M1 (métro)

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Rame à l'inauguration (station Bastille).

Les motrices M 1, MM 1 et les remorques du même type constituent le premier matériel roulant du métro parisien de 1900 à 1931, dont la caisse était fabriquée en bois.

Les motrices d'origine[modifier | modifier le code]

Il s'agit de voitures courtes (8 m de long) à deux essieux équipées d'un système Thomson ou Westinghouse ne permettant pas la marche en unités multiples. De ce fait, une rame à quatre voitures dont une motrice n'occupait que la moitié des stations.

Les motrices à deux loges[modifier | modifier le code]

Motrice MM 1 à deux loges de conduite au musée des transports urbains.

Il existait des motrices à deux loges destinées aux ébauches des lignes 2 et 6 (numéros actuels) mises en service fin 1900. Arrivées au terminus, les motrices réversibles changeaient de bout comme les tramways de l'époque.

Les Thomson-Double[modifier | modifier le code]

En 1901 et 1902, les nouvelles séries 100 et 200 sont équipées du système Thomson-double qui permet de faire fonctionner deux motrices en unité multiple (trains de huit voitures). Ce système a l'inconvénient de fonctionner entièrement sous haute tension (600 V) et la puissance des motrices est juste suffisante. En cas d'incident, le déplacement d'une rame avariée est problématique.

Tous ces défauts sont à l'origine de l'accident de métro du 10 août 1903 à la station Couronnes qui provoque la mort de 84 personnes par asphyxie consécutive à un incendie. Douze voitures sont détruites.

La fin des motrices à essieux[modifier | modifier le code]

Comme deux motrices à bogies 301 et 302 étaient en cours d'essai en 1903, il est décidé de transformer toutes les motrices à essieux M1, 100 et 200 en motrices à bogies. En fait, on ne garde d'origine que les moteurs, les équipements TH-d et les portes. Cette opération est terminée en 1906. Il ne reste que les petites motrices à deux loges MM1 affectées jusqu'en 1950 aux trains de travaux puis démolies.

Les remorques à essieux[modifier | modifier le code]

Le parc comprenait de nombreuses remorques à deux essieux construites de 1900 à 1903. Après l'incendie du métro Couronnes, le nombre de remorques par train est réduit. Les châssis sont transformés en wagons plats pour le service de la voie tandis que les caisses prennent place sur les nouvelles motrices 300. Les remorques subsistantes ne circulent plus que sur les lignes 2, 5 et 6 après 1914. Les dernières sont retirées après 1931.

La rame historique de la RATP[modifier | modifier le code]

La rame historique à caisses en bois est composée de trois voitures à essieux. L'une, reconstituée par l'AMTUIR dans son état de 1903, est la remorque B161, incendiée à Couronnes. Son châssis a été récupéré après un siècle de service en tant que wagon plat dans les trains de travaux ; sa caisse provient d'une motrice 300, elle aussi convertie comme motrice de trains de travaux. Les deux autres sont la motrice M1 et la remorque de 1re classe A1 dans leur état de 1900, reconstruites par la RATP pour le centenaire du réseau. Cette rame non motorisée participe à des expositions.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Robert, Notre métro, éd. Jean Robert, 1983, 512 p.
  • Le Patrimoine de la RATP, éditions Flohic, 1996, 400 p.
  • Gaston Jacobs, Le Métro de Paris : un siècle de matériel roulant, éditions la Vie du Rail, 2001.
  • Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor, Éditions La Vie du Rail [détail des éditions]