'est éteinte en même temps que la World League of American Football qui renaît en 1995 sous le nom NFL Europe, mais sans les sept clubs nord-américains qui la composaient.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1989, le commissaire de la Ligue nationale de football[Lequel ?], Paul Tagliabue, amène le projet d'une ligue de développement printanière de football américain administrée par sa ligue et qui serait mondiale. La ligue sera connue sous le nom de World League of American Football. Le 18 juillet 1989, les propriétaires des équipes de la LNF décide qu'ils veulent une équipe de football à Montréal, soit dans une des douze villes de la future nouvelle ligue[1]. Les gens derrière la concession de Montréal inclut Gerry Snyder, ancien responsable de la venue des Expos de Montréal et de l'organisation des Jeux olympiques de 1976, Jacques Francoeur, ancien président d'Unimédia et Ron S. Wilson. Le groupe qui veut amené une concession dans la métropole québécoise entend appeler l'équipe Les Olympiques[2].

Le 26 janvier 1990, le commissaire de la Ligue nationale de football, Paul Tagliabue, déclare que Montréal fera partie de la WLAF en 1991 et que la candidature de la ville sera sérieusement considérée pour l'expansion de la LNF[3]. Le 26 avril 1990, dans une conférence de presse donnée à Montréal en présence du maire de Montréal, Jean Doré, Pierre Bibeau de la Régie des installations olympiques ainsi que de Tex Schramm, Directeur de la WLAF confirme la venue d'une concession de cette ligue dans la métropole québécoise. La première partie est prévue pour le 23 mars 1991[4]. En août 1990, Gerry Snyder continue son opération charme pour trouver des investisseurs pour son projet d'acheter la concession de Montréal. Jacques Francoeur a laissé sa place dans le projet[5]. La ligue Mondiale de football américain est une création de la LNF. Ses concepteurs ont accouché d'une formule révolutionnaire dans le sport professionnel. Quelques exemples: les joueurs seront sous contrat avec la ligue, et non pas avec leur équipe. C'est la ligue qui verra à l'équilibre des formations. La ligue embauchera et paiera les entraîneurs des équipes. Elle versera aussi le salaire des joueurs en plus d'assumer les frais de transport de toutes les concessions. Des équipes européennes feront partie du circuit. Barcelone, Londres et une ville allemande pourraient obtenir une concession. La saison sera de dix matchs et commencera en mars prochain[6]. Le 14 novembre 1990, la LNF a confirmé et officialisé qu'une première saison de la WLAF aurait lieu en mars 1991 avec 10 équipes, dans trois divisions, comprenant la ville de Montréal. La division européenne comprendra Londres, Barcelone et Francfort. Les équipes de l'Est de l'Amérique du Nord seront New York), Montréal, Orlando en Floride, ainsi qu'une formation représentant la Caroline du Nord et celle du Sud. Sacramento, San Antonio et Birmingham formeront la division Ouest de l'Amérique du Nord[7]. Vers la mi-novembre 1990, l'identité du propriétaire de la concession de Montréal n'est pas connu mais elle n'est plus entre les mains des précurseurs Gerry Snyder et de Ron Wilson, les promoteurs de longue date du football de la LNF pour Montréal[8]. Le 20 décembre 1990, la première mention de Jacques Dussault comme possible entraineur de l'équipe de Montréal apparait. Quelque temps auparavant, il est allé à Dallas, s'entretenir avec Jerry Vanisi, vice-président pour le football de la Ligue mondiale. Dussault est intéressé par le poste même s'il doit quitter ses élèves de l'Université Mount Allison[9].

Le 21 décembre 1990, la WLAF annonce au grand public que l'équipe de Montréal s'appellera la Machine de Montréal. Roger Doré, directeur de la promotion à la Brasserie Labatt, devient le président de l'équipe. Il est propriétaire minoritaire à raison de 10 %[10]. En attendant la venue de propriétaires locaux, l'équipe sera gérée par la ligue comme celle de Francfort. Le coût de la concession est de 11 millions de dollars américains. Le choix du nom de l'équipe et de ses couleurs ont été choisis par la ligue[11].

Saison 1991[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 1991, Une conférence de presse est tenue pour officialiser la nomination de Gordon Cahill, originaire de Gaspé, comme Directeur-gérant de la Machine de Montréal. Jacques Dussault est aussi nommé entraineur-chef de l'équipe. L'équipe d'entraineurs-adjoints comprend Joe Faragalli comme coordonnateur à l'attaque et responsable des quarts-arrières, Paul Pawlack, sera responsable des porteurs de ballon et des receveurs de passes, Jack Salavantis, s'occupera de la ligne offensive, Hank Hugues, assistera Dussault à la défensive et dirigera plus particulièrement les secondeurs et les demis[12]. Don Sutherin agira comme responsable de l'unité défensive[13].

En vue du camp d'entrainement de l'équipe, le quart-arrière québécois, Chris Flynn, a décidé de tenter sa chance avec l'équipe. Flynn a été nommé meilleur joueur universitaire au Canada de 1988 à 1990 et évoluait avec les Huskies de St.Mary's[14]. Parmi les invités spéciaux présents à la première journée du camp, notons le sprinter Bruny Surin et le comédien Deano Clavet. Le camp d'entrainement se tient à l'Université Central Florida State à Orlando en Floride[13]. Le 31 janvier 1991, Chris Flynn est devenu le premier joueur de la WLAF a paraphé un contrat avec une équipe et à devenir le premier joueur de la Machine de Montréal. Sur les reproches de plusieurs que Flynn n'aurait pas un bras pour lancer dans les ligues majeures, Dussault a cette réponse : «Ils peuvent penser ce qu'ils veulent. Moi, je sais que nous allons utiliser un ballon plus petit, que nous allons jouer sur un terrain plus petit et que les qualités de Chris nous conviennent parfaitement.»[15]. Le 10 février 1991, la WLAF a déterminé le rang des équipes en vue du repêchage des joueurs pour la formation des équipes. La Machine de Montréal hérite du premier choix de la première ronde pour les ailiers rapprochés, du deuxième choix pour les quarts-arrière, du troisième pour les joueurs de ligne offensive, du quatrième pour les demis défensifs, du cinquième pour les botteurs de précision, du sixième pour les joueurs de ligne défensive, du septième pour les secondeurs, du huitième choix pour les botteurs de dégagement, du neuvième pour les ailiers espacés et du dixième pour les demis offensifs[16]. Au repêchage, le 14 février, la Machine repêche comme premier joueur le bloqueur Jeff Novak. Le type de joueurs désirés par l'équipe sont des joueurs de caractère. Dans le cadre du concept de joueurs "projet découverte", La Machine a décidé de placé les noms du quart-arrière Chris Flynn, le demi de sûreté Hency Charles, le porteur de ballon Jamie Gray en provenance de l'Université Mount Allison et du botteur Steve Kasawski[17]. Parmi les autres joueurs repêchés, il y a Bob Kula, les gardes Kevin Lightner et Michael Harris[17]. Du côtés des demis et centres-arrières, l'équipe de Jacques Dussault a jeté son dévolu sur Bobby Joe Edmonds des Seahawks de Seattle, Elroy Harris, Broderick Sargent en provenance des Cowboys de Dallas, Darryl Harris, Ricky Johnson. Du côté des botteurs, la machine sélectionne Bjorn Nittmo en provenance des Chiefs de Kansas City. Il avait fait la manchette pour avoir été invité à quelques occasions à l'émission de David Letterman[18]. Du côté des quarts-arrières, la Machine sélectionne Kevin Sweeney des Cowboys de Dallas comme quart partant. En deuxième choix, l'équipe d'entraineurs sélectionne Mike Johnson. En troisième choix, Todd Santos et en quatrième Michael Proctor. Du côté des receveurs de passes, Mike Cadore est choisi et est en provenance des Argonauts de Toronto. Les autres receveurs de passes sont Willie Snead, Byron Franklin, Mike Ford, Todd White, Rich Estell, Gary Couch et Leslie Duncan. Pour les ailiers rapprochés, au premier rang, Keith Jennings est choisi. K.D. Dunn et Willians Harris sont les autres choix[19]. Pour continuer le repêchage, Ray Savage est repêché par la Machine comme secondeur intérieur[20] ainsi que Dan Murray et George Little comme ailier défensif[21].

Pendant ce temps, du côté administratif, Roger Doré achète la Machine de Montréal, le 22 février 1991 pour la somme de 11 millions de dollars américains. Il doit verser un million de dollars américains pour l'année 1991 et 500 000 pour chaque année pour les 20 prochaines années[22]. Doré est un ancien journaliste sportif ayant couvert les Nordiques de Québec et les Remparts de Québec et il a été agent de presse pour l'Hippodrome de Québec[23]. Du côté des secondeurs, la Machine repêchent Derrick Little, Dan Murray, Greg Gilbert[24]. Le camp d'entrainement de la Machine a lieu sur le campus de l'Université Central Florida à Orlando. 71 joueurs se présentent à Jacques Dussault[25]. Durant le camp, la Machine dispute un match simulé hors-concours contre le Thunder d'Orlando le 12 mars 1991 au stade Citrus Florida Bowl. La Machine annule le match 31-31[26].

Le 18 mars 1991 a lieu une rencontre de presse au Stade Olympique pour présenter les joueurs qui feront partie de son alignement. de ces joueurs il y a, entre autres, Jeff Novak, Dave DesRochers, K.D. Dunn, le receveur de passes Willie Head, le porteur de ballons Darryl Harris, le demi de coin Richard Shelton, le demi de sûreté Tyron Jones[27]. Le 20 mars 1991, une conférence téléphonique est tenue par Mike Lynn président de la WLAF avec les journalistes de Montréal. Dans son intervention, il indique que Montréal ne sera pas considéré advenant une expansion de la LNF parmi les villes de la WLAF. Le ton convaincu de Lynn tranche avec le discours mi-figue mi-raisin de Dan Rooney, le président du comité d'expansion de la NFL, lors de sa visite à Montréal en août dernier. Rooney avait répondu évasivement aux questions, sans fermer complètement la porte aux chances de Montréal d'obtenir un jour une concession dans le grand circuit[28].

Le 22 mars 1991, la Machine dispute son premier match de son histoire contre le Fire de Birmingham en Alabama. L'équipe de Jacques Dussault remporte ce match historique 20-5 grâce à son unité défensive ainsi que par le porteur de ballon Elroy Harris. Point négatif, l'indiscipline et les pénalités trop nombreuses, dont deux fois pour rudesse, ont failli coulé la Machine. La partie est particulière car ils affrontent Chan Gailey, un ex-entraineur dans la LNF ayant participé à plusieurs Super Bowl et la partie se déroule au stade Legion Field, un stade légendaire dans le sud des États-Unis[29]. De plus, à la mi-temps de la partie, un spectacle du légendaire Jerry Lee Lewis a lieu au centre du terrain[30]. Le 24 mars 1991, a lieu la première présentation officielle des joueurs de l'édition 1991 de la Machine. Cette présentation a lieu à Montréal au Complexe Desjardins[31]. Le 25 mars 1991, l'engouement pour l'équipe est telle, face au premier match à domicile, que plus de 2500 billets ont été vendus en une seule journée[32].

Le premier match à Montréal a lieu le 1er avril 1991 contre les Dragons de Barcelone. Une controverse survient avant cette partie historique. Après chaque match, les équipes doivent faire parvenir un film détaillé à leurs futurs rivaux. Ce qu'ont fait les responsables de la Machine, ce qu'ont omis de faire ceux des Dragons. Ces films constituent un instrument de travail indispensable pour la préparation de son équipe. Les Dragons ont reçu une amende de la ligue mais les entraineurs de la Machine doivent travailler sans filet. 53 500 billets ont été vendus pour cette partie au Stade Olympique. Les cérémonies d'ouverture mettent en relief l'esprit olympique des villes de Montréal et de Barcelone par un hommage aux olympiens Nadia Comăneci, Gaétan Boucher et aux espoirs pour le Canada aux Jeux olympiques d'été de 1992. Les hymnes nationaux et le spectacle de la mi-temps a été confié au trompettiste de Montréal Maynard Ferguson et son Big Bop Band mais l'hymne national canadien a été copieusement hué[33]. La Machine perd ce match 31-10. L'équipe de Jacques Dussault prend les devants 3-0 sur un botté de Bjorn Nittmo suivi d'un plongeon de Broderick Sargent pour amener l'équipe à une avance de 10-0. Par la suite, les Dragons ont effectué trois touchés de suite. Selon Dussault : " À certain moments, chacune de nos unités s'est mise à mal jouer. Et puis tous le monde en même temps..."[34]. Dans la chronique hebdomadaire de Jacques Dussault, publié dans le journal La Presse, il mentionne que l'absence de films des Dragons a considérablement perturbé leur plan de match mais qu'ils sont perdus contre une grande équipe qui était mailleur que La Machine pour cette semaine-là[35]. Après ces deux parties, l'équipe travaille sur deux problèmes précis en vue du prochain match : la couverture de zone et la pression sur le quart[36]. Le 3 avril 1991, a lieu à New York une réunion des propriétaires des équipes de la Ligue Mondiale. Roger Doré en revient avec la confirmation que Montréal est en lice comme candidature pour la présentation du World Bowl 1992 se tenant dans une ville du circuit de la ligue mondiale comme le Super Bowl de la Ligue nationale de football. Montréal a eu le record d'assistance pour le match d'ouverture d'une équipe locale de la Ligue Mondiale[37].

Le troisième match de la Machine a lieu au Stade Olympique, le 8 avril 1991, devant la moitié moins de spectateurs qu'au match inaugural soit 27 766. L'équipe de Jacques Dussault remporte la partie 23-10 contre le Fire de Birmingham grâce, notamment, au jeu d'Elroy Harris[38]. Le quatrième match a lieu au Stade Olympique contre le Fire de Birmingham où l'équipe de Montréal se fait lessivé au compte de 44-0. À la mi-temps, le compte est de 34-0 pour l'équipe de l'Alabama. Fait à noter, les dirigeants de la Machine décident de ne pas faire jouer les hymnes nationaux face à la réaction contre l'hymne national canadien au premier match à domicile[39]. Bien des réactions surviennent face à cette incident[40]. Le 17 avril, deux joueurs talenteux de la Machine sont congédiés soit l'ailier rapproché Keith Jennings et le demi Elroy Harris. Sur cette décision, Dussault explique que les joueurs individuellement ne peuvent pas être plus important que leurs coéquipiers et les entraineurs de la Machine trouvaient que ces joueurs se trouvaient des raisons pour ne rien faire avec les membres de cette équipe. Harris avait déjà été libéré à deux reprises par d'autres équipes pour des motifs non-sportif. Pour les remplacer, deux joueurs envoyés par la ligue soit l'ailier Steve Fumi et comme flanqueur, Gary Cooper[41].

Avant la première partie de la Machine en Europe qui a lieu le 20 avril 1991 contre les Monarchs de Londres au Stade Wembley, une première crise secoue l'équipe. L'équipe d'entraineurs passa à un cheveu de démissionner en bloc en solidarité avec la personne concernée. L'origine du problème survient d'un malentendu survenu entre le président de l'équipe Roger Doré et le directeur-général de la Machine, Gordon Cahill. Doré a accusé Cahill et Jacques Dussault d'avoir pris une décision injustifiée lors du congédiement d'Elroy Harris. Doré aurait promptement exprimé qu'il mettait en doute leur jugement. Selon l'évènement, Cahill aurait remis sa démission et Jacques Dussault et les adjoints de ce dernier auraient affirmé leur intention de le suivre si Cahill serait démis de son poste. Roger Doré explique qu'un manque de communication et un manque de connaissance de sa part sur certaines facettes de la composition d'une équipe de football auraient causé le malentendu. Après de vives discussions, le tout est de nouveau entrer dans l'ordre avec les aveux de Doré sur ses torts dans cette histoire : "Le métier de président d'une équipe de football, ça s'apprend"[42]. Pour cette partie, Dussault choisit Michael Proctor comme quart-arrière partant en remplacement de Kevin Sweeney[43]. La Machine perd ce match 45-7. Après ce match Dussault décide de s'occuper de l'attaque à la place de Joe Farragalli qui est rediriger vers les hauteurs des stades pour transmettre ses recommandations. Dussault, depuis le début de la saison s'occupait prioritairement de la ligne défensive et des unités spéciales a délaisser les unités défensives pour remettre cet aspect à Gary Hughes.

Le 2 mai 1991, la direction de la Machine lance une campagne de marketing et de publicité auprès de ses partisans pour permettre à leur organisation de remporter la présentation du match de championnat de la finale du World Bowl pour l'édition de 1992. L'"Opération World Bowl 1992" comprend : une soirée au cours de laquelle les amateurs de football seront invités à rencontrer l'entraîneur Jacques Dussault et les joueurs de La Machine pour l'analyse du match de samedi contre le Surge de Sacramento, - le samedi le 11 mai 1991, la Machine organise une grande journée «porte ouverte» à l'intention des amateurs de football. Toute la population est invitée à assister à l'entraînement de l'équipe. Les 10 000 premiers jeunes à se présenter au Stade recevront une casquette aux couleurs de l'équipe. Ceux qui auront revêtu leur équipement de football pourront même prendre part aux 30 premières minutes de l'entraînement. Tous ceux qui profiteront de cette journée «porte ouverte» se verront remettre une carte postale, pré-affranchie et adressée à Mike Lynch, président de la ligue Mondiale. Cette carte comporte un message appuyant la candidature de Montréal pour la présentation du match de championnat de 1992, le 13 mai 1991, les Skyhawks de Raleigh-Durham seront les visiteurs et Lynch assistera au match. D'autres cartes postales seront en circulation et les spectateurs seront invités à manifester leur appui. Les 20 000 premiers arivés recevront un livre des règlements du football américain. De plus, un spectateur chanceux méritera un voyage pour quatre personnes au World Bowl de Londres de juin 1991[44]. À cette même période, le joueur défensif Jerry Leggett est congédié par l'équipe et est remplacé par le plaqueur défensif George Little[44]. La troisième victoire de la Machine survient au septième match de la saison contre le Surge à Sacremento au compte de 26-23. À cinq secondes de la fin du temps supplémentaire, le botteur Bjorn Nittmo a réussi un court placement. Après 7 rencontres et 3 parties au Stade, on apprend, le 9 mai 1991, que la machine a la meilleure moyenne d'assistance des équipes de la WLAF avec 38 400 spectateurs[45]. Pour pallier la perte de son quart-arrière blessé à la tête, Kevin Sweeney, la Machine embauche le quart Ben Brown. Brown avait disputé sept parties avec les Eagles de Philadelphie en 1989 en plus d'embaucher un nouveau receveur éloigné, Steve Williams[46]. Le 11 mai 1991, a lieu la journée portes ouvertes pour la visite des installations de la Machine où les gens pouvaient se faire photographier avec, entre autres, le quart-arrière Michael Proctor[47]. La Machine remporte le match du 13 mai 1991 par la marque de 15 à 6 contre les SkyHawks de Raleigh-Durham devant 20 123 spectateurs au Stade Olympique de Montréal. Par ce gain, la Machine rejoint les Knights de New York au premier rang de la Division Est de l'Amérique du Nord. L'équipe remporte le match grâce aux unités spéciales et aux botteurs [48]. À ce match, assiste, le président de la Ligue mondiale de football américain, Mike Lynn et la ligue débute la distribution d'un guide pour les spectateurs pour en apprendre davantage sur les rudiments du football américain. Malheureusement, certaines lacunes dans la traduction à la version française sont présentes[49]. Le 19 mai, la Machine perde 27-10 contre les Riders de San Antonio. Le quart-arrière Mike Johnson de San Antonio a complété 12 de ses 24 passes pour un total de 200 verges. Il a lancé une passe de touché en plus de gagner 62 verges en cinq courses. Du côté des porteurs de ballons, Ricky Blake, le meilleur de la ligue, a gagné 35 verges en 15 courses et il a marqué deux touchés. Blake totalise 533 verges par la course cette saison[50]. Dans son billet publié le 25 mai 1991 dans le journal La Presse , Jacques Dussault exprime l'ambiance dans son équipe et dans la ligue. Il explique qu'il a congédié trois joueurs dont un pour améliorer l'équipe et les deux autres pour assainir l'atmosphère dans le vestiaire.

Espérant toujours faire les séries malgré une fiche de 4 victoires et 5 défaites, l'espoir se termine le 25 mai au soir avec la victoire de 38-9 des Knights de New York-New Jersey contre les Riders de San Antonio éliminant les chances de la Machine d'être du rendez-vous printanier. Le dernier match de la saison au Stade Olympique sera pour la forme et en reconnaissance pour les partisans[51]. L'équipe de Jacques Dussault s'incline 33-27, en prolongation, contre le Thunder d'Orlando. Dans un match électrisant, l'équipe est revenu de l'arrière au quatrième quart pour aller en prolongation. Avec une avance de 20-9 pour le Thunder, la Machine revient dans le match avec un touché de Steve Fumi et une transformation de Darryl Harris. Le pointage est 20-17 pour Orlando avec 3 minutes et 30 secondes à faire au match. Avec moins de deux minutes à faire, un touché de Darryl Harris et la Machine prend les devants 24-20. Malgré cela, l'équipe s'incline en prolongation. La première saison de la Machine de Montréal se termine[52].

Dans le cadre de la présentation du premier World Bowl de la WLAF, qui a lieu le 9 juin 1991, le propriétaire et président Roger Doré se déplace à Londres pour tenter d'obtenir officiellement le World Bowl de 1992 à Montréal. Il doit aller faire une présentation de sa candidature et des installations face aux autres propriétaires de la ligue ainsi que les dirigeants de la WLAF. Pour l'aider dans la promotion de Montréal, il y a dans la délégation de la métropole le président de l'Office des Congrès de Montréal, M. Charles Lapointe, le président et le vice-président de la Régie des installations olympiques, M. Pierre Bibeau et M. Jean-Pierre Payette, ainsi que de Gordon Cahill, son directeur général et Pierre Villeneuve, son responsable du marketing[53]. Le 7 juin 1991, le receveur éloigné Gary Cooper est dans un coma occasionnel après un accident d'automobile survenu dans la dernière semaine où il aurait tué les occupants d'une voiture qu'il a heurté[54].

Durant la saison morte de la ligue, l'équipe a déjà perdu plusieurs joueurs parmi les plus importants à des équipes de la NFL. Les botteurs Chris Morh et Bjorn Nittmo ont conclu des ententes avec les Bills de Buffalo. Le demi de coin Steve Lofton a signé avec les Cards de Phoenix. Le garde Bob Kula a fait de même avec les Steelers de Pittsburgh, alors qu'aux dernières nouvelles, Richard Shelton négociait avec l'équipe de Chuck Noll. Les Browns de Cleveland ont mis le grappin sur Michael Proctor, quart, et K.D. Dunn, ailier rapproché, deux joueurs qui constituaient un excellent duo en fin de saison[55]. En juin est annoncé les résultats sur les moyennes des assistances des équipes, la Machine se classe deuxième des équipes de la WLAF avec une moyenne de plus de 31 000 spectateurs pour ses matchs à domicile[56]. Le 2 juillet 1991, la Machine annonce que le contrat du directeur-général, Gordon Cahill, n'est pas renouvelé en vue de la prochaine saison[57]. Le 23 octobre, les représentants de la Ligue nationale de football vote en faveur de la continuité de la WLAF pour une durée de trois saisons dès la saison 1992[58]. Le 20 décembre est confirmée que le World Bowl de 1992 de la WLAF aura lieu au Stade olympique de Montréal. La partie a lieu le 6 juin 1992[59].

Saison 1992[modifier | modifier le code]

En vue de la préparation de la deuxième saison, le 09 janvier 1992, Les dirigeants de La Machine ont remis une liste de 26 joueurs protégés aux autorités de la ligue Mondiale de football, mercredi. Six membres de la dernière formation ont donc été libérés. Il s'agit du joueur de ligne O'Neill Gilbert , du secondeur Harry Walls , des receveurs éloignés Mike Cadore et Willie Snead , de l'ailier rapproché Steve Fumi et du quart Davis Dacus[60]. Pour la deuxième repêchage tenu les 4 et 5 février 1992, la Machine repêche au troisième rang général. Le 26 janvier 1992 a lieu le Super Bowl XXVI entre les Bills de Buffalo et les Redskins de Washington. Parmi les joueurs de l'équipe de Buffalo, il y a le joueur de la Machine, Chris Mohr. Ce dernier ne reviendra pas dans la WLAF pour demeurer dans la NFL[61]. Pour cette deuxième saison, de nouveaux entraineurs se greffent à l'équipe : Joe Clark devient le coordonnateur à l'attaque, Mark McHale devient l'entraineur de la ligne défensive, Hank Hughes qui était coordonnateur défensif s'occupera aussi des secondeurs de ligne, Scott Lustig devient entraineur de la ligne défensive et des unités spéciales[62]. Un nouveau directeur-général est nommé pour l'équipe, il s'agit de Chet Franklin[63].

En vue de la nouvelle saison, une nouvelle entente survient de la part de la NFL permettant à des équipes de ce circuit de parrainer les équipes de la WLAF. La Machine est parrainé par quatre équipes de l'est des États-Unis soit les Bills de Buffalo, les Bears de Chicago, les Steelers de Pittsburgh et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui fourniront quelques joueurs à l'équipe[64]. Au repêchage de 1992, l'équipe de Montréal choisit en premier choix l'ailier défensif Emanuel King appartenant aux Raiders de Los Angeles[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Associated Press, « Montréal, Milan... la nouvelle ligue Mondiale de football pourrait démarrer au printemps prochain », La Presse,‎ , p.13.
  2. Martin Vallières, « Jacques Francoeur et ses associés rêvent de football américain à Montréal dès 91 », Les Affaires,‎ , p.22.
  3. Robert Duguay, « La NFL promet une équipe à Montréal : Montréal est aussi assurée de faire partie de la WLAF », La Presse,‎ , p.a1.
  4. Philippe Cantin, « Le football professionnel à Montréal : la ligue mondiale révolutionnera le sport : la ligue paiera le salaire des joueurs des 12 équipes, dont celle de Montréal », La Presse,‎ , p.9.
  5. Michel Marois, « [Une équipe de football à Montréal] : où est la vérité », La Presse,‎ , p.c1.
  6. Philippe Cantin, « Montréal aurait trouvé son messie : le retour du football professionnel se jouerait aujourd'hui », La Presse,‎ , p.5.
  7. Associated Press, « Montréal et la WFL: confirmation pour mars », La Presse,‎ , p.4.
  8. Ronald King, « Confirmation d'ici une dizaine de jours; Bailey, de la LMFA: «Nous avons un propriétaire pour l'équipe de Montréal» », La Presse,‎ , p.9.
  9. Robert Duguay, « Ligue Mondiale: Vainisi et Dussault ont discuté; «Ce sont des gens sérieux...» », La Presse,‎ , p.6.
  10. Réjean Tremblay, « Roger Doré : un homme dominé par la passion », La Presse,‎ , p.s10.
  11. Robert Duguay, « La Machine est en marche: Roger Doré devient président de la concession montréalaise de la WLAF », La Presse,‎ , p.H2.
  12. Robert Duguay, « Faragalli sera chargé de huiler la Machine », La Presse,‎ , p.s7.
  13. a et b Robert Duguay, « Quarante appelés, seulement quatre élus : Bruny Surin a répondu aux critères sans ne rien briser: 4,55 secondes sur 40 verges », La Presse,‎ , p.s7.
  14. Presse Canadienne, « Flynn prendra part au camp de La Machine », La Presse,‎ , p.h2.
  15. Robert Duguay, « «Il possède d'exceptionnelles qualités de leader» : Dussault accueille officiellement Chris Flynn au sein de la Machine », La Presse,‎ , p.s9.
  16. Presse Canadienne, « La Machine choisira les premiers ailiers rapprochés », La Presse,‎ , p.s9.
  17. a et b s i, « La Machine a repêché 11 colosses », La Presse,‎ , p.s7.
  18. Robert Duguay, « Du mauvais temps et de vilains jeux de coulisses : une dure journée pour Jacques Dussault et la Machine à Orlando », La Presse,‎ , p.s13.
  19. Presse Canadienne, « Pour embrayer la Machine, Sweeney ? », La Presse,‎ , p.s7.
  20. Robert Duguay, « Le choix de Savage provoque des ho! et des ha! : Un joueur de ligne sur lequel la Machine compte beaucoup et qui avait des explications à fournir », La Presse,‎ , p.s6.
  21. Robert Duguay, « Deux cogneurs pour appuyer Savage : Little est polyvalent et Murray, un spécialiste du «hit and run» », La Presse,‎ , p.H5.
  22. Michel Marois, « Le président devient proprio : Roger Doré achète la Machine pour 11 millions US », La Presse,‎ , p.H5.
  23. Michel Marois, « La personnalité de la semaine : cet expert du marketing a attiré 53 238 spectateurs au Stade pour le premier match de sa machine », La Presse,‎ , p.B3.
  24. Robert Duguay, « «On base notre jugement sur ce qu'on a vu aux tests» : La Machine en saura plus long dans trois mois », La Presse,‎ , p.H4.
  25. Robert Duguay, « Les deux objectifs de Sweeney: «gagner, mais m'amuser aussi» », La Presse,‎ , p.s7.
  26. s. i., « La Machine 31, Orlando 31 », La Presse,‎ , p.s15.
  27. Robert Duguay, « Une attaque solide, des carences en défensive : Dussault s'enthousiasme en parlant de Novak, DesRochers, Dunn, Snead, Harris, Shelton, Jones... », La Presse,‎ , p.s4.
  28. Philippe Cantin, « «Je me suis demandée s'ils étaient devenus fous» : Myriam Bédard raconte ses démêlés avec les bonzes de Biathlon-Canada », La Presse,‎ , p.s5.
  29. Jacques Dussault, « Un Québécois à Legion Field », La Presse,‎ , p.s5.
  30. Réjean Tremblay, « Une drôle de situation pour Marcel Aubut! : L'affaire Lindros passe avant tout par celle du nouveau Colisée », La Presse,‎ , p.s5.
  31. Paul-Henri Talbot, « Tout un accueil », La Presse,‎ , p.s1.
  32. Yves Létourneau, « La MachineB: c'est parti ...et de belle façon : l'accueil des Montréalais, lundi, a permis d'éviter la catastrophe », La Presse,‎ , p.s13.
  33. Robert Duguay, « La Machine jouera presque à l'aveuglette : Les Dragons se font cachottiers », La Presse,‎ , p.H6.
  34. Robert Duguay, « Une bonne volée à tous les niveaux : à 31-10 Barcelone,des huées...et le retour à la maison », La Presse,‎ , p.s3.
  35. Jacques Dussault, « La vie est belle... quand même », La Presse,‎ , p.s9.
  36. Robert Duguay, « Richard Shelton n'a rien à se reprocher », La Presse,‎ , p.s8.
  37. SI, « Montréal en lice pour le World Bowl 92 : Montréal est l'une des trois villes officiellement en lice pour la présentation du World Bowl 92 », La Presse,‎ , p.s2.
  38. Robert Duguay, « On a gagné... sans attaque! : la Machine l'emporte 23-10 devant 27766 spectateurs », La Presse,‎ , p.s7.
  39. Robert Duguay, « Un citron, la Machine? : les Knights de New York triomphent 44-0 devant 34821 spectateurs un peu abasourdis », La Presse,‎ , p.s13.
  40. Réjean Tremblay, « Nous, troupeau beuglant », La Presse,‎ , p.s5.
  41. Robert Duguay, « Dussault:«Personne n'est plus important que ses coéquipiers» : l'entraîneur de la Machine explique les départs de Jennings et Harris », La Presse,‎ , p.s12.
  42. Robert Duguay, « La crise fait place à des promesses d'amitié éternelle : Doré : "Le métier de président d'une équipe de football, ça s'apprend" », La Presse,‎ , p.H6.
  43. si, « Le climat s'assombrit au sein de la Machine », La Presse,‎ , p.s2.
  44. a et b si, « La campagne World Bowl 92 a commencé chez la Machine », La Presse,‎ , p.s15.
  45. Presse Canadienne, « WLAF : deux nouvelles concessions dès l'an prochain », La Presse,‎ , p.s7.
  46. François Béliveau, « Nouveau quart, nouveau receveur », La Presse,‎ , p.s9.
  47. « Chez la Machine », La Presse,‎ , p.s13.
  48. Robert Duguay, « Par moments, on aurait préférés être ailleurs... : la Machine remporte 15-6 un match pas très sérieux et accède au premier rang », La Presse,‎ , p.s3.
  49. Robert Duguay, « "Nous sommes très satisfaits" : le président Lynn voit l'avenir de la LMFA en rose », La Presse,‎ , p.s2.
  50. « La Machine respire », La Presse,‎ , p.s9.
  51. « La Machine... pour l'honneur », La Presse,‎ , p.s8.
  52. Robert Duguay, « Un effort méritoire : la Machine s'incline 33-27 en prolongation », La Presse,‎ , p.s7.
  53. Yves Létourneau, « La mission de Doré : le World Bowl 1992 », La Presse,‎ , p.s14.
  54. « En Bref », La Presse,‎ , p.s15.
  55. Yves Létourneau, « Déjà découragé, Tom ? », La Presse,‎ , p.s5.
  56. Yves Létourneau, « Remplir l'écran ou le Stade ? », La Presse,‎ , p.s7.
  57. Presse Canadienne, « Gordon Cahill congédié », La Presse,‎ , p.s2.
  58. si, « La survie de la ligue mondiale est assurée pour trois ans », La Presse,‎ , p.s2.
  59. Philippe Cantin, « L'impact du World Bowl est important : la rencontre est télévisée partout en Amérique et dans plusieurs pays de l'Europe de l'ouest », La Presse,‎ , p.s10.
  60. si, « Abramowicz chez les Bears », La Presse,‎ , p.s7.
  61. si, « Mohr au Super Bowl », La Presse,‎ , p.G5.
  62. Presse Canadienne, « 4 nouveaux entraineurs pour la Machine », La Presse,‎ , p.s5.
  63. si, « La Machine aurait choisit son dg », La Presse,‎ , p.s11.
  64. Presse Canadienne, « Chet Franklin nommé DG de la Machine », La Presse,‎ , p.s7.
  65. Presse Canadienne, « Le sport en bref », La Presse,‎ , p.s6.